dimanche 29 novembre 2009

Decouverte 3

L’OUVERTURE
Aïe ! Mon Dieu que ça fait mal ! En suis-je étonnée ? Pas vraiment, il faudrait être encore plus naïve qu’il m’arrive de l’être pour ne pas avoir anticipé le fait que se faire claquer les fesses pouvait être douloureux. Mais je ne pensais pas que la première claque ferait aussi mal ! Bien sur il m’est déjà arrivé de prendre une « main aux fesses ». Un de mes amis, charmant mais qui manquait peut-être un peu de délicatesse, m’a même dit un jour que j’avais « un derrière (il n’avait pas employé de mot) qui attire la main ». Même si c’était, dans sa bouche, un compliment, j’avais quand même failli lui mettre la mienne dans la figure. Mais jamais je n’avais eu cette sensation d’avoir la peau martyrisée d’un seul coup. DU reste, quelles qu’aient été mes résolutions, et Dieu sait si je me suis imaginé ces instants avant de les vivre, je n’ai pu m’empêcher de pousser un bref cri de douleur et mon corps s’est cabré comme celui d’un cheval. Et si je n’ai pas protégé mes arrières de mes mains, c’est que celles – ci me servent d’appui au sol.
Vlan ! Une seconde claque vient s’écraser sur l’autre fesse, elle me fait aussi mal que la première, mais cette fois je serre les dents. Le combat commence, je ne vais pas crier ni me plaindre. Après tout je l’ai voulue, je la reçois. Je voulais savoir, je sais. Je sais que ça fait mal ! Les claques arrivent maintenant régulièrement, alternativement sur une fesse puis sur l’autre. Je ne peux m’empêcher d’analyser les choses, et je m’étonne presque que la douleur n’augmente pas vraiment avec le nombre de coups. Je comprends aussi qu’il ne les appuie pas, qu’il ne force pas son talent en quelque sorte. Pourtant, j’en atteste, ce sont de vraies claques, en rien des simulacres. Il prend son temps, je devine qu’il lève la main assez haut, puis la main retombe sur le globe qui lui est offert. Je comprends que la douleur plus vive vient probablement aussi du fait que mon derrière doit tendre le tissus de ma jupe. Il est vrai que les rondeurs de mes fesses font qu’il est rare que les robes ou les jupes flottent autour d’elles. Pour dire les choses sans élégance, j’ai un cul qui remplit bien ! Comme le disait, toujours sans beaucoup de délicatesse, le même ami : « Avec toi on a quelque chose dans les mains, ton cul les remplit ! » Là, il me semble me souvenir que j’avais pris la remarque comme un compliment. Aujourd’hui, j’ai pourtant pris soin de choisir une jupe plutôt ample, du genre corole. Non que je voulais cacher la rotondité de mon arrière train, je savais trop qu’elle serait révélée, mais parce que le monsieur m’avait prévenu qu’il y aurait retroussage et que, pour ce faire, il était préférable que la jupe ne soit pas trop près du corps. Il m’a même menacé d’une punition plus sévère s’il devait, lui, avoir du mal à trousser. Mais à vrai dire ce n’est pas tant la peur d’une sévérité dont je ne connaissais pas encore alors les conséquences qui m’a poussé à choisir cette jupe ample. C’est bien plus l’idée de ne pas avoir à me trémousser et à gigoter pour laisser la jupe se relever. Où va se nicher la pudeur, j’envisageais sans craintes de me laisser mettre les fesses à l’air, mais il me semblait humiliant d’avoir à me dandiner et à tortiller du croupion pour le faire. Quand je dis « sans crainte », c’est vraiment une expression. Bien sur que, depuis que j’ai pris la décision de le faire, je suis terrorisée. Je l’ai été pendant tout ces jours durant lesquels « il » m’a détaillé par le menu comment « ça » allait se passer. Je l’ai été la nuit qui a précédé « le » jour. Ce matin j’étais plus que paniquée. A en avoir les jambes qui flageolent. A avoir du mal à avaler une gorgée de café ou