vendredi 16 avril 2010

Correspondance n° 5

De Mme A*à MMe de V*


Ma très chère,

Autant j’ai hésité longtemps et je me suis reproché parfois d’avoir osé vous dévoiler ce qui aurait pu rester un secret de couple, autant je m’en félicite après la lecture de votre dernière lettre. Je vous avoue que j’ai presque eu les larmes aux yeux d’émotion en découvrant votre intimité, et la confiance avec laquelle vous me la présentez. Et puis aussi, quel bonheur que de constater que nous sommes si proches par certains cotés ! Allons au fait tout de suite, ma douce, je n’ai pas plus que vous vraiment renoncé aux plaisirs solitaires. Il est vrai que, dans ma jeunesse, j’y avais recours quasiment chaque jour, ou plutôt chaque soir. Pour trouver le sommeil il me fallait d’abord m’être quelque peu caressé l’abricot et la cerise. Même quand il m’est arrivé de partager ma chambre avec une amie – vous souvenez vous que vous fûtes de celles-là ma douce ? – je ne renonçais pas pour autant à mes coupables penchants. Simplement, avec le temps, j’ai appris à me procurer du plaisir sans bruit et sans trop de mouvements. A vrai dire, mais je crains d’expliquer à une plus expérimentée que moi, il m’arrivait même d’aboutir au but recherché sans avoir à y mettre la main. La seule crispation des cuisses m’amenait parfois, sans que personne autour de moi ne puisse y voir quoi que se soit, à une explosion toute intérieure. Depuis mon mariage, les assiduités de mon époux et peut-être aussi l’âge m’amènent bien sur à un rythme moins soutenu. Mais à l’occasion de la toilette, ou d’une difficulté à trouver le sommeil, mes mains s’égarent encore parfois sur mes seins, aiment à en agacer les petits bouts avant de descendre plus bas, rejoindre le buisson frisé d’où sourd le nectar qui leur permettra de mieux glisser. Il me faut alors composer entre l’envie d’aboutir vite là où je sais vouloir aller et celui de faire durer l’attente qui rend l’aboutissement encore plus délicieux. Il s’agit donc de retarder autant que faire ce peut le moment de m’occuper du petit bouton, de ce perce neige impatient que le moindre effleurement un peu appuyé portera à l’incandescence.
Mais, pour ma part, ces moments ne sont pas à proprement parler un moyen de compenser un manque d’ardeur de mon mari. Certes, nous sommes mariés depuis moins longtemps que vous, et peut-être découvrirai-je avec le temps que celle-ci s’émousse au fil des ans. Mais pour aujourd’hui, mon époux est plus que régulier dans ses visites vespérales. Oh bien sur, celles-ci ne sont pas tout à fait aussi régulières que le chant du coq le matin. Il est des soirs où la fatigue, une préoccupation, une obligation mondaine, que sais-je, amène à une pause. Il en est d’autre où une indisposition de ma part m’amène à lui faire comprendre que j’aurais besoin d’un vrai repos. Et il est assez attentif et galant pour le comprendre. A condition toutefois, il faut le dire, que cela ne se reproduise pas plusieurs soirs de suites. Et quand la nature et le retour de la lune m’amène à solliciter d’être dispensé des devoirs conjugaux trois ou quatre jours de suite, j’ai la fierté de voir monsieur mon mari devenir d’humeur maussade. Du reste il ne manque pas, dans ces cas là, de rattraper les soirs qu’il considère comme perdus dans les jours qui suivant. Et ses ardeurs ne sont alors plus seulement vespérales mais peuvent être matinales ou impromptues. Encore que depuis quelques temps, et vous allez voir que nous en revenons toujours au sujet qui a entrainé cette correspondance, il a pris l’initiative, les jours où la voie ordinaire ne peut être utilisée, d’en choisir une autre, qui lui donne l’occasion de rendre hommage à mon verso. Il faut vous dire que, assez tôt après notre mariage, et bien avant qu’il ne se mue en époux fesseur comme le votre, il m’avait fait découvrir la position que vous utilisâtes lors de votre première fessée et qui porte ce joli nom inspiré du rongeur bondissant. Je n’ai donc pas été plus étonnée que cela le soir où il ma amené à prendre cette position, certes un peu inconfortable, mais qui met tellement en valeur nos attributs postérieurs, à genoux, la tête entre les mains et le dos incurvé pour mieux faire pointer ce qui, dans ce cas, ne mérite peut-être pas d’autre mot que celui de c**. Par contre c’est avec stupeur que j’ai senti que sa virilité, après s’être comporté avec mon antre d’amour comme une mouillette avec un œuf à la coque, à quitté ce nid douillet sans pousser plus loin son avantage et s’est glissée un peu plus haut, vers une autre entrée plus secrète, et pour tout dire plus étroite. Dire que