vendredi 21 janvier 2022

Petit mari

Alain Éloge 

 Le petit mari 


 Chapitre premier A la fessée ce soir 

 « Au coin » 

Bien qu’il lui arrivât de se considérer comme quelque peu féru de psychologie, il était bien obligé d’en convenir : il était bien incapable de s’expliquer le mécanisme qui l’avait amené à cette situation pour le moins paradoxale. Pour tous, il était le professeur, l’homme installé dans la vie, l’adulte estimé de ses collègues, considéré par tous comme un homme sérieux sinon parfois austère. Il apparaissait aux connaissances de son couple comme un mari attentif, respecté par son épouse et peut-être même un peu autoritaire. Et pourtant il était là,debout, le nez collé au mur, le derrière nu, le pantalon et le slip aux chevilles. Il était, selon l’expression que tous auraient considérée comme enfantine, « mis au coin ». Il venait de prendre une fessée ; la couleur cramoisie de ses fesses ne pouvait du reste laisser le moindre doute à cet égard. Cette raclée qui lui laissait le postérieur endolori et brûlant cette fessée qui lui faisait monter les larmes au bord des yeux, c’était son épouse qui venait de la lui coller. 

 En pyjama ! 

Pour lui, ce n’était certes pas une première. Des fessées, il en recevait régulièrement, et depuis fort longtemps. A la vérité, il se passait rarement une semaine sans qu’il n’entende son épouse lancer l’injonction devenue en quelque sorte coutumière: « Dans cinq minutes en pyjama ! » Aller « mettre son pyjama » c’était l’annonce de la fessée. Il le savait,il l’admettait comme une évidence, une règle intangible et indiscutable. Elle n’avait pas besoin d’en dire plus. Encore moins de justifier sa décision. Il savait que, si elle le décidait, elle énoncerait les raisons de la punition avant de l’appliquer. Mais qu’il pouvait aussi lui arriver de lui coller sa fessée sans un mot pour la motiver. Sans barguigner, il se dépêchait de monter dans leur chambre, de revêtir ce fameux pyjama, puis d’aller se mettre de lui même face au mur, les mains sur la tête, en attendant sans broncher que son épouse le rejoigne. Aussi habitué qu’il fût à ce qui, au fil du temps, était devenu un rituel immuable, il ne pouvait s’empêcher de ressentir un frisson au creux des reins quand il entendait son pas dans l’escalier. Sans la voir, il savait qu’elle aurait ce sourire carnassier qu’il connaissait bien en le découvrant ainsi, attendant sans broncher qu’elle se décide à lui intimer l’ordre qu’il attendait et redoutait à la fois : 

En place ! 

« Viens te mettre en place, mon petit mari, c’est l’heure de ta fessée » Quand il se retournait, il la découvrait le plus souvent assise sur le coin du lit. Bien que se fût en fait inutile, tant le scénario était prévisible, elle lui montrait ses cuisses du doigt. . C’était, selon l’expression de sa femme « sa place ». Il s’empressait de s’installer comme il savait devoir le faire, bien conscient que tout retard, toute hésitation, lui vaudrait une raclée plus sévère. Parfois, avant qu’il ne s’allonge, il lui était ordonné : « Tu baisses ta culotte ! » Le mot aussi faisait partie de leur vocabulaire spécifique. Pas « le pantalon », mais bien « la culotte ». Que ce soit du reste celle du pyjama ou, en d’autres circonstances, le pantalon et le slip. D’autres fois, elle l’arrêtait d’un geste avant qu’il ne s’installe, et elle faisait elle-même descendre le pantalon de pyjama pour lui mettre – elle aimait cette expression – « la lune à l’air ». Ou encore, elle ne procédait au déculottage qu’alors qu’il était déjà « en position ». Mais quel que soit le choix de l’épouse, il se retrouvait immanquablement le cul nu. La fessée commençait alors. Aussi nombreuses qu’elles aient été, chaque fessée lui apparaissait comme une découverte. Claques espacées, laissant à la douleur le temps d’en quelque sorte s’étaler, se diffuser. Ou, au contraire, rafale, averse, torrent furieux de claques s’abattant en tornades, et dont le crépitement emplissait la chambre. Fessée longue, interminable, se poursuivant de longues minutes, ou fessée précipitée, tout aussi douloureuse mais ramassée, appliquée comme à la hâte. Mais toujours suivie de l’inévitable « passage au coin ». Celui-ci suivait ainsi immanquablement la fessée, comme il l’avait précédée. Mais cette fois, c’était en restant le derrière nu, permettant ainsi à l’épouse de contempler la couleur à laquelle elle avait amené le postérieur de son « petit mari ». 

La première fois 

Il est incapable de déterminer vraiment comment il est devenu ce mari puni, ce « petit mari » qui passe régulièrement au travers des genoux de sa femme. Curieusement, il ne se souvient que confusément de « la première fois ». Son épouse, elle, a un souvenir très précis de ce soir qui allait changer leur vie conjugale . Même si elle ne se souvient plus du motif de la discussion qui avait dégénéré en querelle au cours de laquelle le ton était d’autant plus monté que la raison en était insignifiante. La mauvaise foi dont il faisait preuve, et son obstination à nier l’évidence, avait amené l’épouse à lancer, dans le feu de la bisbille : « Mais tu te comportes vraiment comme un gamin ! Tu mériterais d’en prendre une ! » Benoîtement, il avait répondu : « Une quoi ? » Et la réponse avait fusé, comme une évidence : « Une bonne fessée, comme un gamin mal élevé ! » Immédiatement, elle s’était rendu compte de l’incongruité de ses mots, et elle était sur le point de s’en excuser, confuse d’avoir ainsi rabaissé son mari au rang d’un gamin que l’on envisage de punir par la plus enfantine des punitions. Mais avant qu’elle n’ait pu s’excuser, elle s’aperçut qu’au lieu de s’indigner, son mari avait baissé les yeux en bredouillant un vague : « Mais … non ...tu ne vas pas ... » Jouait-il un jeu, une sorte de rôle, ou était-il vraiment déstabilisé par la menace ? Elle n’aurait su le dire sur l’instant. Et, même si longtemps après que celle-ci ait été, maintes fois, concrétisée, elle ne sait toujours pas répondre à cette question. Pourtant, les mots lui étaient venus spontanément à la bouche : « Oh mais si que je vais mon cher ! Et tout de suite ! » A ce moment, s’il avait levé les épaules, ou s’il s’était mis à rire, les choses en seraient restées là, à une banale plaisanterie. Mais il ne fit ni l’un ni l’autre. Au contraire, il restait là, les yeux baissés, se tordant nerveusement les doigts. Calmement, comme si la chose allait de soi, elle s’était assise sur le lit, avait désigné ses cuisses de l’index et prononcé la phrase qui allait devenir rituelle :

 « Mon petit mari » 

« Allez, viens te mettre en place, mon petit mari ! » Comment cette expression lui était elle venue à l’esprit, elle ne saurait le dire. Jamais elle n’avait donné la fessée à qui que ce soit, jamais elle ne l’avait reçue elle-même, et jamais elle n’en avait vu donner. Et lui non plus. Pourtant, sans hésiter, il s’approcha d’elle et, spontanément, il s’allongea au travers des cuisses de son épouse, adoptant instinctivement la position emblématique du gamin qui va prendre une fessée. Il était alors en pyjama, prêt à se coucher, et elle-même avait déjà enfilé sa nuisette satinée qui laissait ses cuisses largement découvertes. Une fois encore, les mots lui étaient venus comme s’ils étaient naturels, banals : « La fessée, c’est cul nu, tu le sais bien, hein, mon petit mari » Lequel ne pipa mot, mais en l’occurrence elle put considérer que « qui ne dit mot consent ». Pourtant, comme s’il convenait que les choses soient bien établies, elle poursuivit : « Il faut donc le déculotter, ce vilain garçon »

 Fessé cul nu !

 En toute autre circonstance, une telle affirmation eut été ridicule, grotesque. Là, elle ne provoqua ni ricanement ni protestation de celui qui était ainsi qualifié. Elle joignit donc le geste à la parole, passant les deux index dans la ceinture du pantalon de pyjama et baissant celui-ci sous les fesses. Elle découvrit, presque attendrie, le derrière blanc, les fesses serrées, et constata qu’il était couvert de « chair de poule ». D’instinct, elle marqua un temps d’arrêt, comme pour laisser à son mari le temps de prendre conscience de sa situation : déculotté, le derrière à l’air au travers des cuisses de sa femme. Puis, comme au ralenti, elle leva bien haut la main droite et l’abattit sèchement sur la fesse droite. Elle fut presque étonnée du bruit sec qui résonna dans la chambre. Comme elle découvrit la marque bien visible de ses doigts sur l’hémisphère fustigé. Elle attendit quelques secondes, le temps de voir cette marque s’estomper, un peu comme la marque des pas sur le sable mouillé d’une plage à marée basse. Elle frappa alors l’autre fesse de la même manière. La main reprit alors son mouvement, régulier, implacable. Les fesses se serraient, dures comme de la pierre. Le bruit des claques emplissait la pièce. Elle accéléra le rythme, la main s’égarant parfois sur le haut des cuisses découvertes. Jusqu’à ce qu’il lui semblât que le postérieur se détendait, cessait de se crisper. Les premières salves avaient été reçues sans que le petit mari ne bronche ni ne laisse échapper la moindre plainte. Mais la poursuite de la fessée l’amena bientôt à gigoter, à agiter les jambes, à plier les genoux. Cependant, jamais il ne tenta ni de se relever, ni même de protéger son postérieur de ses mains. Le petit mari recevait la fessée, et ne faisait rien pour y échapper. Tout juste se mit-il à geindre et à ponctuer les claques qui tombaient comme à Gravelotte par des « aille ! » de des « ouille ! » de plus en plus plaintifs. 

 Au coin, mains sur la tête ! 

Bien entendu, elle n’avait pas conscience, alors, que cette fessée ne serait que la première d’une longue série. Pas plus qu’elle ne pouvait savoir qu’elle ne serait pas, et de loin, la plus sévère qu’elle lui flanquerait. Elle découvrait, étonnée, la couleur pourpre qu’avaient prise les fesses. Jamais elle n’aurait imaginé qu’un derrière puisse ainsi se colorer. Si c’est à la lune qu’elle avait pensé en le déculottant, c’est bien un soleil rougeoyant qu’elle découvrait. Une fois la succession des claques interrompue, son homme était resté là, allongé, reprenant difficilement une respiration plus régulière, mais hachée par des sanglots étouffés. Instinctivement, elle comprit qu’il fallait qu’elle termine ce qu’elle avait commencé. Qu’il n’était pas possible qu’ils reviennent brutalement et sans transition dans la normalité. Une fois encore, les mots lui vinrent presque spontanément à la bouche : « Allez, debout et au coin ! » Mais cette fois elle ne fut pas vraiment étonnée qu’il obtempère sans tergiverser. Une fois qu’il se fut redressé, en grimaçant et en portant les mains à son derrière, elle désigna du doigt le coin formé par la bibliothèque et le mur. Les pieds entravés par son pantalon tombé sur ses chevilles, il se dirigea vers ce qui allait devenir, par la suite « son » coin. A peine y était-il parvenu, qu’elle lança : « Mains sur la tête, garnement ! »

 Suite 

Une fois encore, il obéit immédiatement. Elle prit le temps d’allumer une cigarette, de se verser un verre de vin qu’elle sirota en contemplant la lune rougie par ses soins. Puis elle s’allongea sur la lit et susurra : « Le vilain garçon a pris sa fessée, maintenant il est pardonné, il peut venir faire dodo » Quand il se retourna, il avait les yeux humides, mais aussi un visage étonnamment serein. Et surtout, il arborait une érection triomphale, qu’il ne chercha pas à cacher, laissant les mains sur la tête alors qu’il s’approchait du lit. Et ils ne firent pas dodo tout de suite. 