d’eau. A être en tout cas incapable d’avaler quoi que se soit à midi. A en avoir les mains qui tremblaient en m’habillant. A jurer tout les jurons de ma connaissance quand je n’arrivais pas à accrocher correctement ce p** de porte-jarretelles qu’il m’avait imposé de porter. A manquer aussi d’accrocher ma voiture en la sortant du garage, et à quand même sourire en m’imaginant que cela lui fournirait un excellent prétexte, tout à fait dans le mythe du macho qui punit la gourdasse qui a abimé la voiture de monsieur. Et que dire de la boule d’angoisse qui s’est installée au creux de mon estomac en arrivant en vue de ce motel où nous avions rendez-vous ? Je ne sais pas comment j’ai pu traverser les quelques mètres qui me séparaient de cette porte 143 vers laquelle je me suis pourtant dirigée comme un zombi, comme poussée par une force supérieure à ma volonté. Et pourtant non, j’étais parfaitement consciente. Je savais tout à fait bien ce que je faisais. Je n’étais ni droguée, ni trompée, ni innocente. J’étais bien cette jeune femme, responsable, plutôt sérieuse, raisonnable même, qui allait frapper à la porte de la chambre d’un inconnu pour qu’il lui flanque une fessée, elle qui n’en avait jamais reçu enfant. Je savais cela, j’en avais une peur à faire pipi par terre, et pourtant, pas un instant je n’ai pensé à reculer, à renoncer, à m’enfuir. Ma décision était prise, rien, même ou surtout pas le fait de comprendre que je faisais une bêtise ne m’aurait fait abandonner. Comme je lui en avais demandé l’autorisation, je me suis caché les yeux d’un bandeau. Je ne me sentais pas capable en effet de l’affronter du regard. Je savais fort bien que se faisant j’aggravais plutôt les risques, mais au point où j’en étais … Comme il m’avait donné consigne de le faire, j’ai frappé trois coups à la porte, puis je suis entré dans le vestibule, et j’ai ouvert l’autre porte. Et d’un seul coup, avant même que j’ai entendu sa voix, la peur qui m’étreignait la gorge s’est évanouie. Une seconde auparavant, je pense que j’aurais été dans l’incapacité de prononcer un mot audible. Et là je me suis entendu répondre d’une voix étrangement normale. Plus étonnant encore, tout ce qui s’est passé à partir de cet instant m’est apparu complètement normal, évident, prévu. Il est vrai que nous en avions discuté des modalités pendant des heures dans nos échanges de mails. Il m’a donc semblé que, dés que je suis entrée dans cette chambre anonyme, j’étais en quelque sorte passé dans une autre dimension, dans un autre monde. Un peu comme Alice traversant le miroir. Un monde où il est tout à fait normal qu’une femme adulte demande à un inconnu de lui administrer une fessée. Où il est tout à fait normal de s’allonger au travers des cuisses de celui-ci pour lui mettre sous les yeux un derrière rebondi. Où il va de soi que celui-ci est immédiatement fustigé de grandes claques sonores. Et où il est tout à fait prévisible que, quand l’averse des claques s’interrompt, c’est que le monsieur a décidé de passer à l’étape du retroussage. Ca y est, c’est le moment, il va me trousser. Il va découvrir mes cuisses, il va voir mon cul. Cet homme que je ne connais pas, au sens où je ne l’ai jamais vu, qui n’est pas mon amant, va voir mes fesses. Et cela me parait évident. Je ne suis ni choquée, ni apeurée, ni même excitée. Je ne suis plus une jeune femme bien sous tout rapport, une femme respectée. Puisqu’une femme respectée ne montre pas son derrière ainsi. Je ne suis pas non plus une amoureuse décidée à émoustiller son amant, même si je sais que mon postérieur peut servir en la matière. Je suis seulement, et cela me convient parfaitement, une femme qui reçoit une fessée, et à qui on va relever la jupe pour mieux la fesser.