cette découverte fut un grand moment de plaisir serait mentir. La différence de taille entre l’objet et son étui suffit à expliquer que l’introduction de l’un dans l’autre impose à ce dernier une déformation difficile à supporter. Pourtant, mais vous savez combien je suis bonne et j’aime à faire plaisir autour de moi, les râles de bonheur de mon tendre bourreau tandis que son épée pénétrait mes entrailles ont rendu cet instant moins difficile à supporter. J’ai en tout cas eu le sentiment d’avoir, ce soir là, passé, moi aussi, une sorte de porte, pour aboutir dans un monde que j’ignorais jusque là. Et prenant mon acceptation pour définitive, mon cher époux me propose régulièrement cette alternative quand je lui oppose le calendrier pour refuser une étreinte plus conventionnelle. Mais peut-être suis-je entrain de … prêcher à une convertie ? Si tel est le cas, peut-être me comprendrez vous si je vous dis que du strict point de vue du plaisir physique cette voie m’apparaît comme moins efficace que l’autre, mais qu’elle déclenche aussi des sensations presque plus mentales oserai-je dire. Peut-être parce que, fruit de notre éducation, elle reste marquée par l’interdit, donc par le gout délicieux du péché ? Peut-être aussi parce que, du fait de la position prise, nous ne voyons pas le partenaire, et que cela permet à notre imaginaire des égarements que nous nous interdirions dans d’autres situations. Ou tout simplement parce que, dans le cas de mon époux, cette pratique semble lui procurer un tel plaisir que ma fierté en est comblée. Du reste, et peut-être cela participe-t-il aussi de ce plaisir un peu trouble que me procure ces moments différents, il ne se prive pas de me faire partager son bonheur qu’il exprime sans retenue. Et là aussi, lui qui est, vous le savez, la correction voire la distinction même, en arrive à l’oublier et à utiliser des termes que je ne suis pas encore capable d’écrire, alors que je suis plus que troublée de les entendre ! Tout cela pour vous dire – mais vous savez combien je suis bavarde et comme j’ai tendance à oublier le fil de mes récits parfois – que, jusqu’à présent, il se passe rarement plus de trois jours sans que mon époux ne me rende hommage, que se soit le soir quand nous gagnons le lit en même temps, ou le matin quand il décide de me réveiller de galante manière. Pour en revenir au sujet que nous abordions dans nos courriers précédents, et fort heureusement, ces moments de tendresses conjugales ne sont pas tous assortis de fessées. Si el était le cas je pense que j’aurais du renoncer depuis longtemps à la position assise. Par contre, et fort heureusement, l’inverse est toujours vrai. Et si depuis que j’en ai fait la découverte, et que je m’en suis ouverte à vous, j’ai du repasser par ces moments brûlants quatre ou cinq fois, ils furent toujours suivis, peut-être faudrait-il dire compensés, ou conclus, par de grands moments de frissons. Je dois même vous avouer que, la dernière fois que mon séant a été fustigé, et de la belle manière, par mon mari, j’avais presque sciemment provoqué la chose. Une fois encore il m’attendait pour sortir et m’avais recommandé de ne pas être en retard. J’aurais tout à fait pu être à la maison à l’heure dite mais je ne sais – ou je sais trop – quel démon m’a poussé à traîner consciemment de manière à n’y arriver qu’avec une bonne demi-heure de retard. Bien entendu il était dans l’entrée, déjà habillé et prêt à partir. Je savais intérieurement que ce retard me vaudrait une fessée. Et je m’attendais à ce que je paye en monnaie claquante ma dette le lendemain. Mais il n’en fut rien. Cette fois, en effet, il me fallu payer cash. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, et sans qu’il n’ai pris la peine de justifier quoi que se soit ou même de me réprimander, je me suis retrouvée pliée en deux sur sa jambe, les mains posées sur une marche de l’escalier, le jupe troussée et la culotte plus arrachée que baissée. Quelle averse mon Dieu ! Je me suis débattue, j’ai crié, j’ai pleuré, rien n’y a fait. Il ne m’a lâchée, que quand il a eu trop mal à la main je pense. Ensuite il ne m’a pas laissé le temps de me rafraichir, il était vraiment temps que nous partions. Il m’ juste lancé « tu la laisses là ! » quand j’ai voulu remonter ma culotte, et je n’ai pas pris le risque de lui faire répéter. J’ai passé la soirée à me tortiller sur la chaise, les fesses brûlantes. Et cette fois, ce n’est qu’au retour à la maison, fort tard, que mon mari m’a dispensé la partie la plus agréable de la chose. Mais, est-ce parce qu’elle avait été retardée, elle le fut … vraiment beaucoup !