 Chapitre 2 
Un mode de vie 

Bis repetita 

Ils ne reparlèrent de cette soirée, pourtant mémorable, ni le lendemain ni les jours suivants. La vie, leur vie, avait repris comme si rien ne s’était passé. Y compris sur le plan sensuel. Ils firent l’amour plusieurs fois. Ni la fréquence de leurs ébats, ni la forme de ceux-ci n’avaient été modifiées. L’épouse aurait fort bien pu croire que cette soirée pour le moins notable resterait une parenthèse, une exception, un moment d’égarement. Dans tout les cas, elle ne fit rien pour qu’elle se reproduise. Et pourtant, elle se reproduisit. Longtemps après que la pratique de la fessée soit devenue presque banale dans leur couple, ils ne savent toujours pas, ni l’un ni l’autre si c’est volontairement qu’il a amené son épouse à récidiver. Elle lui avait demandé de faire une course assez ordinaire, mais en insistant pour qu’il ne l’oublie pas. Et, bien sûr il oublia ! Provocation ou « acte manqué » ? En tout cas, quand il se mit en demeure de s’en excuser et de se justifier, il le fit en baissant les yeux, et en se tordant les doigts, tandis que son épouse récriminait. En d’autres circonstances, il aurait mis fin à la discussion par une pirouette, ou il se serait fâché de ses reproches. Là, il restait coi, l’air contrit. Elle n’avait rien prémédité. Mais l’intuition lui vint immédiatement. Le laisser dans cette position d’enfant pris en faute lui était apparu comme une forme de mépris. Sans élever la voix, sans discuter ses justifications embarrassées, elle laissa tomber : « Et bien mon petit mari va aller mettre son pyjama ... » Il ne demanda pas son reste. Comme si la chose allait de soi. Comme s’il avait déjà intégré le lien incontournable entre ce vêtement pourtant bien banal et la raclée sur ses fesses nues. Il tourna les talons et se dirigea vers l’escalier. Et alors qu’il le montait, elle poursuivit : « Et m’attendre au coin ! » Comme si elle voulait lui laisser le temps de bien comprendre dans quoi il s’engageait, ou pour lui laisser une possible échappatoire, elle prit le temps, une nouvelle fois, de fumer une cigarette et de boire un verre de vin avant de le rejoindre.

 La même, et pourtant différente     

Quand elle entra dans leur chambre, elle le trouva bien « au coin ». Dans le même coin. Celui qui allait devenir « son » coin. Sans qu'elle lui eût ordonné, il avait, de lui-même, mis les mains sur la tête. Comme s’il avait déjà assimilé la règle et adopté la position réglementaire. Il reçut sa fessée. Comme la première fois. Et pourtant ce ne fut pas la même. Comme aucune de celles qu’il recevrait par la suite ne serait jamais identique aux autres. Chaque fessée serait une autre aventure, un autre voyage, une découverte. Certes, ils avaient adopté des règles non dites mais qui devinrent invariables. L’annonce de la décision. La tenue, en pyjama. Même si, au cours du temps, il arriva qu’elle n’attende pas le soir pour lui intimer brusquement : « Allez, mon petit mari, baisse moi cette culotte tout de suite » Avant de le courber sous son bras gauche et de le fesser rapidement, à la volée. Après quoi il remontait prestement son slip et son pantalon. Mais elle n’utilisait que le mot « culotte », comme une sorte de code. Et il savait qu’immanquablement, quelle qu’ait été la sévérité de la raclée, il n’échapperait pas, le soir venu, à la « vraie fessée » selon l’expression de son épouse. Elle n’avait même pas à s’en expliquer, encore moins à se justifier. Il lui suffisait de lui rappeler : « Tu sais que nous avons à faire ce soir, mon petit mari ... » Pour qu’il file prestement se mettre « en tenue ».

 Interdiction 

« En tenue », en pyjama, et « en position », au coin. Selon son humeur du jour, l’épouse le rejoignait rapidement ou, au contraire le laissait mariner un long moment. Quelle que fût sa décision, son « petit mari » maintenait la position. Hiératique, figée. Jamais il n’eut la tentation de tricher, de quitter son coin, de baisser les bras. Cette attente lui était pourtant physiquement pénible. Les bras s’ankylosaient. Les jambes tremblotaient. Il ne pouvait réfréner le besoin impérieux de piétiner. Et quand, arrivant sans bruit, elle le surprenait ainsi, il en connaissait d’avance la conséquence : « Il ne me semble pas t’avoir autorisé à gigoter ! Puisque tu y tiens, je vais te donner une bonne raison de le faire ! » La fessée était alors plus cinglante. L’épouse, douillette, avait vite constaté que fesser longuement lui meurtrissait la paume de la main. Elle avait très vite fait l’acquisition d’un martinet. Celui-ci flagellerait alors le derrière après que le mari, encore debout et les mains sur la tête, se soit déculotté. Et, en effet, il ne pourrait éviter de gigoter encore plus, de piétiner, de trépigner et même de sautiller sous les assauts des lanières. D’autant plus que, quelque peu perverse, l’épouse avait instauré, au fil du temps, l’interdiction de passer aux toilettes avant la séance punitive. Il avait ainsi découvert, à ses dépens, combien une fessée était plus pénible quand elle était reçue avec une envie de faire pipi. Avec la crainte, infondée mais réelle, que la douleur cuisante l’empêcha de se contrôler. D’autant que l’épouse durcissait parfois encore la punition en lui interdisant d’aller se soulager avant la fin de son séjour au coin. L’amenant parfois à être contraint de demander piteusement l’autorisation. Qui, bien sûr ne lui était accordée qu’accompagnée de ce que l’épouse appelait « un petit supplément ».

 Vespérales et matutinales 

Cette interdiction lui était encore plus difficile à supporter quand l’épouse décidait, alors même qu’il avait parfois reçu une fessée la veille au soir, de lui en coller une au réveil. Elle restait alors paresseusement dans le lit, et n’avait qu’un geste à faire pour qu’il vienne s’allonger au travers de ses jambes. Elle savait qu’il arborerait une inévitable érection matinale que les effluves tièdes du corps de son épouse contribueraient à renforcer. Elle s’en réjouissait, même si elle feignait de croire qu’elle était due à la fessée qu’il allait recevoir : « Mais il bande, ce vaurien ! Eh bien puisque la fessée le met en forme allons-y ! » Et l’érection, encore accentuée par la raclée, ne restait bien entendu pas inutilisée. Mais aussi satisfaisants qu’aient été ces moments d’après fessée, l’épouse considérait qu’il ne serait pas correct que son mari s’en tire à si bon compte. Aussi avait-elle pris l’habitude, de lui en « coller une autre » avant qu’il ne quitte la maison. La règle était si bien établie qu’après qu’il ait pris sa douche et qu’ils eurent partagé le petit-déjeuner, il suffisait d’un geste du doigt de l’épouse pour qu’il baisse lui-même son pantalon et son slip, découvrant un postérieur encore rouge et chaud de le fessée reçue. Et pour qu’il en reçoive une autre, ravivant la douleur des fesses déjà endolories. Après quoi, le petit mari se reculottait prestement, et elle lui déposait un léger baiser sur les lèvres en murmurant : « Comme ça, mon petit mari s’en souviendra ... » 

 « Y penser toujours, n’en parler jamais »

 Mais, d’un commun accord, ils respectaient l’injonction célèbre de Clémenceau à propos de l’Alsace-Lorraine. Les fessées étaient flanquées, reçues, mais jamais commentées. Pas plus que les autres règles établies au fil du temps par l’épouse. Elle avait en effet considéré que la fessée et le passage au coin devaient être accompagnés d’autres marques de la situation de « garnement » qui était devenue celle de son mari. . Ainsi avait-elle pris l’habitude de sanctionner ses écarts, réels ou pas par d’autres « punitions » tout aussi infantiles. Le « petit mari » était ainsi contraint, quand l’épouse en décidait ainsi, à « faire des lignes ». Il avait découvert un jour, déposé sur la table de chevet de leur chambre conjugale, un cahier sur la couverture duquel l’épouse avait calligraphié, de sa belle écriture ronde : « Cahier de punitions ». C’est sur ce cahier qu’il était astreint à inscrire les punitions reçues, avec leurs motifs. Toute omission de le remplir scrupuleusement était sanctionnée par une raclée d’exception. Et il devait aussi y copier les lignes imposées à l’issue des séances claquantes. Avant qu’il ne soit autorisé à se reculotter, ou à la rejoindre dans le lit conjugal, elle annonçait ainsi, par exemple : « Et ce sera cent fois « je dois prévenir quand je suis en retard » Ou bien : « Cinquante lignes : « il est interdit de hausser les épaules » Ou encore : « Le verbe « ne pas devoir aller faire pipi sans autorisation » à tous les temps de l’indicatif. » Très à cheval sur le respect de l’orthographe, l’épouse sanctionnait toute faute par une fessée particulièrement sévère. De même que tout relâchement dans l’écriture. Et, quoi qu’il ait eu pour le moins des faiblesses en la matière, le petit mari s’était mis à veiller à remplacer ses pattes de mouche presque illisibles par une écriture soignée et à prendre soin de respecter les règles d’orthographe et de grammaire. Il constata lui-même cet effet positif des sanctions. Comme il ne put nier que le seul fait de s’installer devant son cahier de punitions, qu’il ait ou non reçu la fessée auparavant, avait les mêmes effets – eux aussi positifs – sur la raideur de son érection. 

 Un besoin 

La perfection n’étant pas de ce monde, ses efforts n’étaient cependant pas suffisants pour éviter les sanctions, d’autant que les exigences de l’épouse croissaient à mesure des progrès accomplis. Aussi, quels que fussent ceux-ci, les passages du petit mari sur les genoux de son épouse, les séjours au coin et les lignes à copier ne firent que se multiplier. Et, même s’il eut préféré recevoir une correction d’exception plutôt que d’en convenir, le petit mari savait bien que ces fessées étaient devenues, avec le temps, non seulement une règle, un mode de vie, mais bel et bien un besoin. Non qu’il ait basculé dans le masochisme. Il ne cherchait ni ne trouvait le plaisir dans la souffrance. Du reste, jamais il ne provoquait intentionnellement une raclée. Mais jamais non plus il ne cherchait réellement à les éviter. Son épouse décidait souverainement quand et comment il devait être puni, quand et comment il devait être fessé. C’était devenu, pour lui, un fait acquis. Et la fessée, il l’avait constaté dès le premier jour, et bien cela fait mal aux fesses. C’était aussi un fait acquis, une réalité incontournable. Mais en rien une humiliation véritable.. Recevoir régulièrement de sévères fessées déculottées, être mis au coin, copier des lignes, tout cela n’était en rien incompatible avec le respect de lui même. Il ne se sentait en rien offensé. Bien sûr, il y avait une forme de honte à être ainsi déculotté, grondé, puni. A danser sous les coups de martinet. A geindre, voire à crier quand la douleur devenait par trop insupportable. A être morigéné comme un gamin, à être contraint à rester au coin, le derrière nu exposé sans la moindre pudeur. A s’astreindre à de longues punitions infantilisantes. Mais cette honte faisait partie de la fessée, et il l’acceptait comme une conséquence inévitable. Jamais il n’avait eu le sentiment que celle qui le punissait ainsi puisse le mépriser. Presque au contraire. Le fesser sévèrement, ne rien lui passer, ne pas céder à la tentation, parfois, de ne pas aller jusqu’au bout de la punition décidée et annoncée, c’était autant de marques, certes paradoxales, de respect. Et surtout c’était un acte d’amour.