Decouverte 2

JUSTE AVANT
Elle a parfaitement respecté les consignes, je n’en avais d’ailleurs pas douté. Son souci de précisions sur celles-ci, ces questions presque enfantines parfois, me persuadaient qu’elle ne jouait pas. Ou alors comme le font les enfants, avec plus de vérité dans leur jeu que dans nos soi disant vies réelles d’adultes. Elle s’est présenté à l’heure dite, je n’ai même pas mu lui reprocher un retard qui eut parfaitement justifié que j’annonce une punition plus sévère. J’avais entendu sa voiture arriver, mais je m’étais interdit d’aller à la fenêtre pour la voir approcher. J’ai donc attendu d’entendre les trois coups à la première porte, puis celle – ci s’ouvrir, puis enfin la deuxième. Elle m’est alors apparue, curieux mélange de force et de fragilité. Elle m’avait dit être grande, elle l’est. Sculpturale, plantée sur ses deux jambes, la vague de ses cheveux dégoulinant sur ses épaules larges. Elle n’a pas ouvert la porte en hésitant, mais au contraire d’un seul mouvementa, presque brusque. Elle est ainsi apparue soudain, occupant l’espace ouvert par la porte, avant de réussir à la refermer sans se retourner vraiment, comme si elle avait inconsciemment veillé à ne pas me montrer son dos, alors que je savais déjà que je verrais et traiterais le bas de celui-ci. Elle avait noué sur ses yeux un foulard en camaïeu de gris, qui s’accordait parfaitement avec la couleur de ses cheveux. Hasard ou coquetterie féminine ? Immédiatement mon regard a été attiré par le décolleté. Elle portait une sorte de tunique en lin blanc cassé qui laissait deviner une poitrine ample et généreuse. Comme elle se tenait très droite, presque hiératique, ses seins se soulevaient au rythme de sa respiration, en tendant l’étoffe. En dessous une petite jupe sage, juste au dessus du genou et plutôt ample. Elle avait donc bien compris qu’une jupe trop étroite lui vaudrait une sanction immédiate, et cela me fit sourire. Je constatais aussi que ses jambes étaient gainées de gris perle, et je ne doutais pas un instant qu’elle avait choisi de vrais bas.
Comme le haut de son visage était caché par le foulard, sa bouche apparaissait encore plus majestueuse. Une bouche qui exalte la sensualité. Des lèvres charnues, entrouvertes sur des dents parfaites. Des lèvres sensuelles, qui ne souriaient pas mais qui exercèrent immédiatement sur moi un pouvoir d’attraction. Les voir, c’est imaginer immédiatement leur texture soyeuse, leur chaleur moite, leur humidité rassurante. On hésite à choisir entre imaginer y coller sa propre bouche en ressentir le moelleux et y souder ses lèvres avant de les forcer pour introduire dans cette accueillante miche une langue à la recherche de la sienne et se voir y introduire sans préliminaire un sexe qu’elle semble être faite pour accueillir.