Un joli texte

Pour les amateurs, Ange nous fait un cadeau fort agréable sur :

http://mesmotsmalangue.blogspot.com/search?zx=cebef49845fcb29a

samedi 20 février 2010

Correspondance 4

« Correspondance »

Chapitre 4 :

Mme De V*à Mme A*

Depuis qu’Anne Charlotte sait que son amie d’enfance, la belle Caroline, connaît aussi les affres et les plaisirs de la fessée conjugale, elle ne cesse d’imaginer les belles rondeurs de sa sœur de lait rudement mise au vif par la dextre de son mari. Et comme celui-ci est plutôt bel homme, il est arrivé que, dans sa rêverie, ce ne soient plus les fesses de l’épouse qui subissent ce traitement, mais bien les siennes. Bien sur elle ne fera pas partager cette vision à l’épouse légitime. Pourtant elle s’empresse de répondre à cette nouvelle missive, en ne cachant que. .ce qu’il convient de cacher.

Ma toute belle,

Je suis bien forcée de vous faire un aveu qui devrait me faire rougir le visage autant que la main de votre époux vous fait rougir les fesses. Votre seconde lettre a eu sur mes sens le même effet que vos premiers aveux. Et me voilà replongée dans les dérives sataniques du plaisir solitaire, moi qui étais devenue presque sage. Encore que, pour tout vous dire, je n’y ai jamais vraiment complètement renoncé. Sauf peut-être durant les toutes premières années de mon mariage, quand la virilité toujours en éveil de mon cher mari était si exigeante que j’avais bien peu de motifs, et même s’occasion de chercher à me procurer à moi-même ce qu’il me prodiguait si généreusement. Il est vrai qu’alors il n’était pratiquement pas de soir qu’il ne vienne partager ma couche, et il lui arrivait de surcroît de me rendre parfois une visite matinale avant que d’aller chasser. Mais, vous l’avez compris ma chère, les années passant l’intensité des choses à tendance à s’amoindrir. Je vous rassure, mon mari n’est en rien souffrant, et il est encore fort capable de procurer à une femme les hommages qu’elle attend d’un homme. Il me l’a encore prouvé hier au soir, et de fort belle manière ma fois. Mais quoi, vous le verrez vous-même bien assez tôt, l’âge n’épargne personne. Ce qui était quotidien devient peu à peu plus proche de l’hebdomadaire. Et, dans ces tournois de l’amour, le chevalier à moins souvent l’initiative de redoubler l’assaut. Que cela m’ait quelquefois affligée, et que j’eusse parfois espéré une fréquence plus grande dans ses assiduités, je le confesse. Encore qu’en ce domaine, l’âge permet de comprendre qu’il faut parfois préférer la qualité à la quantité, quand toutefois on est contrainte de choisir. Et quand la nature titille un peu trop mes propres besoins, eh bien oui, je vous l’avoue, ma douce, j’ai en effet recours aux pratiques de nos jeunes années. Je sais, selon nos confesseurs et les moralistes, c’est très mal. Mais selon nos sens, mon Dieu que c’est bon. Après tout, qui connait mieux les attentes de nos sens que nous-mêmes ? Bien sur, je n’ai en rien renoncé aux assauts vigoureux d’une belle virilité et au travail profond d’un soc vigoureux en son champ. Mais cela empêche-t-il d’apprécier aussi la douceur de ses propres doigts ? Je ne jurerais du reste pas que mon maître et seigneur soit totalement dupe. Mais, en ce domaine comme dans d’autres, il convient me semble-t-il que chacun fasse comme s’il ignorait que l’autre sache. Mais une certaine lueur dans ses yeux quand il me demande, pour ne pas dire quand il exige, de faire devant ses yeux ce qu’à d’autres moments je pratique dans le secret de mon boudoir m’incite à penser qu’il n’en ignore pas tout. Jamais au grand jamais, je n’aurais imaginé en arriver un jour à exposer à quiconque ces épisodes de ma vie d’épouse. Mais votre candeur et cotre franchise m’amènent à considérer qu’avec vous, rien ne doit être caché. Et je gage bien sur que vous prenez toutes les précautions nécessaires pour jeter aux flammes ces épitres aussitôt que vous les aurez lues. J’avoue par ailleurs que je ressens un étrange plaisir à vous faire de telles confessions impudiques. A tel point que je sens déjà sourdre en moi une humidité qui en est le témoignage. Je m’impose pourtant de ne pas céder à l’envie qui me taraude de poser la plume pour utiliser autrement la main qui la tient. Je ne doute pas que vous mesurez l’effort que je fais pour vous être agréable. Et je prends aussi le risque, si mon mari rentrait au bercail avant que j’ai pu changer de tenue, et qu’il lui prenne l’envie de quelque caresse un peu appuyée, que l’humidité de ma culotte me vaille une de ces fessées impromptues qu’il lui arrive encore – Dieu merci – de me flanquer.