 Chapitre 3 
Partages d’expériences 

Révélation 

Curieusement, une fois la fessée devenue habituelle dans leur couple, le mari se posa moins de questions que l’épouse. Pour lui, la chose semblait aller d’elle-même, être en quelque sorte naturelle. Il lui arrivait –souvent – d’être puni ; il craignait ces punitions, mais elles lui semblaient indiscutables et même indispensables. En fait, jamais il ne s’était vraiment demandé si d’autres maris connaissaient les mêmes règles. S’il lui était arrivé de protester d’un « c’est pas juste » lors de certaines décisions de son épouse, c’était le motif qu’il contestait, ou la sévérité de la punition, jamais sa légitimité ou le droit qu’avait sa conjointe de le punir. Du reste, ces rares contestations de son autorité avaient été sanctionnées par des raclées mémorables, des séjours au coin interminables, et des punitions écrites qui lui avaient valu des crampes au poignet presque plus douloureuses que les fessées. Quant à elle, l’épouse avait endossé avec un naturel qui l’étonnait elle-même le rôle d’épouse sévère. Elle qui ne se croyait pourtant pas d’un naturel autoritaire, n’avait eu finalement aucun mal à cette transformation de sa personnalité. Elle ne jouait pas un rôle, elle le vivait vraiment. Elle ne faisait pas « semblant » de punir son époux. Ce n’était pas une simagrée, ou un jeu. Elle fessait « pour de vrai », comme le disent les enfants. Et elle avait constaté avec stupeur … qu’elle y prenait plaisir. Dès la première fessée administrée à son mari, elle avait ressenti cette crispation dans son ventre, ce durcissement sensible des pointes de ses seins, cette accélération de son rythme cardiaque, dont elle ne pouvait pas se cacher l’origine. Et l’humidité de sa petite culotte, comme sa fragrance épicée, la lui avait confirmée. Flanquer la fessée la faisait mouiller, c’était aussi simple que cela. Punir son mari, le voir mis au coin, lui infliger des lignes à copier, l’entendre gémir, le fesser jusqu’à ce que son derrière soit cramoisi, tout cela l’excitait sexuellement. Elle n’en avait du reste ressenti aucune honte, et n’avait pas cherché à se le cacher. Pourtant, cette révélation la questionnait. Sur elle-même, sur son homme, sur leur couple. Mais elle respectait la règle implicite, il était donc exclu qu’elle en parle avec son conjoint. Alors, femme de son époque, elle alla fureter sur Internet. Le nombre d’occurrences au mots « fessée » la stupéfia. Jamais elle ne pourrait toutes les parcourir. De plus, elle constata très vite que les sites consacrés au thème de la fessée, qu’ils soient ouvertement érotiques ou qu’ils prétendent analyser un phénomène de société, concernaient principalement la fessée appliquée par des hommes à des femmes. Elle précisa donc sa recherche. Ajoutant les mots « mari » , « punition conjugale », « sévérité » … Au fil de ses pérégrinations, et après avoir éliminé les sites pornographiques, elle découvrit des témoignages d’épouses correspondant à sa recherche. Certaines de ces épouses détaillaient avec une sorte de délectation leurs manières de « dominer » (le mot revenait souvent) leurs maris. D’autres échangeaient leurs pratiques, et leurs conseils, un peu comme s’il s’agissait de tricot ou de recettes de cuisines. Certains de ces témoignages, par leur crudité ou par ce qui apparaissait comme proche d’un véritable sadisme la révulsaient. Certaines pratiques d’humiliation voire même proches de la torture la révoltaient. D’autres, par leurs excès mais aussi par les tenues en cuir ou en latex des pratiquantes, la faisaient plutôt rire. En aucun cas elle ne s’imaginait ainsi déguisée. Pourtant, elle finit par découvrir quelques témoignages d’épouses qui lui semblaient partager la même approche de ce qu’elle vivait.

 Marie-Claude et l’autorité matrimoniale

 Ainsi celui d’une certaine Marie-Claude, qui révélait avec une franchise presque déconcertante la manière dont elle pratiquait ce qu’elle appelait elle-même avec humour « l’autorité matrimoniale »

 Répondre à un besoin 

Dès les premières années de notre mariage, j’ai compris que mon mari avait besoin d’être « cadré ». Je ne lui ai rien imposé en la matière, j’ai seulement répondu à un véritable besoin de sa part. Un besoin de se plier à une autorité, en l’occurrence la mienne. Je suis bien consciente que cela peut paraître complètement inimaginable à celles et ceux qui ne vivent pas comme nous, mais je suis intimement persuadée que la fessée – puisqu’elle est le vecteur essentiel de cette autorité – lui est nécessaire. Elle a d’ailleurs fait partie de notre vie conjugale dès les débuts de celle-ci. D’abord en matière de sanction, pour punir des fautes, réelles ou vénielles. Elle nous a évité des querelles qui, souvent, empoisonnent les relations de couple. Plutôt que de nous chicaner, plutôt que de lui faire des reproches, je réglais les problèmes de la vie conjugale en lui flanquant tout bonnement une bonne fessée déculottée. Et jamais il n’a émis la moindre récrimination à ce propos.

 La fessée méritée ou demandée 

La plupart du temps, je n’avais même pas besoin de lui imposer ma décision, il suffisait que je fasse état de mon mécontentement et que je lui demande : « tu sais ce que cela mérite ? » pour qu’il convienne de lui-même : « oui … une fessée » Dès lors, le rituel s’est mis en place de manière presque naturelle : il prenait place derrière un des fauteuils de notre salon et se mettait en position. Il faut dire que sa corpulence rend difficile et en tout cas fort inconfortable pour moi la fessée au travers de mes genoux. De même, j’ai presque tout de suite compris que lui coller les fessées qu’il admettait si volontiers avoir méritées était très vite douloureux pour ma main. Aussi le martinet est -il rapidement venu la remplacer. Là aussi, il l’a admis sans tergiverser, et c’est d’ailleurs lui qui en a fait l’acquisition. Il est depuis rangé dans un tiroir de la bibliothèque, et, avant de s’installer derrière ce qui, au fil du temps est devenu pour nous le « fauteuil à fessées », mon mari va le chercher et me l’apporte avant de se déculotter et de se pencher par dessus le dossier du fauteuil. C’est, bien sûr, moi qui décide souverainement du nombre de cinglées qu’il recevra. Et il les reçoit sans broncher, jusqu’à ce que je lui annonce : « tu peux aller le ranger » Il se redresse alors, et vient chercher l’instrument pour le remettre à sa place, tout en restant les fesses nues. Si je suis aussi affirmative quand j’affirme qu’il a besoin de ces séances, c’est qu’il lui arrive, alors même que je n’ai rien à lui reprocher, de me présenter spontanément le martinet, en me fournissant à la fois l’instrument et le motif de la fessée qu’il va prendre. 

 Sans raison

 J’ai donc compris qu’il avait en effet besoin de sa fessée, encore même n’aurait-il rien fait pour la mériter, encore même n’aurais-je pas de raison de la lui flanquer. Ainsi, peu à peu, le lien entre une « faute » et la raclée s’est étiolé. Maintenant – et depuis déjà plusieurs années – la fessée n’est plus toujours liée à la notion de punition motivée. La première fois qu’il a ainsi été fessé sans vrai motif, je m’en souviens parfaitement. Nos occupations, et peut-être en effet son comportement sans la moindre faille pendant une semaine, avaient abouti à ce que nous avions passé toute la semaine sans qu’il soit fessé. Nous étions le samedi soir, au calme, en train de siroter un apéritif, quand j’ai lancé, à moitié sérieuse et à moitié en plaisantant : « Tu ne trouves pas que nous avons passé une drôle de semaine, mon chéri ?  N’avait-il pas compris à quoi je faisais allusion, ou faisait-il semblant, j’avoue que je n’en sais rien. Alors j’ai précisé ma pensée : « Pas une seule fessée depuis dimanche dernier … ça n’est pas normal ! » Il m’a regardé, l’air un peu étonné. Puis il a en a convenu : « Ben … oui ...peut-être ... » J’ai immédiatement surenchéri : « Mais c’est sûr ! » Et c’est lui-même qui a suggéré : « Je dois … aller le chercher ? » Ma réponse a été sans surprise : « Bien entendu, tu devrais déjà être en place » Il s’est empressé de faire ce qu’il avait à faire, m’a tendu l’instrument et est allé s’installer après avoir baissé son pantalon et son slip. Si cette raclée n’était motivée, elle n’en fut pas moins cuisante. Il me semble même qu’elle a été plus sévère que celles qu’il prenait habituellement. Plus les lanières venaient s’appliquer sur son derrière et l’arrière de ses cuisses, plus il gigotait sous leur morsure, plus il piétinait, plus il poussait de petits cris étouffés et de grands soupirs, plus je flagellais de bon cœur. Et je n’avais aucun scrupule à le fesser ainsi sans véritable raison, ou plus exactement sans véritable motif. Ce soir là, nous avions franchi une étape. La fessée n’avait plus à être liée à une quelconque faute. Ce n’était plus vraiment une punition. Je dirais presque que nous en étions arrivés à la fessée pour elle-même. A une sorte de fessée essentielle, de fessée « chimiquement pure ».

 De la diversité des fessées

 Je veux dire par là à des fessées dépouillées de tout artifice. Mais en aucun cas à des simulacres ou à des fessées amoindries, bien au contraire. Ces fessées non motivées n’en sont pas moins sévères, ni moins cuisantes. L’état des fesses de mon mari en témoignait dès cette première expérience. Les lanières du martinet, que j’avais manié avec une vigueur accrue, avaient laissé de jolies arabesques sur le postérieur et les cuisses. Et, par la suite, d’autres instruments sont venus apporter leurs marques caractéristiques, et aussi leurs échos sonores particuliers. J’ai, en effet, « varié les plaisirs » en ne me limitant pas à ce bon martinet des familles, que je n’ai pas abandonné pour autant. Ainsi la brosse à cheveux, qui rend un son mat et qui donne aux fesses à une coloration cramoisie. Ou la large ceinture de cuir, qui laisse de longues marques violacées. Alors que la badine – en fait un simple tuteur en jonc – s’annonce par un sifflement aigu et provoque des traces rectilignes, parallèles ou entrecroisées selon la manière dont elle a été maniée. Plus les fessées sont devenues régulières, plus elles ont gagné en variété. Ne dit-on pas que l’ennui naquit un jour de l’uniformité ? Aujourd’hui, mon mari sait, chaque jour, qu’il sera fessé. Mais il ne sait jamais comment. La fessée sera-t-elle rapide, en averse brutale qui porte le derrière à l’ébullition en quelques minutes ? Ou bien sera-t-elle prolongée, avec des cinglées bien espacées, laissant le temps à chaque impact de s’étendre, de s’étaler ? Y aura-t-il des pauses, laissant naître l’incertitude sur le reprise ou pas de la raclée ? Sera-t-elle concentrée sur le postérieur, veillant à ce qu’il soit uniformément coloré, ou les coups s’égareront ils sur les cuisses, voire les mollets, amenant ma consentante victime à piétiner et à sautiller sur place ? Chaque fessée est attendue, mais chaque fessée est différente. 

La quotidienneté et les journées particulières 

 Mais surtout, la fessée est devenue quotidienne. Désormais, il ne se passe pas de jour sans qu’elle ne tombe. La seule incertitude tient au moment où elle sera donnée. Parfois au réveil, avant même qu’il n’ait pu aller faire pipi, l’expérience nous ayant fait constater que l’effet de la fessée est alors en quelque sorte démultiplié. Parfois même avant qu’il n’ait quitté le lit. Il prend alors sa raclée matutinale allongé sur le ventre, après avoir bien sûr baissé son pyjama. Encore convient-il alors qu’il creuse les reins pour mieux présenter son séant. Parfois, au contraire, la fessée n’est donnée que le soir venu, après qu’il ait passé la journée sans savoir quand il y aurait droit. Et j’ai la certitude que quand, enfin, je lui signale que « le moment est venu », il est en fait soulagé. Et, bien sûr, je fais en sorte de ne pas décevoir son attente. La fessée est alors d’autant plus soignée que je sais qu’après, je pourrais percevoir la chaleur de ses fesses quand nous serons couchés. Bien entendu, la quotidienneté des fessées n’exclut en rien des fessées je dirais plus « classiques », je veux dire par là motivées par son comportement. Mais quand il m’arrive d’avoir à le corriger au cours de la journée avant qu’il n’ait pris sa fessée « du jour », eh bien il la reçoit après, l’une ne lui évitant pas l’autre. De la même façon, il m’arrive de décréter de temps à autres une « journée de fessées ». Ces jours là, sans qu’il soit besoin de justifier ma décision, je fais en sorte qu’il ait les fesses rouges et brûlantes du matin jusqu’au soir. . Je choisis bien sûr de préférence quand il peut rester à la maison toute la journée. Il prend alors une première raclée à son réveil, toujours avec l’interdiction du pipi préalable. C’est ce que j’appelle « la fessée inaugurale »Puis, dès qu’il a obtenu l’autorisation de se soulager, il en prend une autre, alors que son derrière est encore bien coloré et bien chaud. Cette deuxième fessée est pour lui comme un signal. Il comprend immédiatement que ce ne sera pas la dernière. Pour faciliter les choses, il m’arrive de lui imposer de rester en pyjama. Je n’aurai ainsi qu’à en baisser le bas à chaque fois que je le déciderai. L’expérience m’a appris que, pour que les fesses restent rouge comme je le souhaite, il convient qu’elles ne soient jamais plus de trois heures sans être fessées. Il reçoit donc au minimum six séances claquantes dans la journée. Mais c’est souvent plus, pour m’assurer que la coloration ne s’estompera pas. Au fur et à mesure que la journée s’écoule, je peux donc constater la permanence , et surtout l’accentuation de la coloration du postérieur. Avec l’accumulation des séances, celle-ci passe peu à peu du rouge au carmin puis au violet. Je ne peux évidemment pas ignorer que ces fessées multiples sont aussi de plus en plus douloureuses. Une fessée reçue sur un postérieur encore sensible de la raclée précédente est bien sûr plus difficile à supporter. Les mouvements convulsifs des jambes, et les cris qu’il ne peut réfréner à la cinquième ou la sixième fessée en sont la preuve tangible. Mais, j’insiste bien, ce n’est pas le but premier de ces journées « fesses rouges ». Je ne ressens aucun plaisir au fait de lui faire mal. Je ne suis pas plus sadique qu’il n’est masochiste. Mais nous savons tous les deux que rien ne pourra m’amener à renoncer à aller au bout de ces journées particulières. Et qu’il recevra autant de fessées qu’il faut pour garder son derrière cramoisi jusqu’à la dernière, « la fessée conclusive » qu’il reçoit au moment d’aller au lit. J’ai aussi constaté qu’aussi douloureuses que soient ses fesses à l’issue d’une telle journée, et même s’il lui est impossible de s’allonger sur le dos, il dort comme un bébé la nuit suivante. Bien qu’il ne puisse ignorer que, dès son on réveil, ses fesses encore chaudes et marquées par les séances de la veille recevront une nouvelle trempe...