J’aurais bien profité un moment encore du plaisir de détailler ce corps exposé à mes regards lubriques, mais je ne voulais pas prolonger outre mesure l’incertitude pour elle. Je me décidais donc à prononcer les paroles dont nous avions convenus, et elle respecta elle aussi à la lettre les phrases établies. Mais à vrai dire je ne m’attachais pas au sens, ne doutant pas une seule seconde qu’elle dirait très exactement ce qu’elle avait à dire, la raison de sa présence, dans sa simple vérité crue. Mais c’est la musique de violoncelle de sa voix qui m’atteignit au plexus comme un coup de poing. Elle ne murmurait pas, elle déclamait d’une voix à la fois forte et presque sourde, aux accents profonds et harmonieux. Faut-il le dire, alors que jusque là j’en étais resté à un examen presque extérieur de la belle, c’est le son de sa voix qui déclencha mon érection. Et c’est ma voix, et non la sienne, qui eut du mal à trouver le ton juste pour poursuivre notre bref échange.
Je me suis levé et approché d’elle. Avant de la prendre par la main, j’ai fermé un court instant les yeux, pour être comme elle, proche et aveugle. C’est alors que j’ai perçu l’odeur de foin fraichement coupé qui se dégageait de sa personne. Un mélange subtil d’un parfum très discret, aux notes plutôt fraiches, et de sa propre senteur, que je pouvais presque analyser, faite d’épices et de vanille. Quand je rouvris les yeux, ils furent bien entendu irrésistiblement attirés par la vallée profonde qui se présentait à eux. Elle séparait deux bombements riches et blancs, dont je pouvais deviner la douceur rien qu’à en découvrir le grain de peau et la couleur opaline. Il me fut difficile, je l’avoue, de résister à l’envie d’y fourrer mon visage, de m’emplir les narines de cette odeur terrienne, de ma vautrer dans ces rondeurs douces et accueillantes. Comme il me fut difficile de renoncer à écraser cette bouche insolente de vie et de sensualité par la mienne, jusqu’à la faire gémir. Ce fut à mon tour de devoir prendre sur moi, de respirer un grand coup pour retrouver mon calme et être en mesure de lui prendre la main, sans violence ni douceur, pour l’amener à coté du petit fauteuil capitonné que j’avais préparé au milieu de la pièce. Une nouvelle fois deux accords de cordes répondirent ce qu’il était convenu à mon ultime question. Il ne me restait plus qu’à lui indiquer par le mouvement ce que j’attendais d’elle, et qu’elle savait fort bien. Elle ne tenta ni de s’y soustraire, ni de feindre de le découvrir. Et c’est d’elle-même, juste en tâtonnant pour trouver ses marques et la meilleure position, qu’elle s’allongea au travers de mes genoux dés que je lui indiquais qu’il le fallait. Comme elle me semblait risquer de glisser si elle s’agitait, et comme mon intention était bien qu’elle le fit, je m’assurais qu’il n’en serait rien en la maintenant du bras gauche. Elle rectifia d’elle-même la position pour que ses seins ne soient pas écrasés, les faisant remonter sans barguigner, et me donnant ainsi le plaisir de les voir sur le point de jaillir de son vêtement. Dans le mouvement, la jupe avait un peu remonté sur les cuisses, me permettant de confirmer mon intuition quant à la présence d’un porte-jarretelles. Mais il n’était pas encore dans mon intention de découvrir le cadre qu’elle m’avait concocté pour le centre de mon intérêt. Il me fallait respecter l’ordre, les étapes, et le rituel. A contre – cœur, je tirais donc même un peu sur le bord de la jupe pour qu’elle recouvre un peu mieux les larges cuisses. Mouvement presque sacrilège. Mais ce faisant le tissus se tendait et venait alors mouler de manière plus étroite le derrière offert à ma vue et qui n’attendait plus que la première salve.
Elle allait être fessée.
e