Voilà donc la première réponse à vos questions, ma chère curieuse. Eh bien oui, je prends encore, et souvent, et de belle manière, de ces fessées qui me laissent le derrière en feu, les joues mouillées de larmes, et d’autres partie de moi-même d’autre manière. Je dois même dire, qu’en ce domaine il n’y a eu ni pause ni même baisse de fréquence. Peut-être même au contraire. Au fil des années, mon cher mari a toujours autant de vivacité pour trouver de bons motifs à me caresser rudement les fesses. Et quand il n’en trouve pas, eh bien ma fois il s’en passe ! Encore qu’il aime, me semble-t-il à ce que les fessées soient à ces yeux ou aux miens justifiées. Dans les premières années de notre union, il a considéré que les sanctions appliquées au hasard des fautes ou des manquements de ma part ne suffisaient pas, au motif que toutes ne pouvaient pas être sanctionnées sur le champ. Aussi a-t-il pris l’habitude, selon sa propre expression de « mettre les pendules à l’heure » chaque premier vendredi du mois. Pour qu’aucun motif ne soit oublié, il m’a imposé d’en tenir moi-même la liste. Il m’appartient donc parfois d’y inscrire de moi-même ce qui me semble mériter sa sévérité, encore ne l’aurait-il pas su. D’autres fois cependant c’est lui qui m’indique d’un « vous le noterez s’il vos plait » que tel ou tel de mes actes ou de mes attitudes lu a déplut. Et le jour dit, rituellement après le dîner, je me présente devant lui avec à la main la liste que je dois lui lire à haute voix. Le croirez-vous, chère amie, même après tant d’années, il me semble que cette lecture d’aveux est peut-être plus difficile pour moi que la punition qui s’ensuivra. Voyez ainsi vendredi dernier, votre amie, que vous avez connue si fière parfois, tenant son cahier à la main et lisant à l’intention de son mari carré dans son fauteuil :

« Le 4 du mois, une insolence à votre égard, le 9 du mois un retard, le 16 et de nouveau le 17 du mois une grande négligence dans la surveillance du service et le 26 du mois un refus d’obéissance méritent d’être sanctionnés, monsieur »

« Cela fait beaucoup pour ce mois, ma chère. Vous m’apporterez l’instrument s’il vous plait, et vous compterez vingt. »

Il n’a pas besoin d’en dire plus. Je sais qu’il a décidé d’épargner sa paume et d’utiliser le martinet dont il a fait l’acquisition pour notre première année de mariage. Je sais surtout qu’il m’appartient d’aller le chercher dans l’armoire et de le lui apporter respectueusement. Puis de me tourner vers le grand bureau qui orne le coin de la pièce, de relever moi-même mes vêtements – que j’ai bien sur choisis en fonction de ce que je sais alors inéluctable – et de pencher sur le meuble de bois d’ébène, dans la position que j’ai compris que vous connaissez, présentant ainsi à leur bourreau les hémisphères qu’il va flageller. Il me semble que nos maris ont en commun l’exigence d’ôter eux-mêmes le dernier rempart qui protège nos lunes. En effet, il tient à baisser lui-même ma culotte, jouant, selon son caprice, à la retirer entièrement où à la laisser en haut des cuisses ou à la pliure des genoux.

Vous avez donc une deuxième réponse à vos questions, oui mes fesses connaissent la morsure des lanières. Si je vous disais qu’elles ne sont pas plus douloureuses que la main maritale, vous ne me croiriez pas, et vous auriez raison. Même si une fessée manuelle peut faire mal, à en pleurer, la douleur n’est jamais tout à fait comparable à celle d’une poignée de lanières de cuir flagellant la peau. Quand on la subit, on comprend mieux l’expression triviale « avoir la peau des fesses enlevée ». C’est en effet tout à fait la sensation que l’on éprouve. Même si, là aussi, après quelques jours, les longues traces bleuâtres et parfois boursouflées laissées par la chevelure cinglante disparaissent. Et pourtant, ma toute belle, tout en vous aimant, et peut-être justement parce que je vous aime, je souhaite qu’un jour votre mari fasse un jour cet achat. Alors seulement vous comprendrez quez si je me contente de dire que cela fait « plus » mal, je ne suis ni exacte ni complète. Il n’est pas vraiment possible d’établir une telle hiérarchie entre les sortes des fessées. La main, le martinet, la ceinture de cuir ou la cravache du cavalier, sont à mes yeux – je devrais dire à mes fesses – autant de voyages, de découvertes, différents. Des voyages qui vous feront pleurer, crier, peut-être même plus, je le sais, mais des voyages qui vous feront découvrir des espaces qui, sinon, vous resteraient ignorés.