 Chapitre 4 Autres couples, même mœurs 

Variété des pratiques 

En poursuivant ses lectures de « témoignages » d’épouses adeptes de la fessée conjugale, l’épouse du « petit mari » découvrit la variété de leurs pratiques. Il y avait toujours fessées, accompagnées ou non d’autres formes de punitions ; il y avait toujours déculottage, la règle semblait immuable et unanimement pratiquée. La mise au coin semblait aussi très largement pratiquée. Et ces séjours le nez au mur et les fesses nues apparaissaient parfois plus difficiles à supporter pour les maris que la fessée elle-même. D’autant que, dans certains couples, planait toujours le risque – ou la menace – de visiteurs impromptus qui découvriraient le puni dans cette position équivoque. Certaines épouses ne pratiquaient que la fessée manuelle, peut-être la plus infantilisante, mais pas toujours la moins cuisante. D’autres, peut-être plus douillettes, utilisaient une gamme d’instruments qui étonna la lectrice. Le martinet semblait le plus utilisé, et elle en fut d’autant moins surprise qu’elle y avait elle-même recours. Mais, en la matière, l’imagination des épouses semblait presque infinie. Au gré de ses lectures, elle découvrait que des ceintures – parfois le mari devait lui-même retirer la sienne pour que son épouse l’en flagelle – mais aussi des instruments « faits maison », selon l’expression de l’une d’elles, des outils de cuisine, cuillères de bois par exemple, des savates et bien d’autres instruments divers et variés étaient utilisés pour claquer les postérieurs des maris. Si elle ne suivit pas immédiatement ces exemples, elle se mit cependant à regarder différemment les tuteurs de ses plantes vertes ou les planchettes de bois dans la cuisine. Mais elle découvrit surtout la variété des motifs de ces fessées conjugales. Pour certaines épouses, il s’agissait bel et bien d’un mode de gouvernance du couple. Dans lequel les manquements du mari à des règles, qu’elles aient été décidées en commun ou imposées de la seule volonté de l’épouse, étaient sanctionnés par des punitions, au premier rang desquelles la fessée. Beaucoup de celles qui avaient instauré de telles règles insistaient sur le fait qu’elles évitaient les disputes stériles, les reproches réitérés, les éclats de voix. 

 Marie-Caroline et le tarif 

Tradition familiale 

Ainsi, une certaine Marie-Caroline, le prénom laissait supposer qu’elle appartenait à la bourgeoisie traditionnelle, expliquait benoîtement : « C’est vrai, mon mari reçoit souvent la fessée, il passe de longs séjours au coin, mais jamais nous ne nous disputons, jamais nous n’élevons la voix. Et je suis convaincue que c’est vraiment le mode de vie qui nous convient. Je vois des couples amis qui passent un temps infini à échanger des propos aigres-doux, ou à se faire la tête, souvent pour des motifs futiles. J’ai même assisté, avec gêne je dois dire, à des « prises de bec» lors desquelles les époux criaient plus que de raison. Chez nous, rien de tout cela. Mon mari connaît les règles de la maison, il les a acceptées, et il connaît aussi « le tarif ». C’est une notion que j’ai toujours connue dans mon enfance et même dans mon adolescence. Chez nous, c’est ma maman qui se chargeait de l’éducation des enfants – j’ai deux frères et une sœur – et elle avait instauré ce fameux « tarif ». Nous savions très bien à quelle sanction nous nous exposions quand nous ne respections pas les règles établies. Une insolence, c’était un passage au travers des genoux de maman quand nous étions enfants, une volée de martinet quand nous étions plus grands. Un devoir mal fait ou une mauvaise note, et c’était autant de coups de martinet que de points en dessous de la moyenne. S’il nous arrivait d’être en retard pour le repas, nous le passions au coin, mains sur la tête, jusqu’à ce que maman décrète – avec un sens de l’humour qui, à l’époque, ne nous faisait pas rire : « eh bien maintenant, tu vas prendre ton dessert ... » Elle décrochait alors le martinet qui était en permanence pendu à un clou dans la cuisine, les garçons baissaient leur culottes courtes, et plus tard leurs pantalons, puis leurs slips, et les filles relevaient leurs jupes et baissaient leurs culottes. Voir ainsi mes frères et sœur recevoir le martinet fesses nues, et le recevoir moi-même plus souvent qu’à mon tour – il paraît que j’avais déjà un caractère affirmé – m’a toujours semblé parfaitement naturel. Jamais je ne me serais autorisée à porter des tenues que maman aurait considérées comme « indécentes »et , dans notre milieu, la pudeur, sinon la pudibonderie, était de rigueur. Mais il était bien établi que la fessée nécessitait qu’on soit déculotté, cela nous semblait une règle que nous n’avions même pas l’idée de mettre en cause. J’ai ainsi reçu la fessée cul nu – jamais nous n’aurions utilisé un terme aussi cru alors – jusqu’à la veille de mon mariage. Je ne m’en suis pas vantée auprès de mon futur époux, même si je n’en avais pas honte. Mais peut-être avait-il recueilli les confidences de mes frères ?

 Le tarif 

En tout cas, sans que nous n’ayons jamais eu à en discuter vraiment, presque naturellement, ce sont les méthodes de ma famille que j’ai reprises dans notre vie de couple. Mon mari, je l’avais remarqué quand nous avions commencé à nous fréquenter, a tendance à utiliser parfois des mots que je considère comme grossiers, voire même à jurer, ce que je ne supporte pas. Dans les toutes premières semaines de notre mariage, alors qu’il venait de laisser échapper un mot que la correction m’empêche de répéter, je lui ai dit très calmement : « Tu sais, chez moi, ça t’aurait valu une fessée immédiate !» Comme il n’a pas semblé s’offusquer de cette perspective, eh bien j’ai poursuivi : « Et ce sera le cas la prochaine fois, sache- le bien » En ajoutant, pour faire bon poids : « Avec en plus cent lignes ! » Je ne sais pas si ce fut de sa part une provocation ou simplement la difficulté à perdre une mauvaise habitude, mais il me semble qu’il ne s’est pas passé trois jours sans qu’il récidive. Ma décision a été immédiate : « Tu connais le tarif … » Ma réaction n’a pas semblé l’étonner. J’ai déplacé une chaise, et je lui ai annoncé, comme une évidence : « Tu baisses ton pantalon et tu te penches ... » Comme s’il avait fait cela toute sa vie, il s’est exécuté immédiatement. Il a déboutonné son pantalon et s’est penché par dessus le dossier de la chaise, les mains à plat sur l’assise. Je n’allais pas m’arrêter en si bon chemin ; j’ai pris une règle de bois qui était sur la table et j’ai annoncé : « Un gros mot, c’est 25 coups, mais d’abord tu baisses ton slip. » Sans se relever, il a fait glisser le sous-vêtement jusqu’à ses genoux, exposant ainsi son derrière nu. S’il m’était arrivé bien souvent de recevoir une raclée, il ne m’était bien entendu jamais arrivé d’en donner une. Pourtant il me semble que j’ai trouvé d’instinct le rythme et la force qu’il convenait d’adopter. Je sais que, pour lui, c’était une première expérience. Je sais aussi qu’elle a été douloureuse, ses gémissements étouffés, et surtout les marques bien visibles de la règle sur ses fesses m’en ont convaincue. Mais je dois dire qu’il a reçu sa correction avec une certaine dignité, sans jamais tenter de se redresser, se limitant à piétiner sur place. Comme s’il avait connu les règles avant même que je ne les édicte, il est resté en position une fois les vingt cinq coups reçus, sans même tenter ce mouvement, que je sais pourtant si naturel, de se frotter les fesses. Il a attendu que je l’autorise : « Tu peux te relever, et tu vas au coin, dix minutes, les mains sur la tête, c’est le tarif » Les jambes entravées par le pantalon, il s’est dirigé vers le coin que je lui désignai du doigt. Je n’ai pas eu à lui répéter l’injonction pour qu’il place ses mains, doigts entrecroisés sur sa tête. J’ai été presque étonnée de constater la couleur rouge brique qu’avaient prise ses fesses. Et, une fois les dix minutes écoulées, je lui ai annoncé : « et avant demain soir j’attends tes cent lignes : ‘je ne dois pas dire de gros mots’ » Le lendemain midi, la punition était déposée sur la table de la cuisine. La règle était établie, elle n’a plus varié. Les autres règles ont été mises en place de la même manière. Le désordre dans ses affaires, les négligences de toutes natures, les excès de boisson … à chaque comportement qu’il sait fautif, correspond désormais une punition qu’il connaît et accepte sans avoir même l’idée de discuter. 

 Progrès

 Si son langage est devenu plus châtié au fil du temps, il lui arrive encore de ne pas retenir un mot grossier, et il en paye immédiatement les conséquences. Quand, en plus, nous ne sommes pas seuls il me suffit d’un regard pour qu’il prenne conscience de sa faute, et il sait que,si la fessée n’est pas immédiate, elle sera doublée, de même que les lignes et le séjour au coin. Mais si le tarif des fautes qu’on pourrait qualifier de « courantes » ne varie pas, il m’arrive de devoir sévir de manière inopinée et particulière. Ainsi, récemment, il lui est arrivé d’omettre de me prévenir alors qu’il devait rentrer tard à cause d’une réunion entre copains, et je me suis inquiétée. Il n’a pas été étonné quand je lui ai annoncé, à son arrivée : « Il est vingt-trois heures, donc trois heures de retard, trente fois le martinet ... » Les trente minutes au coin ne l’ont pas non plus déstabilisé, il connaissait le tarif, pas plus que les trois fois cent lignes ‘je dois rentrer à l’heure dite’ . Mais il a quand même semblé déconcerté quand, à l’issue des trente minutes au coin j’ai annoncé : « Et pour mon inquiétude et n’avoir pas prévenu de ton retard, eh bien on recommence ! » Et malgré ses cris d’orfraie – bien compréhensibles – et ses trépignements frénétiques, il a pris une nouvelle série de trente coups de martinet sur un derrière déjà zébré de la première. En revanche, une fois la punition reçue, et un nouveau passage au coin le postérieur cramoisi, je ne lui ai plus fait le moindre reproche pour son retard. Une nouvelle règle avait été ajoutée au « tarif ». Voilà tout … 

« Rubis sur l’ongle »

 Au final, même s’il est rare que plus d’une quinzaine de jours se passent sans que la fessée ne tombe, il me semble que notre couple connaît une quiétude que beaucoup nous envieraient. Une fois les règles établies et admises, il appartient à mon mari de choisir, soit de les respecter à la lettre, soit de les enfreindre en connaissant à l’avance les conséquences. Il fait parfois ce choix, et je le respecte. En ce sens, il n’est en rien un homme « soumis ». Il reste bel et bien un homme libre, qui assume crânement la responsabilité de ses actes. Certes, on peut me trouver intransigeante. Mais, à mes yeux, le punir selon nos règles, c’est aussi une forme de respect à son égard. Du reste, c’est bien ainsi qu’il le conçoit lui aussi. Quand il lui arrive, c’est la cause la plus fréquente de ses punitions, de boire plus que de raison lors de virées avec ses « copains », il sait que cela lui vaudra une raclée sévère le lendemain. Cela n’enlève rien au plaisir qu’il prend à ces sorties, peut-être même au contraire. Bien des hommes cherchent des excuses oiseuses, voire mentent à leurs épouses en inventant je ne sais quels prétextes. Mon mari, lui, a à cœur de ne jamais s’abaisser à de tels stratagèmes. Il admet qu’une soirée arrosée et tardive aura un coût. Il paye « rubis sur l’ongle » ou plutôt « martinet sur fesses ». Et cela nous convient parfaitement.