Decouverte 1

AVANT
Comme nous en aurons convenus, vous le rejoindrez dans cette chambre anonyme d’un motel tout aussi anonyme et impersonnel. Un message sur votre portable vous aura indiqué le numéro de la chambre et l’heure à laquelle vous serez attendue. Avant de sortir de votre voiture, vous vérifierez si votre tenue est bien conforme aux consignes reçues. Certes, vous serez décidée à recevoir cette punition si souvent évoquée sans en connaître vraiment les raisons, mais vous ne vous risquerez pas, pour cette première, à lui en fournir une par une désobéissance préalable ou un retard volontaire. Vous vous remémorerez donc les termes du dernier courriel reçu :
Jupe ou robe, c’est à votre convenance. Longue ou courte, peu importe, puisqu’elle sera troussée. Sachez seulement que si cette opération s’avérait difficile du fait de votre choix, vous auriez à en répondre par une sévérité accrue. En aucun cas un pantalon, mais cela va sans dire, et bien sur pas non plus de collants, mais des bas. A vous de choisir s’ils seront de ceux « qui tiennent seuls » ou si vous préférerez me faire le cadeau de l’encadrement de l‘objet de mon attention par les rubans d’un porte -jarretelles. Il n’est pas nécessaire non plus de préciser que pour pouvoir être déculottée comme il convient, il est nécessaire de porter ce vêtement qui devra disparaître. Pour le reste, vous avez toute latitude sur le choix de votre tenue. Vous penserez bien sur au foulard nécessaire pour ce que vous savez.
Un rapide coup d’œil dans le rétroviseur, une petite tape machinale pour discipliner un peu vos cheveux – un sourire en constatant que c’est à ce mot de « discipliner » que vous avez spontanément pensé, et qu’il va si bien avec ce qui va se passer – une grande respiration pour calmer votre cœur qui commençait à s’emballer, et vous sortirez de la voiture, en constatant avec soulagement qu’à cette heure de l’après-midi le parking du motel est désert. Précaution un peu enfantine peut-être, vous aurez cependant pris soin de porter de grandes lunettes de soleil qui, à vrai dire, soulignent plus votre souhait d’anonymat qu’autre chose. Vous traverserez d’un pas ferme les quelques mètres jusqu’à la porte surmontée du numéro indiqué. Encore une grande respiration, puis vous retirerez vos lunettes noires, les rangerez dans votre sac à main, et, en fermant les yeux comme quand on saute à l’élastique, vous frapperez les trois coups brefs convenus. Vous saurez ne pas avoir à attendre de réponse. Vous poussera alors la porte et entrerez dans ce petit vestibule qui précède la chambre et qui évite à l’air froid de s’y engouffrer. Là, vous aurez le temps de constater par la vitre qui le sépare de la chambre elle-même, que celle-ci est plongée dans la demi - pénombre. Vous retirerez alors le foulard d’autour de votre cou, et, comme vous en avez exprimé le souhait, et comme il vous a été autorisé de faire, vous vous en banderez les yeux. Alors seulement vous pousserez la deuxième porte, un peu comme on se jette à l’eau depuis un tremplin. Vous connaissez déjà les mots qui devront être prononcés de part et d’autre :
- Bonjour, mon Ange, entrez.
- Bonjour, Monsieur,
- Que venez-vous faire ici, mon Ange ?
- Je viens recevoir ma fessée, Monsieur.
- C’est bien, le mot de sauvegarde sera : « Philadelphie »
« Il » vous aura ainsi indiqué le mot qui amènerait l’arrêt immédiat de sa part, et qui indiquerait votre volonté de renoncer à cette découverte que vous souhaitez tellement et que vous redoutez tout autant. Vous savez qu’il respecterait scrupuleusement cette règle, vous savez aussi qu’il tient à ce que le mot soit connu au dernier moment pour éviter que vous ne vous le soyez répété auparavant. Mais vous savez surtout que vous ne le prononcerez pas. Votre présence dans cette chambre d’hôtel, face à un homme que vous ne connaissez pas et à qui vous allez offrir vos fesses pour qu’il les frappe jusqu’à vous en faire pleurer, n’est pas la conséquence d’un coup de tête. C’est une décision murement réfléchie, un choix raisonné de femme adulte et responsable. Et vous vous savez trop têtue pour renoncer avant d’être allé au bout de ce qu’il vos a promis de découvrir.
« Il » s’est approché de vous, vous l’avez à peine entendu, mais vous vous avez senti la fragrance de vétiver de son eau de toilette. Il vous a pris la main, et vous a fait faire quelques pas précautionneux dans la pièce. Vous avez compris qu’il s’asseyait, sans vous lâcher la main. Puis il s’est remis à parler, d’une voix chaude, assurée tout en étant presque murmurée :
- Voilà, mon Ange, je suis prêt, vous allez venir vous allonger sur mes genoux, je vais vous poser une dernière fois la question, et, si vous répondez comme je l’attends, plus rien d’autre que le mot convenu ne pourra m’arrêter avant que je ne le décide.
- Oui, Monsieur, je le sais.
- Vous voulez cette fessée, mon Ange ?
- Oui, Monsieur, s’il vous plait.
Jusqu’à cet instant précis, tous les mots qui auront été prononcés seront exactement ceux dont vous aurez convenu. Jusqu’à cet instant précis, vous saviez exactement ce qui allait se passer. Le rendez – vous, votre tenue, votre entrée, votre acceptation réitérée. A cet instant précis, vous entrez dans l’inconnu. Vous vous êtes lancée du pont, vous passez dans une autre dimension, vous ne contrôlez plus rien. Vous vous laissez conduire pour vous retrouver allongée au travers de ses genoux. Vous avez posé vos mains sur le sol recouvert de moquette. Vous sentez qu’il vous maintient de son bras gauche, qu’il vous fait remonter un peu plus vers le haut, plus près de son torse. Le silence est devenu compact. Vous entendez seulement les battements de votre cœur. Le temps s’est arrêté. Ce qui était des mots, des images, des scènes imaginées, va devenir réalité. Vous allez être fessée.