Pour en revenir à ce dernier vendredi, oui, il m’a fait mal, très mal. D’autant qu’avant de se saisir du t=fatal instrument, il a tenu, je reprends ses paroles à « préparer le terrain » par une vigoureuse fessée manuelle. C’est donc sur un cul déjà fort rouge que se sont abattus les vingt cinglades qu’il m’a fallu compter à haute voix. Il y tient en effet absolument. Même si je n’en sais pas ce qu’il ferait si j’interrompais le compte avant l’échéance annoncée. Peut-être continuerait-il quand même ? Peut-être jugerait-il que je ne puis en subir plus ? Je ne le saurais probablement jamais. Vous me savez têtue et trop fière pour céder en implorant une fin anticipée. Par contre, il m’est arrivé un jour de compter. Il avait décidé de m’imposer quinze coups. Je les ai reçus sans desserrer les dents, tout en comptant dans ma tête. Et après le quinzième … la fouettée a continuée. Je vous laisse imaginer Au dix-septième, j’ai compris que lui non plus ne céderait pas, et j’ai lâché le fatal « un » … suivi des quatorze autres annonces, les dernières émises entre les sanglots. Je vous laisse imaginer l’état de mes pauvres fesses. Elles étaient littéralement proches d’être en sang. Trois jours après elles restaient bleues et boursoufflées, et il m’était pratiquement impossible de m’asseoir sans grimacer de douleur. Je n’ai jamais réitéré cette rébellion. Mais j’étais immensément fière d’avoir prouvé que j’étais capable de résister. Et lui avait prouvé qu’il savait ne pas céder, et je lui en étais d’une certaine manière reconnaissante.

Pour le reste, si je suis assez persuadée que nous n e ne sommes pas les seules, et de très loin, à connaitre de ces séances claquantes sur nos postérieurs, je dois vous avouer que je n’en sais pas beaucoup plus. Avant de le faire à votre intention, jamais il ne m’étais venu à l’idée de raconter à qui que se soit les pratiques de notre couple. Et aucune de mes amies ne m’a non plus fait de confidence en la matière. Pourtant, j’ai dans l’idée que la jeune Madame L*, mariée depuis peu à une relation de mon mari pourrait bien être des nôtres. Non qu’elle m’ait fait quelque confidence que se soit, nous ne sommes pas assez intimes pour cela. Mais lors d’une soirée chez des amis communs, la belle s’est montrée particulièrement désagréable, et surtout envers son mari qui n’a pas semblé prêter attention au comportement de sa moitié, jusqu’à ce qu’il lui lance d’une voix glacée à la suite de je ne sais plus quelle insolence de sa part :

« Nous en reparlerons plus tard n’est ce pas »

Phrase anodine, certes, mais lancée avec un regard subitement dur, et qui a fait qu’ensuite la jolie peste s’est transformée en petite fille silencieuse et effacée, cherchant à se faire oublier. La lecture de votre lettre m’a remis cette soirée en mémoire et j’ai cherché un prétexte pour rendre visite à cette jeune dame et en ai profité pour lui lancer :

« Nous avons passé une soirée délicieuse n’est – ce pas ? »

« Oui..Charmante, en effet »

« Et j’espère qu’elle s’est bien terminée ? »

Et là, son visage s’est empourpré, et elle a bredouillé quelque chose comme :*

« Oui.. enfin… bien sur… »

« Eh bien tant mieux …. Avec ces drôles de personnages que sont les hommes, on ne sait jamais… Profitez bien de la tendresse du vôtre ma petite. »

Je n’ai pas voulu le mettre plus dans l’embarras, et je l’ai quitté en l’embrassant.Je n’en sais donc pas plus. Mais depuis j’ai reçu de sa part une invitation à un thé la semaine prochaine. Peut-être la belle sera-t-elle en veine de confidences ?

En attendant je vous embrasse,

Soyez sage, il ne faut abuser de rien.

Votre

A C de V

Correspondance 3

« Correspondance »

Chapitre 3 :

Le lettre de Mme A* à son amie Mme De V*

Jeune mariée, Caroline a reçu une fessée de son mari, et elle est troublée d’en avoir été troublée sensuellement. Elle s’en ouvre par une lettre auprès de son amie d’enfance, ne Charlotte de V* qui la rassure en lui avouant qu’elle aussi la reçoit régulièrement de son mari qui en est lus vigoureux au lit.