 Chapitre 5 Échanges entre épouses

 Conversations

 La conclusion de la longue « confession » de Marie-Caroline avait excité plus encore la curiosité de l’épouse du petit mari. Sans s’expliquer pourquoi, elle imaginait l’auteure comme une caricature de la « bourgeoise-catho-bon chic-bon genre » et le terme de « confession » lui était venu naturellement à l’esprit. Elle avait même pouffé de rire en l’imaginant avouer, dans le secret d’un confessionnal, ce qui risquait bien d’apparaître, au yeux d’un curé, comme une forme de perversion. Après s’être créé un compte sur le site où elle avait découvert ce témoignage, en utilisant le pseudo de « Épouse », elle était parvenue à envoyer un message à cette « MarieCa » :
 De Épouse à MarieCar Bonjour.. En lisant votre témoignage, je constate avec plaisir, et je dois dire un certain soulagement, que nous avons un peu la même conception de la vie conjugale. Pourrions-nous échanger à ce sujet ? Merci d’avance Comme sa correspondante avait répondu, il s’en était suivi de longs échanges : 
De MarieCa à Épouse Bonjour à vous. Pourquoi pas ? Je crois comprendre que, vous aussi, êtes adepte d’une certaine … fermeté vis à vis de votre mari ? 
De Épouse à MarieCar On peut le dire comme cela, en effet. Mon petit mari a vraiment besoin parfois que je sévisse …
 De MarieCa à Épouse Le terme de « besoin » me paraît tout à fait justifié. Prendre de temps à autre une bonne déculottée est en effet aussi un besoin pour mon mari. Et une bonne épouse ne doit-elle pas tout faire pour son mari (lol)
 De Épouse à MarieCar Je vois que nous nous comprenons ! Mon mari lui aussi a besoin d’une bonne fessée pour bien respecter les règles de la maison. Ça lui est d’ailleurs arrivé pas plus tard que ce matin … De MarieCa à Épouse Oh … quelle coïncidence ! (lol) Au mien aussi !
 De Épouse à MarieCar C’est amusant de penser qu’ils sont peut-être pris leur fessée au même moment … Qu’avait-il fait pour mériter une fessée aussi matinale ? Le mien avait ronflé comme un sonneur toute la nuit … donc au réveil ce sont les claques qui ont résonné ! 
De MarieCa à Épouse Oui, c’est amusant ! Nous pourrions nous coordonner … Fessées en duo, en stéréo ! Pour le mien ...ben … c’était tout simplement sa fessée du jour…
 De Épouse à MarieCar Ah oui … vous le fessez sans véritable motif ? 
De MarieCa à Épouse Oui, tout à fait ! J’ai très vite constaté que, quand il avait passé deux ou trois jours sans raclée, il était de mauvaise humeur. Ce qui lui en valait une carabinée bien sûr. Alors , j’ai pris l’habitude d’une fessée en quelque sorte préventive …
 De Épouse à MarieCar Chaque jour ? 
De MarieCa à Épouse Ben oui ! C’est vraiment nécessaire pour lui ! Mais ça n’empêche pas les punitions motivées . Hier soir il en a pris une parce qu’il avait laissé la salle de bain dans un état épouvantable. Il a donc pris sa volée ...dans la salle de bain … Après une douche, la fessée, même juste à la main, sur un derrière mouillé ça pique comme il dit ! 
 De Épouse à MarieCar Ah...c’est une expérience que nous n’avons jamais tentée, Mais je ne manquerai pas de tester ... Il est allé au coin après ? 
 De MarieCa à Épouse Pas tout de suite, parce que j’avais faim … Mais après la fessée il a mis son pyjama. . Comme ça, je n’ai eu qu’à baisser le bas pour le mettre au coin après le repas ...et avant une fessée au moment du coucher. 
De Épouse à MarieCar Deux hier soir, et une ce matin au réveil ! Il doit avoir les fesses dans un drôle d’état ! 
De MarieCa à Épouse Oh, vous savez, même après deux raclées hier soir, ses fesses étaient à peine encore rosées ce matin. . Et puis, avec le temps, il est devenu endurant ! Lol 

 A l’heure dite 

Ce premier échange fut suivi de beaucoup d’autres entre les deux femmes. L’épouse du petit mari prit ainsi l’habitude d’informer Marie-Caroline quand elle avait décidé de punir son petit mari. Elle adressait alors un message indiquant l’heure de la séance et ce qu’elle appelait drôlement « le menu ». Et, joueuse, Marie-Caroline avait décidé d’appliquer la même fessée, à la même heure, à son homme. Sans que cela ne le dispense de sa fessée quotidienne, quand le petit mari y échappait. Ce qui lui arrivait de moins en moins souvent, l’épouse étant devenue de plus en plus exigeante, et donc de plus en plus sévère. Ainsi le petit mari se vit-il punir pour des motifs souvent futiles. A tel point qu’il lui arriva un soir de protester, en contestant la décision de l’épouse. Celle-ci ne céda pas à ce qu’elle considéra comme un caprice doublé d’une insolence, ce qui valut au coupable de goûter successivement à la main de son épouse, puis au martinet, à la brosse à cheveux – qui était entrée dans la pratique de son épouse sur les conseils avisés de Marie-Caroline – et pour terminer en beauté à la règle en bois. La séance fut, bien entendu, suivie du traditionnel séjour au coin, et l’épouse envoya, depuis son téléphone, la photo des fesses tuméfiées et cramoisies à son amie. Qui, pour ne pas être en reste, s’efforça, avec succès, de mettre le derrière de son mari dans le même état avant d’en envoyer la preuve à l’épouse. L’habitude se prit ainsi, entre les deux femmes, de partager les images des postérieurs de leurs maris après les séances. 

 Comparaisons 

L’épouse découvrit donc … les fesses de l’époux de celle qui devenait sinon son amie en tout cas sa compagne de jeu. Elle put ainsi constater qu’il arborait en effet un derrière pour le moins plantureux. De grosses fesses rondes, joufflues, bien différentes du postérieur de son petit mari, et qui justifiaient pleinement la réticence de Marie-Caroline à adopter la traditionnelle position sur les genoux pour les fesser. Elle s’étonna aussi de voir comment elles viraient au rouge vif en quelques minutes, alors qu’il lui fallait claquer longuement celles de son petit mari avant d’obtenir une aussi belle coloration. En revanche, la couleur pourpre s’estompait beaucoup plus vite pour le mari de Marie-Caroline que pour le sien. Elle ressentait une certaine forme de fierté à exhiber en retour le derrière musculeux de son homme, qui conservait sa belle couleur cramoisie alors qu’il était au coin parfois plus de vingt ou trente minutes après la fessée. Considérant qu’elle devait la pareille à son amie, elle lui envoya, elle aussi, une photo de ce derrière rouge brique. Du reste, Marie-Caroline, bonne joueuse, ne manqua pas de la féliciter pour la qualité du fessier de son mari. Tout en faisant remarquer ironiquement que, chez elle « il y avait plus de place ». Elle veillait d’ailleurs à rougir bien uniformément toute la large surface offerte à sa main ou aux instruments qu’elle choisissait. Insensiblement, les deux femmes en vinrent à entrer dans une sorte de compétition, à celle qui obtiendrait le derrière le plus coloré. Chez l’une comme chez l’autre, les fessées devinrent donc de plus en plus appuyées, sans que, dans un premier temps au moins, leurs maris ne puissent comprendre ce surcroît soudain de sévérité. 

 « Souriez, vous êtes filmé ! »

 Mais, comme on le sait, l’appétit vient en mangeant. Les deux femmes avaient mis un doigt dans un engrenage, ils les emporta peut-être plus vite et plus loin qu’elles ne l’avaient prévu. Des photos « d’après », Marie-Caroline fut la première à prendre l’initiative de passer à des vidéos « pendant ». Un jour, au lieu de la traditionnelle photo du derrière rouge, elle envoya une vidéo de son mari au moment où elle lui flagellait allégrement le postérieur avec un martinet qu’elle avait, précisa-t-elle, « acheté exprès pour cette occasion . » Il s’en suivit un nouvel échange de messages : 
 De Épouse à MarieCar Bonsoir. J’ai … bien reçu... 
De MarieCa à Épouse Et tu en penses quoi ?
 De Épouse à MarieCar Ben … que tu n’y vas pas de main morte ! Il a l’air de drôlement dérouiller ! Les marques des lanières sur ses fesses et ses cuisses ...impressionnantes !
 De MarieCa à Épouse Oh, tu sais, il lui est arrivé d’en prendre de plus carabinées. En plus, se sachant filmé, je pensais qu’il aurait à cœur de supporter sans broncher, et ça été le contraire ! D’habitude il ,ne crie pas comme un goret, et il gigote moins. Son attitude de cabot m’a d’ailleurs incitée à ...insister !
 En effet, son mari avait subi cette fessée filmée avec moins de stoïcisme que d’habitude, alors qu’elle n’était pas – en tout cas aux yeux de son épouse – particulièrement sévère. Sous les volées des lanières du martinet tout neuf que son épouse inaugurait, il s’était mis à piétiner sur place, puis à sautiller en poussant des cris perçants. Jugeant cette attitude excessive, Marie-Caroline lui avait intimé l’ordre de « se tenir tranquille » et d’arrêter ce qu’elle qualifiait de « simagrées ». Et comme il continuait à s’agiter, elle avait interrompu la fessée, et la vidéo, pour l’envoyer « reprendre ses esprits » au coin. Puis elle n l’avait « invité » à se remettre en place. Mais cette fois, au lieu d’être penché par dessus le dossier du fauteuil comme d’habitude, elle exigea qu’il mette ses mains sur ses genoux et qu’il écarte les jambes. La valse du martinet avait alors repris, cinglant aussi bien le derrière que les cuisses et même les mollets. Impitoyable, Marie-Caroline avait même lancé plusieurs fois les lanières de bas en haut en visant la large raie fessière. Elles avaient alors atteint la partie la plus intime, mais aussi la plus sensible de l’anatomie de son mari, l’amenant, malgré des efforts, à pousser des hauts cris d’orfraie. En lisant le dernier message de son amie, l’épouse s’était enquise : 
 De Épouse à MarieCar Quoi ? Il savait … ? 
De MarieCa à Épouse Il savait quoi ?
 De Épouse à MarieCar Il savait que tu filmais et que tu allais me l’ m’envoyer ? 
 De MarieCa à Épouse Bien sûr qu’il savait !, Ça n’aurait pas été honnête de le prendre par surprise !