vendredi 16 octobre 2009

Dans le bain

Alors, dans votre bain ou "au sec", vous vous autoriserez à laisser vos mains descendre vers votre ventre, en caresser la rondeur épanouie, puis, lentement, en retardant autant que faire se peut l'échéance, vos mains iront de plus en plus bas, vers ce centre qui les attire, qui les attends, qui les réclame.
Mais vous saurez encore faire attendre cet insatiable. Le laisser vous désirer, vous espérer, vous attirer, vous implorer. Mutins, vos doigts commenceront par en faire le tour, par caresser les alentours, la banlieue du lieu de plaisir. Le Mont de Vénus, le bien nommé, bombé, couvert de la toundra de vos poils. Cet espace discret entre nombril et sexe, sans oublier de rendre visite au premier. Puis l'intérieur de vos cuisses, tout là haut, là où elles prennent attache de votre tronc. Là ou la peau est si fine qu'elle en devient opalescente, presque translucide, parcourue de minuscules veines bleues qui dessinent comme les ramifications d'un fleuve et de ses affluents. Vous vous attarderez dans ces espaces si chauds, si doux, si fragiles. Vos doigts pourront les parcourir, des abords des genoux aux abords de la fente. Du bout des doigts, à peine effleurements, ou des paumes ouvertes, lentes caresses sensuelles, voire même des ongles labourant ces belles terres riches et fertiles, jusqu'à les en marquer. Pour retarder encore le moment inéluctable, vos mains feront subir le même traitement à la face opposée de vos cuisses. Les parcourant cette fois du pli du genou jusqu'aux rondeurs du fondement. Elles en empoigneront franchement les deux hémisphères, pour les malaxer comme une pâte à pain aux mains puissantes du boulanger. Puis une fois encore se sont les doigts qui entreront dans la danse. Ils parcourront la vallée profonde et secrète d'entre les fesses. Pour en faciliter l'accès, vous aurez à vous cambrer, à relever autant que faire sera possible vos reins pour que votre majeur puisse s'insérer jusqu'au coc xis avant de visiter la vallée profonde et de venir titiller le secret petit trou. Au début, vous aurez décidé de ne lui faire qu'une visite rapide, juste un petit tour de la pastille, un salut presque distant. Mais ce serait sans compter avec sa gourmandise, son attente, presque son exigence. Comment lui refuser d'aller caresser l'anneau striée et encore serré ? Comment renoncer à en visiter les abords, le vestibule ? Comment arrêter la lente progression du doigt alors qu'il sent l'orifice s'élargir de lui même, avant même d'entre sollicité ? Alors, oui, franchement, presque avec violence, presque comme le punir d'avoir exigé cela de vous, votre doigt pénétrera ce trou du cul insolent. Vous vous sodomiserez presque avec la même passion que votre amant y met quand il vous y plante son dard. L'intrusion sera presque douloureuse, mais la décharge du plaisir aura tôt fait de recouvrir le déplaisir. Vous ne pourrez empêcher ce coup de rein qui viendra faire avancer encore plus votre cul sur le doigt qui le viole. Et, en même temps, sans même que vous l'ayez consciemment décidé, cotre pouce sera sur votre clitoris, l’écrasant sans ménagement, tandis que votre index s'enfoncera d'un mouvement rectiligne dans l'antre chaude de votre sexe. Plus question maintenant de contrôler ni vos mouvements ni vos gestes ni vos cris. Vous ne dirigez plus vos doigts, ils ont pris le pouvoir. Mais ils sont eux-mêmes les esclaves de votre sexe, de votre chatte, de votre cul. Ils les pénétrants, en sortent presque pour y revenir, plus avant, plus profonds, plus fort, plus loin, plus vite, plus enragés. Une pince inflexible est en vous, les doigts enfoncés dans votre chatte et dans votre cul se rejoignant presque à l'intérieur de vous-même, juste séparés par cette imperceptible cloison. Tant pis pour la salle de bain, les soubresauts de votre corps feront jaillir l'eau au dehors de la baignoire. Mais c'est trop tard, rien ne peux plus interrompre la montée du plaisir, rien ne pourrait freiner les mouvements de vos doigts, de vos reins, de vos hanches. Ni empêcher le râle profond qui sourd de votre ventre pour mugir en un long cri du plaisir tandis que l'orgasme vous terrasse....