Ma bonne amie,

Vous écrie ma dernière lettre avait été, je peux vous l’assurer, une vraie épreuve. Attendre votre réaction a été encore plus difficile encore. Cent fois je me suis reproché d’avoir eu l’impudeur de coucher – ho ce mot ! – de telles choses sur papier. Cent fois j’ai tremblé de peur que vous renonciez à tout jamais à avoir pour amie une telle dévergondée. Et puis, ce matin, dans le courrier, l’enveloppe mauve avec votre belle écriture à l’encre violette. Mon Dieu quel bonheur ! Mais aussi quelle stupeur en la lisant ! Ainsi vous aussi ? Moi qui croyez vous connaître, jamais je n’avais imaginé que vous puissiez partager aussi cela avec moi. Si vous saviez comme j’en suis fière que nous soyons en quelque sorte encore plus proche que nous ne le pensions. « Sœurs de cœur, sœurs d’enfance, mais aussi sœur en fessées ! » Pourrait-on dire. Mais il me semble qu’en me répondant vous avez aussi encore joué avec moi, et avec ma curiosité que vous appelez ma naïveté. Vous en avez trop dit, ou pas assez, ma chère. Maintenant il vous faudra répondre à tout, sinon je vous dénonce à votre mari, et je ne doute pas qu’avoir fait de telles confidences vous vaudra de sa part l’envie e se surpasser sur votre postérieur. Je vous taquine, ma douce, et je sais bien que vous avez fait exprès de ne me dire les choses que partiellement pour exacerber ma curiosité que vous connaissez bien. D’abord j’ai cru comprendre que n on seulement « cela » vous est arrivé, mais que « cela » vous arrive souvent. Si souvent que cela ? Depuis cette fessée inaugurale de votre nuit de noce, vous en recevez donc si régulièrement ? Vous faites aussi allusion à la meurtrissure des verges, cela veut-il dire que votre mari ne se contente pas de vous chauffer le derrière à la main ? Mon Dieu, je n’ose imaginer les ravages que doit faire un instrument conçu spécialement pour cet usage. Alors vite, ma belle, asseyez vous à votre écritoire – sauf bien sur si l’état de votre fondement ne le permettait pas – et racontez moi tout. Et dites moi aussi ce que je dois comprendre des dernières lignes de votre lettre. J’ai cru y déceler une sorte de nostalgie ou de déception. Votre mari vous délaisserait-il ? J’avais auparavant pourtant cru comprendre qu’il était fort entreprenant et fort gaillard de ce point de vue. J’espère qu’il n’est pas souffrant. Je suis pourtant certaine que vos appâts ne peuvent le laisser indifférent.

De mon coté, je vous l’assure, je ne vos cacherait rien. D’abord vous sembliez souhaiter à demi-mots que cette fessée ne soit pas une expérience unique. Eh bien ma douce, votre souhait a été exaucé. C’était d’ailleurs quelques jours seulement après que je vous aie écrit. Et je dois avouer que, cette fois, il n’a pas eu à chercher un prétexte, je pourrais presque dire que je l’avais bien mérité. Vous connaissez mon incapacité à respecter un horaire, et mes retards presque systématiques. Depuis notre mariage, et même avant, c’est un de mes défaut – et Dieu sait que j’en ai quelques autres – qui exaspère le plus mon mari. Or, ce soir là, je suis rentré à la maison à presque vingt heure, en ayant oublié que nous devions sortir pour un dîner où nous étions attendus à dix neuf heures. A mon grand étonnement mon mari n’a pas élevé la voix, et ne m’a pas vraiment fait de reproches, se contentant de dire d’une voix un peu froide :

« Nous n’allons pas encore perdre du temps, nous sommes déjà assez en retard. Nous en reparlerons plus tard »

Nous nous sommes bien sur excusés auprès de nos hôtes, et mon mari a eu l’élégance de ne pas me mettre mal à l’aise en m’en rendant responsable. Il n’a pas fait une allusion à ce retard durant la soirée, et je dois même sire qu’au retour à la maison il s’est montré charmant et pour tout dire … empressé. En quelque sorte nous nous sommes réconciliés sur l’oreiller avant même de nous être disputés. Mais le lendemain, au moment où il quittait la maison, il a lancé à mon intention :

« A ce soir. Je t’attends à dix huit heures dans mon bureau. Ne sois pas en retard. »