 Chapitre 6 Communauté 

Consentant 

 En effet, Marie-Caroline avait joué franc-jeu. Au moment de la fessée du soir, elle avait installé son téléphone sur un trépied et annoncé  : « Ce soir, je garde un petit souvenir » Et comme il semblait ne pas comprendre – ou ne pas vouloir comprendre – elle avait expliqué, presque sur le ton de la plaisanterie : « Tu es si mignon quand tu prends ta fessée … » Il leur était déjà arrivé, auparavant et déjà sur la proposition de Marie-Caroline, de faire des « sextapes » dont la vision ultérieure en commun avait boosté leur libido. Mais jamais ils n’avaient filmé une fessée, et surtout jamais ils n’avaient partagé ces images de leur intimité avec qui que ce soit. Marie-Caroline n’avait d’ailleurs pas précisé tout de suite à son mari qu’elle avait l’intention de le faire, se contentant de poursuivre : « Tu n’auras même pas besoin de sourire ...ce n’est pas ton joli minois qui sera la vedette ! » Soit qu’il ait été convaincu, soit qu’il ait jugé ne pas être en situation de contrarier son épouse en la circonstance, il avait accepté ce qui lui semblait alors une lubie assez innocente. Mais alors qu’ il était au coin, les fesses bien rouges, il avait entendu son épouse qui regardait la vidéo s’écrier : « Hum … mais c’est un joli film ! Tu sais, je suis très fière d’avoir un mari aussi obéissant. Et dont les fesses réagissent aussi bien à la fessée » Et comme il ne répondait pas – qu’aurait-il pu d’ailleurs répondre à ce qui n’était pas une question ? – elle l’invita, d’une voix devenue subitement câline, à « venir voir » avec elle. Quand il se retourna pour la rejoindre, elle remarqua la vigueur de son érection. Et alors qu’elle repassait le petit film elle murmura d’un ton mutin : « Mais tu aimes t’exhiber, gros cochon … ça te fait bander de te montrer hein ? » Tout en caressant du bout des doigt le sexe tendu, elle ajouta : « Et regarde… tu gigotes tellement qu’on voit même ... » Elle n’avait pas eu besoin de finir sa phrase. Son mari constatait bien que la vidéo montrait son postérieur rebondi et ses larges cuisses se colorer et se zébrer de marques des lanières. Et, contraint d’écarter largement les jambes, il laissait apparaître furtivement le plus secret de lui-même. Cette constatation, la remarque un peu salace de son épouse, et le jeu des doigts sur sa queue ne firent que faire durcir un peu plus celle-ci. La honte de s’exhiber aussi impudiquement se mêlant au plaisir procuré par la caresse. Il n’avait ainsi plus les idées tout à fait claires quand, son épouse accentuait le mouvement, autrement dit le branlait avec vigueur, elle susurra : « Puisque tu aimes tant montrer ton cul et même ton petit trou …on va en faire profiter les autres... » Cette fois, il eut un vrai haut-le-cœur. Il tenta bien de protester : « Mais … tu ne vas quand même pas ...enfin ... » Elle étouffa ses récriminations en l’embrassant à pleine bouche, puis en se laissant tomber à genoux pour redonner force et vigueur à la queue en la suçant goulûment. Son mari ne fit rien pour échapper à cette délicieuse succion. Bien au contraire, il enfonça plus profondément son dard, en donnant de vigoureux coups de reins. Il ne tarda pas à exploser, inondant la bouche de son épouse, qui avala sans rechigner avant d’annoncer : « Comme ça ma copine verra qu’elle n’est pas la seule à fesser son petit mari » Elle lui confirma alors son intention, en lui montrant les photos des fesses meurtries du petit mari. Quoi qu’il ait pu en penser, il était trop tard pour le sien de protester. Et il savait bien qu’elle avait fait en sorte qu’en effet il ne soit pas reconnaissable. Comme elle l’avait indiqué à l’épouse, son mari était bien consentant … Et quand l’épouse s’en étonna, elle répondit d’une pirouette : 
De MarieCa à Épouse Était -il en situation de s’opposer à son épouse ? Lol !
 De Épouse à MarieCar Certes … Je trouve que c’est ...courageux de sa part, et de la tienne. Ça a dû être … troublant non ? 
De MarieCa à Épouse On peut le dire comme ça, en effet … Pour lui...et pour moi ! 
De Épouse à MarieCar ...et pour moi aussi tu sais. 

Troubles 

Elles ne s’épanchèrent pas plus avant sur leurs sentiments, pour l’une d’avoir ainsi exhibé l’intimité de son couple et pour l’autre d’avoir joué les voyeuses. Et d’en avoir été excitées l’une comme l’autre. Ce n’est qu’au cours des conversations suivantes, et par petites touches, d’abord allusives puis de plus en plus crues, qu’elles s’avouèrent, peut-être d’abord à elles-mêmes, leur « trouble ». Jusqu’à ce que l’épouse ose : 
De Épouse à MarieCar Tu sais … je dois t’avouer quelque chose …mais c’est … un peu gênant...
 De MarieCa à Epouse Ah … il me semble que maintenant… nous n’avons plus grand chose à nous cacher. Tu ne penses pas ? 
De Épouse à MarieCar C’est vrai. J’en suis un peu honteuse, mais en voyant ces images … enfin, tu me comprends … 
Bien sûr que sa correspondante avait compris à demi-mot. Mais, joueuse encore une fois, elle fit l’âne pour avoir du foin : 
De MarieCa à Épouse Ben … non. Je devrais comprendre quoi ? 
Cette fois, l’épouse renonça à finasser. Et elle lâche tout à trac :
 De Épouse à MarieCa Que j’ai mouillé ma culotte ! Voilà ! 
De MarieCa à Épouse Eh bien, il n’y a pas de quoi en fouetter un chat ! Ni un mari, lol. Tu as mouillé ton slip, c’est donc que tu en avais un, voilà tout ! 
De Épouse à MarieCa Tu ne m’en veux pas ?
 De MarieCa à Épouse T’en vouloir ? Mais de quoi, grands dieux ? 
De Épouse à MarieCa D’avoir été … excitée par la vision du cul de ton homme ! Tu ne trouves pas cela pervers ? 
 De MarieCa à Épouse Ah si ! Je trouve cela pervers … Délicieusement pervers ! Aussi pervers que d’avoir moi aussi mouillé à l’idée de t’avoir fait partager ces images ! (mais moi je n’avais pas de culotte...) Eh oui, ma chère, te faire voir le cul de mon mec pendant sa fessée m’a presque fait jouir. Alors à perverse, perverse et demie! 

 Aveux 

La franchise débonnaire de Marie-Caroline rassura pleinement l’épouse qui, dès lors, se sentit autorisée à être aussi directe. Les deux femmes constataient donc que la pratique régulière de la fessée sur leurs maris respectifs leur procurait des bouffées de sensualité. L’une reconnaissait sans fard que dès que son mari baissait sa culotte, elle sentait ses seins pointer, se durcir, et sa foufoune se contracter. L’autre admettait qu’il en était de même pour elle, et qu’il lui arrivait d’être proche de l’orgasme quand elle fessait son homme. Toutes deux avaient aussi remarqué que la virilité de leurs époux était bel et bien accrue par ces séances, aussi douloureuses soient-elles pour leurs postérieurs. Pour rassurer son amie, Marie-Caroline précisait que dans ce qu’elle qualifiait de « la vraie vie » elle était plutôt d’un naturel jaloux. « Si je vois une nana regarder mon mec avec un peu trop d’instance, je suis prête à lui arracher les yeux » Elle convenait même qu’il lui était arrivé de flanquer des raclées carabinées à son mari au seul motif qu’elle avait eu le sentiment qu’il avait attiré l’attention d’une autre femme, quand bien même elle savait qu’il n’avait rien fait pour cela. Mais elle avouait aussi que l’idée qu’une autre femme – en l’occurrence sa correspondante – puisse voir son mari prendre sa raclée, l’avait fortement émoustillée. L’épouse la comprenait d’autant mieux qu’emportée par la sorte de compétition dans laquelle étaient rentrées les deux femmes, elle décida de rendre la pareille à Marie-Caroline. 

 Chapitre 7 Au tour du petit mari 

 Décision

 Marie-Caroline n’avait rien demandé à l’épouse du petit mari. Elle n’attendait rien en retour de son initiative. Et l’épouse ne se sentait en rien obligée d’agir comme sa nouvelle amie. Mais elle sut très vite qu’elle allait le faire. Pas pour « faire plaisir » à son amie. Mais parce qu’elle estimait non pas avoir « le droit » de l’imposer à son petit mari, mais bel et bien qu’il le méritait. Pas du tout comme on « mérite » une punition. Elle avait emmené son mari dans un chemin qu’elle avait choisi, et qu’il avait partagé, elle l’accompagnerait dans l’étape suivante. En assumant son rôle, ce qu’elle estimait être sa responsabilité. En conséquence, il lui apparaissait que lui demander son avis, son autorisation, serait une sorte de lâcheté. Elle filmerait son petit mari en train de prendre sa fessée. Elle partagerait la vidéo avec Marie-Caroline et son mari. Voilà tout. Il lui était arrivé, sans qu’elle sache vraiment elle-même si c’était ou non une plaisanterie, de menacer son mari de lui en « coller une devant tout le monde ». Le moment était venu de passer à l’acte. Elle annoncerait sa décision à son petit mari. Comme elle ne lui demanderait pas son avis, il n’aurait pas à accepter. Ils resteraient, l’un et l’autre dans leurs rôles, Pourtant, partageant l’avis de Marie-Caroline, elle n’envisageait pas de lui cacher les choses. Il lui apparaissait nécessaire que son petit mari soit bien conscient de ce qui allait lui – et leur – arriver. Ainsi, elle ne précipita pas les choses. Elle ne voulait agir ni dans la précipitation, ni dans l’émotion. Elle se fit donc didactique.

 Annonce 

Un soir, alors que le petit mari avait déjà mis son pyjama et se préparait à prendre sa « fessée d’avant dodo »  selon l’expression enfantine et un peu railleuse qu’employait volontiers son épouse, celle-ci l’invita à s’asseoir à côté d’elle et lui dit: « Tu sais, mon chéri, tu n’es pas le seul homme à recevoir la fessée de sa femme » Un peu interloqué par cette entrée en matière, il ne put que répondre évasivement : « Ah … tu penses ...je ne sais pas ... » Reprenant le ton de l’ironie et de la légèreté, l’épouse confirma : « Eh oui, mon petit mari, tu n’es pas une exception. Il y a d’autres épouses tout aussi attentives à leurs maris » Et pour prouver ses dires, elle fit découvrir à son mari la vidéo que lui avait envoyée Marie-Caroline. Il la visionna sans commentaire, ayant peut-être déjà deviné où voulait en venir son épouse. Et la suite de la conversation le conforta dans cette opinion : « Il en prend une bonne, hein ?  Et pourtant, il ne proteste pas... » Diplomate, il se contenta de confirmer : « En effet. Je suppose qu’il n’a pas eu le choix ... » Elle le détrompa : « Mais si ! Mais il a compris que c’était pour son bien. Une fessée devant tout le monde, ce doit être plus … marquant, non ? » Qu’il en ait été convaincu ou non, il répondit évasivement : « Ben … euh … oui...peut-être ... » Son épouse poursuivit donc son avantage : « Pour le savoir ...il faudrait ...tu ne crois pas ? » Elle n’en dit pas plus, certaine qu’il avait très bien compris ses intentions . Mais comme il restait muet elle poursuivit, reprenant spontanément le ton qu’elle employait quand elle conviait son petit mari à se mettre en tenue de fessée : « Il me semble t’avoir posé une question ...Faut-il que je t’en colle une tout de suite pour obtenir une réponse ? » Ainsi, elle le remettait dans sa position de « vilain garnement » menacé d’une punition s’il ne s’exécutait pas. Il le comprit fort bien et convint : « Oui … bien sûr …il faudrait ... » Il n’était pas nécessaire d'expliciter les choses. Pour son épouse, sa réponse valait évidemment acquiescement. De plus, elle pouvait distinguer la bosse qui déformait le pantalon de pyjama de son mari. Elle lui fit remarquer ironiquement : « Mais il me semble que cette vision ne te laisse pas indifférent, petit cochon ! Tu sais ce que mérite une telle réaction ? » Il renonça à esquiver plus longtemps : « Oui ...je sais ... » et comprenant que son épouse attendait plus de lui, il admit clairement : « La fessée ... »

 Passage à l’acte


 Afin de pouvoir préparer correctement la prise de vue, l’épouse envoya son petit mari au coin. Si cela lui donnait quelques minutes de répit avant l’action, cela lui donnait aussi le temps de prendre vraiment conscience de ce qui allait se passer. Il allait prendre une fessée – cela, il y était habitué – mais des inconnus pour lui allaient assister à cette fessée, fusse de manière différée. Cette perspective l’angoissait, le paniquait même. Et pourtant, plus l’échéance se rapprochait, plus il lui apparaissait que ce qui n’aurait pu être qu’une menace en l’air allait bel et bien se concrétiser, plus son érection gagnait en rigidité. Ce que ne manqua pas de constater l’épouse quand elle l’invita à la rejoindre. Et ce constat la conforta dans sa décision. Cependant, elle ne déclencha la caméra de son téléphone que quand elle eut ordonné : « Tu te retournes et tu baisses ta culotte ! » Elle tint à ce que la fessée qu’elle allait flanquer à son petit mari respecte les codes qu’ils avaient mis en place au fil du temps. Contrairement à son amie, la corpulence de son mari lui permettait d’adopter la position plus classique – et plus infantilisante aussi à ses yeux – de la fessée sur les genoux. Un simple geste du doigt lui suffit pour que son petit mari vienne s’installer comme il savait devoir le faire. Allongé au travers des cuisses de son épouse, les mains posées sur le lit, les jambes ne touchant par le sol. Elle régla l’application « vidéo » de son téléphone, vérifia que l’image était bien centrée, et quand le clignotement lui indiqua que la vidéo était en cours, elle se mit posément à claquer le derrière aussi obligeamment présenté. 

