mercredi 14 juillet 2010

Ses images

« Ses images »
Je sais que rien ne fut si facile pour elle. J’ai bien conscience qu’elle l’a fait pour m’être agréable. Même si, peut-être, le faire le lui fut aussi, finalement. Lui avais-je réclamé des photos ? Je ne sais. Probablement pas de manière directe. Mais en tout cas elle su comprendre mon envie, et même aller au devant d’elle. La première image d’elle dont elle me fit le cadeau, c’était me semble-t-il celle des rondeurs de ses seins serties dans un petit haut noir en dentelle.

Une image en très gros plan, deux collines rondes séparées par une profonde vallée. Une image presque sage, en tout cas fort loin de la pornographie. Une belle photo, magnifiquement éclairée, la lumière illuminant un sein alors que la courbe de l’autre s’estompe dans la sombre de l’entre deux. Mais cette image partielle des seins lasse deviner la beauté de ceux-ci. La délicate bande de dentelle qui les enserre donne envie de l’écarter pour en voir plus. Mais ce qui m’a troublé le plus dans cette vue furtive, c’est le grain de la peau, parfaitement rendu. Une peau de pêche, un peu granuleuse, magnifique de ses imperfections que le rendent tellement vraie. Une peau qu’on devine soyeuse, accueillante, réceptive. Qu’on a envie de faire s’hérisser de chair de poule en la caressant d’un doigt, ou en fourrant le nez dans cette vallée du mystère. La seconde jouait aussi du dévoilement fort partiel, presque prude. Un peignoir de soie noire, s’écartant juste un peu pour laisser entrevoir une culotte de même couleur. On y découvre qu’une infime partie de la peau blanche de la cuisse. Mais on y voit aussi la main qui écarte l’étoffe pour découvrir ce qu’elle m’offrait. Et l’érotisme était peut-être plus fort dans cette main impudique que dans ce qu’elle permettait de découvrir.

Puis il y en eu d’autres, moins sages pour certaines. Elle se dévoila par petites parcelles. Les seins encore, gainés d’un soutien gorge rouge vif, comme un emballage pour un cadeau. Puis nus, serrés l’un contre l’autre dans ses bras, accentuant ainsi leur volume. Instant magique. A-t-elle choisi de dévoiler sur cette même photo ses seins somptueux et son visage, les yeux fermés, les cheveux épars, la bouche entrouverte ? Ou bien m’avait-elle déjà dévoilé ce visage, ce « regard » dans une photo où ses yeux sont plus impudiques que n’importe quelle partie de son corps qu’elle aurait affichée ? Sur une autre photo, la bouche, pulpeuse, encore un peu ouverte, offerte, invitante. Et cette image affolante, en contre-plongée, son visage à l’envers, surplombant une vue époustouflante sur ses seins étalés, exposés, offerts. Il y eut d’autres photos de sa poitrine, avant qu’elle ne m’offre son revers. Mais avant, comme un défi, comme pour lancer qu’elle ne cachait rien, cette photo en pied, debout, les yeux dans l’objectif. Une femme ronde, une femme forte, une femme aux formes pleines et confortables. Une belle femme. Qui peut être fier de ce corps qui trouble le regard de l’homme.

Enfin elle me fit le cadeau de « la »photo, celle que j’attendais, bien sur, celle qui me fit découvrir le graal : son cul. Comment rendre avec des mots cette merveille, si ce n’est en affadissant la réalité par une description déshumanisante ? Une photo à la fois impudique, et pourtant presque sage, et artistique dans sa mise en page comme dans sa mise en lumière. Un cliché en format « paysage », dont la diagonale est occupée par son corps vue de dos, de la naissance des cuisses aux cheveux. Elle est allongée sur le ventre, le haut du corps légèrement relevé par ses bras. La photo est prise en contre – plongée, le derrière est ainsi en premier plan et occupe le centre géométrique de l’image.