Il n’e n a pas dit plus. Le ton n’était ni en colère ni menaçant. Et pourtant l’objet de ce rendez-vous m’a paru immédiatement évident. Finalement je pourrais presque dire que la journée d’attente a été presque plus difficile à vivre que la punition elle-même. Et pourtant c’en fut-une, et une vraie. Durant toute la journée, impossible de penser à autre chose. Les mains moites, le cœur qui bat la chamade, l’estomac tordu. Et ces questions incessantes. Que va-t-il faire ? Comment cela va-t-il se passer ? Mais, curieusement, pas une seconde je n’ai pensé ni qu’il puisse y renoncer, ni que, de mon coté, je puisse m’y soustraire. Je n’ai même pas cherché ce que je pourrais dire ou faire pour y échapper. J’ai du mal à l’admettre moi-même, mais en quelque sorte j’avais déjà intériorisé le fait que quoi qu’il arrive, j’allais être fessée. Et, en effet, je l’ai été ! Cet après-midi là, je devais aller prendre le thé chez Madame H* qui reçoit tout les mardis. Pour être sure d’être rentrée à l’heure dite, je m’y suis fait excuser par un billet indiquant que « une obligation impérieuse » m’empêchait d’être présente. J’ai donc passé la plus grande partie de l’après-midi dans mon boudoir. Je m’y suis fait servir le thé et je me suis habillée. J’avoue que j’ai choisi mes vêtements et surtout ceux de dessous avec un soin particulier. Tant qu’à devoir les montrer à son époux, autant qu’ils soient jolis n’est-ce pas ? Je n’ai pas entendu mon mari rentrer, mais je savais qu’il l’était puisque sa voiture était dans la cour. Un quart d’heure avant dix huit heures j’étais planté devant la pendule. Pour rien au monde je n’aurais voulu me présenter à son bureau avant l’heure imposée. Et quelque chose me disait qu’il ne me fallait surtout pas être une fois encore en retard. Mais juste au moment de quitter mon refuge, j’ai été prise d’une irrésistible envie … de faire pipi. Je me suis donc présenté à la porte de son bureau alors que les dix huit coups venaient de sonner. J’ai frappé un coup léger à la porte, et il m’a invité à entrer. Il était assis à son bureau, il a levé les yeux et posé sa plume pour me dire de cette même vois tranquille et chaude :

« Bien, allons y tout de suite, prépares – toi vite »

Et comme je restais les bras ballants au milieu du bureau, ne sachant pas vraiment ce qu’i attendait de moi, il a précisé :

« Tu relèves ta robe, bien haut, et je ne veux pas qu’elle retombe. »

Je me suis exécutée, me plaçant de coté, n’ayant pas réussi à estimer s’il était plus humiliant d’exposer mes fesses ou le devant à sa vue. Je me suis arrangée pour retenir ma robe d’une main, et me souvenant de la première expérience j’allais dégager mon derrière de la culotte quand il m’a arrêté :

« Non, laisses cela, c’est pour moi. Baisse-toi, les mains sur les genoux »
Une fois que j’ai eu pris la position demandée, il s’est approché de moi, il a fait glisser ma culotte jusqu’au dessous des fesses, et il m’a saisi aux épaules de la main gauche pour me maintenir. Il avait toujours sa voix tellement tranquille quand il m’a annoncé :

« Je pense que je n’ai pas besoin de te rappeler la raison de cette fessée n’est-ce pas ma chérie ? L’impolitesse vis-à-vis de moi mais aussi de nos amis, mais surtout l’inquiétude qui a été la mienne quand je t’ai attendu, il te faut les apprendre par les fesses. »

Et immédiatement, il s’est mis à me les claquer à toute volée. Peut-être ne frappait-il pas vraiment plus fort que la première fois, mais il frappait plus vite. Les claques se succédaient comme une averse d’orage. Non seulement je me suis mise vite à piailler, mais aussi à piétiner sur place, come si cette danse de Saint Guy pouvait m’éviter les claques. Celles-ci ont couvert toute la surface disponible. Et vous savez qu’elle n’est pas si négligeable n’est – ce pas. De la ceinture jusqu’à la limite des cuisses, tout mon derrière n’était qu’un champ labouré. J’étais en larmes, et dés que la succession des coups a cessé, je me suis redressée comme un ressort et j’ai continué à sautiller sur place en me frottant les fesses pour calmer tant soit peu la souffrance. Mais une fois encore, celle-ci se conjuguait avec une effervescence des sens. Et, visiblement, ceux de mon cher époux n’étaient pas restés non plus insensibles. Mais cette fois, et pourtant je n’avais pas encore lu votre si édifiante lettre, je ne me suis plus vraiment posé de questions, et je me suis laissé aller au plaisir. Nous n’avons même pas pris le temps de rejoindre notre chambre. C’est dans ce bureau, renversée sur le fauteuil de cuir, les fesses frottant douloureusement contre lui, troussée comme une fille, que j’ai reçu les hommages de mon mari qui n’a pas eu la patience d’hôte son habit. C’était la première fois que nous succombions aux plaisirs de la chair autrement que dans notre chambre et dans nos tenues de nuit. Dois-je oser vous l’avouer ? Ces circonstances ont rendu la chose plus satisfaisante pour moi que d’ordinaire. Il faut dire que la vigueur de mon mari n’y était peut-être pas pour rien, puisqu’il a pu me montrer par deux fois que je le lui étais pas indifférente…Mais après tout, ce n’était que mérité. N’est-il pas que justice que cette épreuve, et c’en est une, soit, d’une certaine manière compensée ? D’autant que cette séance avait été singulièrement plus violente que la première. Et mon séant en a gardé les traces. Le lendemain matin il n’était plus rouge mais véritablement violacé. Est-ce péché d’orgueil ? Je vous avoue que j’en étais presque fière.