 Résistance

 Comme à son habitude, elle commença par distribuer les claques alternativement sur une fesse puis sur l’autre, veillant à ce qu’elles soient appliquées sur toute la surface du postérieur. Elle ne put réprimer un sourire de satisfaction en constatant que celui-ci virait doucement au rose de plus en plus carmin. Mais elle remarqua aussi que son mari veillait à recevoir cette raclée sans moufter, sans s’agiter, sans gigoter, et surtout sans laisser échapper la moindre plainte malgré la multiplication des claques. Elle y vit une volonté de dignité, voire d’endurance, mais aussi une forme de résistance, qu’elle estima respectable. Mais qu’il lui fallait surmonter. Elle accentua donc le rythme des coups, et surtout laissa régulièrement la main s’égarer sur le haut des cuisses. Malgré les efforts du mari pour rester stoïque, il ne parvint pas à s’empêcher d’agiter les jambes quand la main frappait la peau plus sensible de l’intérieur des cuisses. Mais quand, peut-être inconsciemment, il se mit à plier les jambes, entravant ainsi les allers-retours de la main, elle interrompit un instant pour asséner : « Tu sais que si tu continues, ça sera sanctionné ! » Il se le tint pour dit, allongeant les jambes, et même croisant les mollets pour éviter qu’elles ne se relèvent machinalement. Mais il restait toujours silencieux, les mâchoires serrées, tout comme les fesses. Bien décidée à ne pas tolérer cette révolte, fusse-t-elle muette – et justement parce que muette – elle saisit alors la brosse à cheveux qu’elle avait préparée à portée de main. L’impact de la brosse sur un derrière déjà porté au vif eut raison de la résistance du petit mari. Alors que son derrière se marquait des plaques rouge violacé causées par la brosse, il laissa échapper d’abord des plaintes étouffées, puis des « aille !» et des « ouille ! » qui se mêlaient au bruit sec de l’instrument. En même temps, les fesses jusque là serrées et crispées se détendirent, comme si, elles aussi, renonçaient à résister. Par ce relâchement involontaire, le petit mari laissait lui aussi apparaître furtivement ce « petit trou » que celui de Marie-Caroline avait révélé. Même si elle doutait qu’il soit visible sur le film, ce dévoilement involontaire apparut à l’épouse comme une petite victoire. Son petit mari prenait sa fessée, exprimait son ressenti, et renonçait à toute forme de refus, et même de pudeur. Elle l’avait amené là où elle voulait. Elle l’avait aidé à franchir une limite. Quand enfin l’épouse estima que le postérieur de son mari avait atteint la couleur qu’elle souhaitait obtenir, elle l’autorisa à se relever. Pour, bien sûr, l’envoyer au coin, en ne manquant pas de filmer aussi sa déambulation vers celui-ci, avec même, pour finaliser sa vidéo, un gros plan fixe sur le derrière cramoisi. Il ne lui restait plus qu’à envoyer la vidéo à Marie-Caroline, accompagnée d’un commentaire laconique : 
De Épouse à MarieCa Et voilà, à mon tour… Merci de nous avoir permis d’’avancer. Quelques minutes après Marie-Caroline accusait réception : 
 De MarieCa à Épouse Mais c’est moi qui te remercie ! Si cela peut te rassurer le visionnage a eu le même effet sur moi …
 De Épouse à MarieCa Tu veux dire que, toi aussi tu as … ?
 De MarieCa à Épouse Eh oui ! Il faut croire que c’est une réaction bien naturelle … Si je peux me permettre, j’ai la foufoune qui ruisselle ! A tel point que je ne vais pas pouvoir attendre ce soir pour …

 Perspectives 

 Elle n’avait pas besoin d’être plus explicite. Elle savait bien que son amie la comprendrait sans qu’il soit besoin d’en dire plus. L’échange en resta donc là, alors que Marie-Caroline se donnait du plaisir sans retenue. Mais, le lendemain, elle accompagna son message d’une « pièce jointe à l’intention de ton petit mari » : 
« Cher Monsieur, Mon épouse m’a permis de voir le joli film que la vôtre lui a adressé hier. Je vous en remercie, même si, comme vous vous en seriez douté, ce visionnage s’est accompagné, pour moi, d’une fessée tout aussi retentissante que celle que vous avez reçue. Mon épouse et moi-même nous réjouissons de constater que votre couple fonctionne avec les mêmes règles que le nôtre. Il est rassurant pour moi, je vous l’assure, de savoir que d’autres maris connaissent cette forme de relation de couple dont nous ne sommes pas des prosélytes, mais que nous sommes heureux de savoir partagée par d’autres. Nous espérons sincèrement que la cette vidéo ne sera pas une fin, mais bien un début. Et que nous aurons, très prochainement, l’occasion de poursuivre nos échanges « en présentiel » selon le terme maintenant consacré. Je gage que nos épouses ne manqueront pas de rendre cette perspective concrète quand elles en l’auront décidé. Bien confraternellement si je puis dire. Le mari de Marie-Caroline. »
 Pour le petit mari, c’était l’annonce d’une nouvelle étape à franchir, et de nouvelles perspectives.

 Fin

 Table des matières 
Le « petit mari » 3 
 Chapitre premier 
A la fessée ce soir 3 « Au coin » 3 En pyjama ! 3 En place ! 3 La première fois 4 « Mon petit mari » 5 Fessé cul nu ! 5 Au coin, mains sur la tête ! 6 Suite 6 
Chapitre 2 
Un mode de vie 7 Bis repetita 7 La même, et pourtant différente 7 Interdiction 8 Vespérales et matutinales 8 « Y penser toujours, n’en parler jamais » 9 Un besoin 9
 Chapitre 3 
Partages d’expériences 11 Révélation 11 Marie-Claude et l’autorité matrimoniale 12 Répondre à un besoin 12 La fessée méritée ou demandée 12 Sans raison 13 De la diversité des fessées 13 La quotidienneté et les journées particulières 14 
Chapitre 4
 Autres couples, même mœurs 17 Variété des pratiques 17 Marie-Caroline et le tarif 17 Tradition familiale 17 Le tarif 18 Progrès 19 « Rubis sur l’ongle » 20 
Chapitre 5 
Échanges entre épouses 22 Conversations 22 A l’heure dite 24 Comparaisons 24 « Souriez, vous êtes filmé ! » 25 
Chapitre 6 Communauté 28 Consentant 28 Troubles 29 Aveux 30 
 Chapitre 7 Au tour du petit mari 32 Décision 32 Annonce 32 Passage à l’acte 33 Résistance 33 Perspectives 35

jeudi 6 février 2020

L'attente



Dans la chambre vide, dont les rideaux filtrent la lumière du jour, le silence est presque total. A peine Eugénie perçoit-elle faiblement un bruissement de pas sur la moquette du couloir de l’hôtel. Mais ce bruit, si étouffé soit-il, suffit à la faire tressaillir. Pourtant, attentive, elle veille à ne pas changer de position. Elle est nue, à genoux, les cuisses écartées, les mains sur la tête. Offerte, impudique et vulnérable. Elle craint et espère à la fois que le pas qu’elle entend soit bien le sien. Qu’il va entrer, qu’il va venir. Impatiente que cette attente angoissante se termine, même si elle sait ce qu’elle subira quand il sera entré. Elle imagine déjà son regard mi-sévère, mi-amusé. Elle anticipe l’angoisse qui sera la sienne quand il passera derrière elle, disparaissant de sa vue. Tous ses sens en éveil, elle s’efforcera de deviner, à l’oreille, de quel instrument il se sera emparé. Choisira-t-il la cravache de cuir qu’elle a dû elle-même lui apporter et laisser, bien en évidence, sur le lit ? Ou bien percevra-t-elle le chuintement de la ceinture qu’il fera glisser dans les passants de son pantalon, ou le bruit de ramage des lanières d’un martinet qu’on agite, ou encore le sifflement aigu  d’une fine baguette qui fend l’air ?  Elle sait que, malgré ses efforts, elle aura du mal à ne pas frissonner en anticipant l’impact du premier coup. Inconsciemment, elle serrera les fesses, tout en sachant que la morsure de la badine ou des lanières n’en sera pas moins douloureuse pour autant. Mais elle sait qu’il peut aussi délaisser momentanément son derrière pour commencer par titiller ses flancs, ses épaules, ses seins ou même la plante de ses pieds. A cette pensée, ses pieds se crispent au souvenir de l’éclair de douleur qui avait vrillé son corps quand la cravache était venue frapper cet endroit si sensible lors de leur dernière rencontre. Une sorte de courant électrique avait traversé son corps, remontant par ses cuisses, jusqu’à son sexe qui avait palpité et les pointes de ses seins .Et celles-ci durcissent, réagissant à la crainte de la souffrance comme à l’attente du plaisir, par le redressement insolent des tétons que mordront aussi les pinces qu’il y accrochera.


 Les pas se rapprochent.  Un instant de silence encore plus pesant. Le bruit de la serrure, la porte qui s’ouvre, sa silhouette qui se détache un instant dans l’encadrement. Mais aussi, mais surtout, derrière lui, dans le couloir, les bras encombrés de linge, une employée de l’hôtel qui vaque à son travail. Un regard bref, si bref qu’elle ne sait s’il a vraiment existé, ou si elle l’a seulement craint. A-t-elle été vue par cette inconnue dans cette position de soumission ? La femme de chambre a-t-elle pu apercevoir cette  femme nue, tellement impudique, exhibée, indécente ?  Peut-elle comprendre pourquoi cette cliente est ainsi agenouillée, la foufoune glabre exposée ?
La porte s’est déjà refermée, Eugénie ne saura jamais si elle a été découverte. Si la jeune femme de chambre sait maintenant que la cliente de la chambre 132 est exposée, à poil, agenouillée,  les cuisses écartées, la chatte offerte. Si elle a compris que le client qui, tout à l’heure, s’est présenté à l’accueil avec cette belle femme, comme un couple illégitime qui vient prendre du bon temps en journée à l’hôtel, va maintenant la frapper, la flageller, la faire souffrir. Comment pourrait-elle comprendre que cette femme accepte, plus même, attend, qu’il la traite ainsi ? Qu’il la maltraite, qu’il la fesse, qu’il zèbre ses fesses de coups de martinet, qu’il lui rougisse le cul en la fessant à la volée, qu’il lui impose des pinces sur les tétons et sur le sexe ? Comment pourrait-elle comprendre comment une femme en vient là, alors qu’Eugénie, elle-même serait bien incapable de l’expliquer.


Comment, en effet, en est-elle venue là ?  A attendre, presque avec impatience, que cet homme vienne la maltraiter, la fesser, la fouetter, la faire souffrir jusqu’à ce que les larmes lui perlent aux coins des yeux ? Alors qu’elle l’attendait, veillant à respecter strictement les consignes qu’il lui a imposées : être nue, en position de soumission, les étapes de son parcours lui étaient revenues confusément.

La rencontre virtuelle tout d’abord. Ces échanges de messages sur un site coquin. Pourquoi avait-elle engagé et poursuivit le dialogue avec cet homme au pseudo quelconque, alors qu’elle envoyait bouler tant d’autres correspondants ?  Peut-être parce que, à la différence d’autres, il n’a pas commencé par lui poser tout de go les questions récurrentes du genre « t’es à poil ? » ou « t’as de gros seins ? »  Elle ne se souvient que confusément de leurs premières conversations. Comment était-il arrivé à ce qu’elle en révèle autant sur elle, sur son intimité ? Peut-être, paradoxalement, parce que, justement, il ne lui avait pas demandé. Et pourtant, elle s’était dévoilée. Exposant, en termes non équivoques, ce qu’elle n’avait jamais divulgué à qui que se soit. Ses fantasmes, ses rêves éveillés, ces idées inavouables. Son trouble quand elle découvrait, au hasard de ses pérégrinations sur Internet ou de ses lectures, les mots tabous : « punie », « raclée », « soumission » et surtout, surtout,  "fessée ».