L’effet d’optique de la perspective amplifie ainsi ses formes, les hanches, le dos, les épaules puis la cascade des cheveux diminuent et semblent s’éloigner mais aussi se dissoudre dans un début de flou artistique, seul le derrière étant parfaitement net. Un derrière fabuleux, plein, rond, large, offert au regard. Il est couvert d’une culotte ample qui remonte plutôt haut sur des hanches mais dont déborde largement le bas des fesses. Une culotte noire, en dentelle, assez tendue sur cette lune pleine pour qu’au travers de la dentelle délicate on fasse plus que deviner la raie des fesses. On constate même qu’elle a les fesses serrées, et on se prend à espérer qu’elle les relâche pour mieux nous faire découvrir le vallon qui les sépare. La photo est prise en plan tellement rapprochée que le derrière et la naissance des cuisses occupent plus de la moitié de la surface disponible. Et surtout de si près qu’on distingue avec émotion toute la réalité presque palpable de la peau. Son camaïeu de roses, ses minuscules irrégularité qui la rende tellement vraie, tellement vivante. Une peau claire, avec les mystères des parties plus sombres, entre les fesses et aux plis entre celles-ci et les cuisses. Oh, ce Y formé par ces plis et les deux cuisses serrées ! Oh cette culotte qui disparait dans ce lieu de tous les mystères qu’on devine tiède et humide ! Oh ces cuisses pleines et larges, puissantes, solides, dont on ne découvre que le haut, juste là où elles s’épanouissent en fesses, comme sur ces antiques statues des peuplades primitives qui évoquaient la femme, la mère, la vie. Au dessus de la culotte le large dos et de nouveau l’émotion de ces deux légers plis, soulignant le passage des hanches au dos. La barre noire du soutien gorge, et le haut du dos, la nuque et l’essentiel des épaules cachés par la cascade des cheveux noirs et ondulés. La bretelle gauche du soutien gorge est un peu baissée, sur l’épaule, comme si elle avait amorcé le mouvement de la dégager pour laisser son sein s’en libérer. Alors, hagard, on fouille dans les autres photos, pour trouver celle où elle est sur le dos, seins nus, pressés l’un contre l’autre, majestueux, rebondis. Et soudain on en a la certitude, cette photo là a été prise après l’autre. Oui, j’en suis sur maintenant, comme si la la voyais le faire. D’abord elle a exposé son derrière, son postérieur, son cul, ses arrières. Puis elle a dégagé son épaule et fait sortir un sein. Elle en a senti la tension, le téton durci. Alors elle a vivement dégrafé la soutif, se soulevant sur ses avant bras pour que ses deux seins puissent s’épanouir. Elle les a soupesés, à pleines paumes. Elle a roulée sur le dos, pliant les bras comme pour maintenir en place ces deux fruits gorgés de vie et de soleil. De la main droite, elle a couvert le sein gauche, en agaçant la pointe de l’index. Elle les a serrés l’un contre l’autre, les a fait remonter jusque son cou. En exagérant la masse. Les transformant en deux fabuleux ballons gonflés et tendus. Le sein droit est en premier plan. On peut y voir, courant sous la peau diaphane, les minuscules veines bleutées qui en accentuent l’opalescence. On distingue aussi la granulosité de la peau, le léger renflement de l’auréole, à peine plus foncée, et on ne peut que deviner la pointe cachée par le bras replié. On remarque aussi, émouvant, un minuscule grain de beauté, sur ce même sein, prés de la vallée qui le sépare de son frère. Avec peine, le regard s’arrache à ces merveilles et remonte plus haut, jusqu’au coni gauche de la photo. LE visage, paisible, radieux. Les yeux fermés par des paupières qu’on devine fragiles et fines sous les sourcils drus. Le ruissèlement de la chevelure, encadrant le visage et couvrant les épaules. Et la bouche, sensuelle, carmin, entrouverte, laissant voir deux dents blanches entre les lèvres pulpeuses et charnues. Une bouche sur laquelle on voudrait écraser la sienne. Une bouche faite pour embrasser. Pour sucer. Et on se prend à hésiter. Où mettrai-je ma queue d’abord ?

Entre ses seins, havre doux, soyeux, accueillant, écrin de rêve pour y glisser une bite dure et ardente, ou entre ses lèvres, dans cette bouche qu’on devine tiède, parfumée, goulue ? Ou ferai-je jaillir mon plaisir qui s’accroit jusqu’à en être douloureux rien qu’à voir ses images ? Est-ce que je choisirais de jouir entre ses seins, de les couvrir de cette crème tiède et onctueuse qui s’étalera sur eux comme une marque de nos plaisirs croisés ? Elle pourrait alors étaler elle-même cette matière chaude sur ses seins comme une crème bienfaisante. Se repaître de sa chaleur, de sa douceur, de sa fragrance. Peut-être s’en enduirait-elle les tétons, pour le plaisir de les sentir se dresser encore plus fièrement au contact de cette potion doucereuse. Et surtout, elle pourrait alors laisser sécher sur sa peau cette marque insolente de mon plaisir et de sa puissance érotique. Ainsi, des heures plus tard, resteraient sur sa peau ces tracés presque imperceptibles, comme celles que laissent les escargots sur un sol après la pluie. Et resterait surtout cette odeur d’homme excitée dont elle s’emplirait les narines pour se remémorer cet instant où le sperme est venu décorer ses seins somptueux.
Ou bien est-ce que mon choix se portera sur l’invasion sauvage par ma bitte tendue de cette bouche qui semble l’appeler ? Je sais alors qu’il ne faudra guère que quelques mouvements brutaux de ma queue s’enfonçant dans cette gorge chaude, écartant brutalement les lèvres, distordant la mâchoire, pour que cette bouche vermeille devienne le réceptacle de la liqueur de mon plaisir. Le bas ventre collé à sa bouche, je laisserais celle – ci s’emplir de mon jus épais, jusqu’à en déborder en coullades à la commissure de ses lèvres, et jusqu’à la faire déglutir pour me boire. Mais avant de faire ce choix, avant d’imaginer comment cette femme en majesté me ferait jouir, il reste une question essentielle, vitale : sur cette photos de face, seins pressés, bouche ouverte, a-t-elle ou non retiré sa culotte ?

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