Je dois ajouter que mon cher mari a eu l’élégance de ne plus faire la moindre allusion ni à la cause, ni à la réalisation de cette punition. Et que, depuis cette séance, j’ai fait attention à ne plus être en retard. Dans les jours qui ont suivis, en effet, je pense que mon pauvre derrière n’aurait pas supporté une nouvelle correction. Depuis, je vous rassure, il est revenu à sa couleur d’origine. Mais quelque chose dans les yeux de mon homme quand il me regarde par instant, et la lecture de votre propre expérience, me dit qu’elles ne le resteront pas si longtemps…

Je vos remercie encore de votre attention et je vous embrasse bien tendrement.

Votre Caroline, qui découvre la vie, et qui aime ça !

C.A.

La découverte que son amie était, elle aussi, fessée par son mari, et le fait qu’elle lui ait écrit que beaucoup d’autres épouses l’étaient elles aussi, ont amené Caroline à s’interroger sur chacune de ses amies. Quand elle la rencontre, elle ne peut s’empêcher de se demander si Hortense, cette grande femme aux formes pleines et généreuse « la »reçoit de son mari, ce petit monsieur plutôt chétif. Et l’idée le fait rire. Même question à propos de Marie – Anne, cette petite boulotte dont les rondeurs pourraient, pense-t-elle, tout à fait attirer la main d’un mari sévère. Bien sur, elle n’ose pas aborder tout à trac cette question. Même si elle imagine parfois la tête de ses amies si, au beau milieu des papotages, elle interrogeait à la cantonade :

« Dites moi, chères amies, vos maris vous donnent-ils souvent la fessé sur vos popotins décolletés ? »

Pourtant, chez Mme F*, une des dames, maman de trois enfants, expliquait à une autre jeune maman ses conceptions de l’éducation des enfants.

« Bien sur Adèle, leur bonne nounou est parfaite pour les petites. Mais elle les aime tellement qu’elle leur passe tout ou presque. Alors, parfois, il me faut bien mettre la main à la pâte. Et je vous assure que pour rappeler les enfants à leur devoir, je n’ai encore rien trouvé de mieux qu’une bonne fessée ! Il est bien rare qu’il se passe une semaine sans que l’une d’elles se retrouve sur mes genoux les fesses à l’air. Et après non seulement elle, mais aussi les sœurs qui assistent à la punition se tiennent à carreau. »

Une des dames présentes surenchérit :

« C’est certain. Je pratique de même avec les miens. Et croyez moi, mon Elisabeth file doux : »

Une autre s’étonna :

« Votre Elisabeth ? Mais elle va sur ses douze ans non ? »
« Oui, elle les aura à la saint Jean. Et alors ? Il n’est pas question de modifier mes habitudes pour cela «
« Pourtant, quand elles grandissent… cela devient délicat non ? »
« Pas pour moi en tout cas ma chère. Bien sur la chose se passe hors de la présence des hommes, et donc rien n’interdit que cette demoiselle ne reçoive le salaire de ses errements sur les fesses dénudées ! »

Madame G*, plus âgée n’était pas intervenue jusque là, mais elle affirma tranquillement :

« Vous savez, chez nous, mes deux filles y ont eu droit jusqu’à la veille de leur mariage »

Et Madame de B*, qui connait l’une des filles de Madame G* a ajouté dans un sourire :

« Et après leurs maris ont pris le relais ? »

Le rire de toutes a évité à la maman concernée de répondre, et il a reprit de plus belle quand la belle Madame J* a lancé en riant de toutes ses jolies dents :

« Oh, c’est pour cela comme pour l’équitation, il faut poursuivre l’entraînement pour le pas perdre la main ! »

La conversation a ensuite roulée sur d’autres sujets. Mais Caroline s’est mise en tête d’inviter bientôt cette dame dont le brillant des yeux durant cette conversation lui a mis la puce à l’oreille.