Cadeau, encore

De la même, cette image qui colle tellement bien à ce que je veux faire partager...

Matin

Je hume le parfum épicé de la nuit et de vos exercices solitaires de celle-ci.
J'attends que vous vous dirigiez vers la salle de bain, que vos vêtements tombent, que vous apparaissiez nue et majestueuse, vêtue de ce qui vous reste de probité candide... et de votre chevelure en liberté.
J'attends que vous vous glissiez sous la douche tiède, que l'eau ruisselle sur votre corps, coulant entre et sur vos seins, sur votre dos, sur vos fesses.
J'attends que vous preniez en main la pomme de douche comme vous empoigneriez mon sexe dur et renflé. Que vous dirigiez le jet puissant d'abord sur vos seins, en baissant la température de l'eau pour que le froid les aide à durcir, à se tendre comme s'ils attendaient une bouche pour les accueillir. Puis sur vos épaules, sur vos reins, sur votre derrière, poussant le jet à venir s'instiller entre vos hémisphères ronds et accueillants. Mais vous ne résisterez pas plus longtemps. Le jet ira se loger là où il est attendu, demandé, espéré, exigé. Et sous sa pression chaude et forte, votre moule s'ouvrira comme un coquillage nacré. Votre sexe boira cette eau salvatrice. Votre petit bouton malmené hésitera entre rentrer dans sa coquille pour échapper à la flagellation de l'eau sous pression et sortir plus encore pour mieux en bénéficier. Jusqu'à ce que l'eau ne suffisant plus, c'est la douchette elle même qui s'introduira en vous, tandis que votre doigt dument savonné pour être plus glissant en fera de même par l'arrière.
Et j'entends le cri sourd de votre plaisir qui accompagne celui du ruissèlement.
Naïade jouissante, vous surgirez de la douche comme la belle de Botticelli, votre main en conque protégeant votre sexe de manière si éphémère.

Un cadeau

"Ma lointaine", depuis son pays déjà entré dans l'hiver, m'a fait le cadeau de ces mots :

Je suis seule au salon, alors pourquoi pas?
J'ai descendu le pantalon de mon pyjama, relevé le haut au-dessus de mes seins...
J'ai envie d'une jouissance brute, sans finesse...
J'aurais envie de sa bouche (ou la vôtre?) sur mes seins, qui en sucent les mamelons jusqu'à ce que la douleur et le plaisir soient insupportables... Je pince mon mamelon gauche. Plus fort... C'est bon...
Mes fesses ont glissé vers le bord du coussin du fauteuil, dans une position à moitié couchée, à moitié assise...
J'ai ouvert large les cuisses...
J'effleure le duvet qui couvre mon pubis... C'est doux...
Je ferme les yeux et derrière mes paupières closes, des images, aussi brutes que mes envies...
Son sexe, que je m'imagine sucer... Ma langue qui descends sur ses bourses pleines... J'ai envie de le lécher, du sexe jusqu'à l'anus... Laisser ma langue curieuse le prendre, un peu, à ma manière...
J'ai envie...
J'écarte mes lèvres et mes doigts plongent rapidement dans une humide chaleur... Je glisse un doigt, puis deux, dans ma chatte pour quelques va-et-vient. Je les ressors, luisants de mouille que j'étale, avec un plaisir non dissimulé, sur mon clitoris gonflé et tendu... Je l'écrase, le fais rouler entre mes doigts...

Des images... un sexe dans ma chatte, un qui va-et-vient dans mon cul... Un dans ma bouche, que je suce avidement... Et c'est bon, tellement bon...

Mes doigts s'agitent sur ma perle pendant que je l'imagine m'enculer en me disant à quel point il aime mon cul...

Et la jouissance monte et déborde, au moment où je pince mon mamelon si fort que je dois étouffer un petit cri... Mon corps est secoué de tremblements...

C'était bon de rêver, quelques instants...