 Ce mot la troublait depuis si longtemps, depuis son enfance peut-être. Pourtant elle n’avait jamais été fessée durant l’enfance, et l’idée même de traiter ainsi un enfant lui fait horreur. Tout comme elle était prête, elle la jeune femme des années du féminisme revendicatif, à se mobiliser contre toute violence faite aux femmes. Mais, dès son adolescence, elle avait lu, en cachette, de ces récits de punitions conjugales, de femmes fessées, d’épouses punies, de maîtresses soumises, qui pullulent dans les revues coquines. Et ces lectures avaient accompagné ses pratiques sensuelles solitaires. Etait-ce elle qui l’avait avoué en premier, ou bien lui qui l’avait interrogée à ce sujet ? Elle ne saurait le dire. Elle n’en avait jamais parlé, même à ses partenaires ou à ses meilleures amies. Avec elles, il lui était arrivé de se confier sur ses flirts, puis sur ses rencontres amoureuses. Elle n’était certes pas prolixe en la matière, mais assez libérée pour ne pas se formaliser quand une de ses amies lui révélait telle ou telle découverte en matière de sexe, et pour ne pas hésiter à faire partager, fusse à demi-mots, les siennes. Mais, peut-être curieusement, autant il lui était finalement presque facile de convenir qu’elle pratiquait sans réticence la fellation –«  jusqu’au bout » avait-elle précisé à une copine qui lui expliquait qu’elle ne parvenait pas à faire ce cadeau à son amant -  ou la sodomie ; autant partager ses fantasmes lui apparaissait impossible.
 Pourtant, avec lui, elle s’était presque spontanément révélée, sans qu’elle puisse vraiment dire pourquoi.  Comme elle a du mal à se souvenir comment il l’a amenée à passer des aveux, des confidences, à l’obéissance à distance. A se plier à ses ordres relatifs à ses tenues vestimentaires, à lui envoyer des photos de plus en plus intimes. Ses seins, ses fesses, son sexe. Puis des vidéos de ses séances de caresses et de masturbation. Mais aussi à ne se faire jouir seule qu’avec son autorisation, elle qui se livrait à ces activités sensuelles quand son homme s’absentait. Et même à lui demander l’autorisation, à implorer qu’il le lui permette. Ou, au contraire, à se faire jouir à l’heure qu’il lui imposerait

Alors, comment avait-il réussi à la prendre en faute ? Quels avaient été les premiers motifs de ses punitions ? Là aussi, les souvenirs d’Eugénie étaient confus. Avoir trop fumé, ou trop bu. S’être refusée à son mari. Ou peut-être, mais elle n’en est même pas sûre, n’avoir pas obéi correctement aux injonctions de Monsieur. Pourtant elle s’était bel et bien pliée à ces punitions. Des lignes à écrire, punition infantile, régressive. Il ne lui avait même pas demandé de lui envoyer la photo de ces lignes, comme si il savait qu’elle ne mentirait pas, qu’elle ne jouerait pas. Elle s’était imposé de calligraphier, de sa plus belle écriture, ces phrases humiliantes. « Je dois obéir à Monsieur sans discuter ni récriminer » ; « Je suis la chose de Monsieur, et je le remercie de me punir quand je le mérite » ; «Je ne dois jouir que quand Monsieur m’y autorise » ; « Je vous prie de m’autoriser à me faire jouir, Monsieur » … De la même manière, elle était restée « au coin », nue, les mains sur la tête, quand il lui en donnait l’ordre. Malgré l’inconfort de la position, la douleur aux genoux, les tensions dans le dos selon qu’il ait ordonné qu’elle soit debout ou à genoux, le nez au mur.  Là, elle avait dû lui envoyer les photos … Comme celles de ses seins ornés de pinces à linge. Avec de courtes vidéos commentées : « Cinq minutes, merci Monsieur » ; « Dix minutes, merci Monsieur » … jusqu’à « Trente minutes, merci Monsieur » jusqu’à celle de l’enlèvement des pinces, avec l’explosion de douleur qui la faisait geindre, avant de haleter de plaisir quand il l’autorisait à se faire jouir. Ces moments où se mêlaient une vraie humiliation, et de vrais frissons de plaisir. Etre ainsi nue, à genoux, cuisses largement écartées, impudique, obscène,  les seins insolents aux pointes dardées, dans cette « position de soumise » qu’il lui avait apprise, honteuse d’ainsi s’avilir, et pourtant son intimité ruisselante.  Elle lui avouait, encore une fois honteuse, et en même temps presque fière. « Oui, Monsieur, quand je suis en position de soumise, je mouille » ; « Ma chatte est toute moite, Monsieur » ; « Quand j’ai les pinces aux seins j’ai mal, Monsieur, mais je mouille comme une salope, ma foufoune ruisselle, même mon petit trou palpite, Monsieur ».  Au fil des semaines, ces moments de punitions, elle les attendait, les espérait, tout autant qu’elle les redoutait.


Comme elle avait redouté, mais aussi attendu et espéré le moment de cette première rencontre avec ce « Monsieur » dont elle ne connaissait que la voix – encore leurs échanges téléphoniques avaient-ils été limités -, et les volontés, ou plutôt les ordres. Elle avait consciencieusement  suivi les consignes reçues. La tenue vestimentaire, jupe, bien sûr, et chemisier dont elle devait laisser trois boutons ouverts. Soutien gorge pigeonnant, bas avec porte-jarretelles, mais, exceptionnellement, culotte obligatoire. « Il faut que tu en portes une, pour pouvoir l’enlever »avait-il précisé.
 En soi, l’injonction ne l’avait pas troublée outre mesure. Se passer de slip n’était plus pour elle une vraie épreuve. Elle avait déjà vécue, sur ordre de Monsieur, des « journées cul nu ». Et, quelles qu’aient été ses craintes la première fois, avec ce sentiment que « tout le monde allait le voir », elle avait ressenti une sorte de fierté à relever ce défi. Monsieur lui avait aussi révélé qu’il lui était arrivé de demander – et elle savait que pour lui cela signifiait  exiger – à sa compagne d’aller retirer sa culotte aux toilettes pour la lui ramener à table. Elle se sentait prête à une telle épreuve. Pourtant elle fut pour le moins déstabilisée quand, alors qu’ils dînaient au restaurant de l’hôtel dans lequel ils s’étaient retrouvés, il lui dit tout à trac : «Maintenant tu la retires, et tu la poses sur la table » D’abord, elle avait incliné la tête en signe d’acceptation, puis elle avait esquissé un mouvement pour se lever. Mais un simple claquement de langue avait suffi pour qu’il le lui interdise. Et il avait précisé : « Là, tout de suite » Elle avait tressailli, mais son regard, à la fois ironique et impénétrable lui avait fait comprendre que l’ordre n’était pas négociable. Certes, la nappe était assez longue pour cacher leurs jambes, mais les tables voisines étaient si proches qu’ils entendaient les conversations de leurs occupants. Il n’avait pourtant pas baissé la voix pour ajouter : « Retire ta culotte tout de suite, à moins que tu veuilles ta fessée tout de suite, là devant tout le monde » Les autres dîneurs avaient-ils pu entendre ? Elle n’osa pas les regarder. Elle resta les yeux rivés sur la table, souleva légèrement les fesses de son siège, se baissa pour passer les mains sous sa jupe, et saisit son slip entre pouce et index. D’un geste brusque, comme on se jette à l’eau,  elle fit glisser le sous-vêtement jusqu’à ses chevilles. Elle se redressa un instant, planta son regard dans celui de Monsieur,  comme pour le défier, puis se baissa à nouveau. Avait-elle tremblé, ou bien son mouvement avait-il été trop rapide ? En tous cas, le slip resta un instant accroché aux souliers, et elle dut s’y reprendre à deux fois pour lui faire passer l’obstacle. Elle y parvint cependant, et posa la main serrée sur le morceau de tissu sur la table. Monsieur tendit la sienne, et, vaincue, elle y déposa la boule soyeuse, qu’il porta aussitôt à son nez, la reniflant avec un sourire sardonique avant de la glisser dans sa poche. Un nouvel ordre : « Relève ta jupe, le cul directement sur le siège ! » Une nouvelle fois elle obtempéra. Alors seulement, elle osa regarder autour d’elle, emplie à la fois de terreur qu’on ait pu la voir, et d’une incommensurable fierté.

Le repas se poursuivit sans qu’il ne fasse la moindre allusion à ce qui venait de se passer. Mais, après le dessert, au lieu de se diriger vers la chambre comme elle s’y attendait, il l’emmena vers le jardin de l’hôtel, et la fit s’asseoir sur un banc, lui prenant place sur une chaise. Un ordre bref :«écarte les jambes, montre-moi ! » Malgré la proximité d’autres clients, elle hésita à peine, et elle ouvrit le compas de ses cuisses. Elle n’aurait su dire s’il avait vraiment pu apercevoir sa foufoune glabre – l’épilation de celle-ci avait été une des premières épreuves qu’elle avait eu à subir – mais il confirma d’un hochement de tête qu’il était satisfait. Il sortit alors la culotte de sa poche et, tranquillement, la lui tendit en disant seulement : « Remets- la, maintenant » Aussitôt elle comprit que ce serait autrement plus difficile que de la retirer. Il lui fallut, en effet, d’abord se pencher pour l’enfiler – en prenant garde cette fois à ce que ses pieds n’accrochent pas le slip – puis le faire remonter le long de ses jambes jusqu’à ses genoux. Mais il était alors incontournable de se lever, pour remonter la culotte jusqu’en haut en relevant sa jupe. Elle ne pouvait ignorer qu’alors, pendant quelques secondes, son bas ventre serait exposé. Elle fut du reste bien consciente que l’homme qui fumait une cigarette sur un banc à quelques mètres d’eux, n’en avait pas perdu une miette. Mais elle n’eut pas le temps d’avoir honte. Déjà Monsieur lui lançait, assez fort pour que l’homme n’ait pas pu ne pas entendre : « Maintenant tu montes et tu m’attends. En position…de présentation. »

Il n’avait pas besoin d’en dire plus. Elle savait ce que cela signifiait. Ces « positions », il les lui avait enseignées, en lui envoyant même des photos pour qu’elle les apprenne. Elle les avait en effet étudiées, et expérimentées, en lui envoyant les photos pour qu’il en juge. Elle avait même copié leurs prescriptions :
« L’attente » : debout, face à Monsieur, mains dans le dos, jambes écartées et les yeux baissés.
C’était parfois l’attente de son arrivée, mais aussi parfois celle des pinces que Monsieur viendrait accrocher à ses tétons.
« L’arrière » : penchée en avant, mains sur les genoux pour bien présenter le cul à Monsieur.
Quand il lui faisait prendre cette position, elle savait que son derrière aurait à subir la main, ou les instruments choisis par Monsieur. Et que si elle perdait l’équilibre et bougeait les pieds, la punition serait immédiate.
« Les mains » : accroupie, en équilibre, les bras tendus, paumes vers le ciel.
Peut-être celle qu’elle craignait le plus, les coups de cravache ou de ceinture sur la paume des mains lui semblant plus douloureux que sur les fesses. Et, là aussi, si elle perdait l’équilibre, la conséquence était cuisante.
« Présentation » : à genoux, cuisses largement écartées, mains sur la tête.
Totalement impudique, exposant sa foufoune.
« Exposition » : à genoux, buste penché jusqu’au sol, mains écartant largement les fesses.
Plus impudique encore, montrant bien le petit trou …

Il n’avait donc pas eu à en dire plus. Elle s’était dépêchée de monter dans la chambre, avait pris soin de laisser la porte entrouverte – ce qui augmentait sa crainte d’être vue – puis s’était promptement déshabillée, en rangeant soigneusement ses vêtements sur une chaise.  Bien qu’elle en ait très envie, elle n’était pas passée aux toilettes, sachant qu’une des prescriptions permanentes et incontournables de Monsieur était l’interdiction de faire pipi trois heures avant leurs rencontres. Il exigeait en effet qu’elle le fit en sa présence et sans se cacher.  A la peur d’être vue, s’ajoutait donc celle de ne pas savoir résister au besoin de faire pipi. C’est aussi pourquoi elle attendait avec tellement d’impatience qu’il entre…













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