samedi 14 avril 2012

Enjeu scolaire

C’est une infime crispation du ventre, une tension presque imperceptible de la poitrine, juste la sensation fugace de la pointe des seins qui frotte sur le soutien gorge. Et aussi une sorte de picotement dans les reins avant même que toute idée équivoque ait atteint sa conscience. Elle poursuit ses activités, elle parle, elle écoute, rien ne transparaît du trouble qui l’envahit comme une inondation lente mais irrésistible. Qui pourrait deviner que cet air sérieux, professionnel, presque sévère parfois, est déjà en conflit avec l’envie, le besoin, l’appel de la luxure ? Qui pourrait comprendre que sa pensée commence à se dédoubler, lui permettant de poursuivre l’exposé fort sérieux qu’elle a entamé alors que se superposent des images plus qu’équivoques ?
« Dans la littérature du XVIIIème siècle / un sein dont le téton devient turgescent./
les auteurs de théâtre / la douceur de la peau d’un sexe d’homme érigé/
s’imposent des règles/une main crispée sur des fesses, sur ses fesses/
les trois unités du classicisme/le mouvement implacable d’un poignet qui branle un sexe violacé/
sont en rapport avec l’absolutisme/ un geyser de sperme qui jaillit /
Ses jambes flageolent pourtant quelque peu, et elle doit se résoudre à s’appuyer sur le bureau. Ses yeux ne trahissent rien de son trouble. Sa voix est à peine un peu plus dans les graves, un peu plus contrôlée, comme si elle craignait que les autres mots ne se mélangent par effraction à ceux qu’elle doit prononcer. Elle parvient à la fin de cette heure, elle sort, rencontre des collègues, les salue, échange quelques mots avec eux, qui ne remarquent rien de particulier dans le comportement de cette jeune collègue. Ils ne sauront jamais que sous ce chemisier plutôt sage sa poitrine généreuse est ornée de deux tétons durs et cramoisis, si sensibles qu’elle a la sensation qu’ils sont nus. Ou que les crispations de son ventre résonnent maintenant jusque dans ses reins, comme quand une bouche qui aspire son bouton la fait se cambrer dans un mouvement presque brutal. Elle sait que tout son être tend à ne plus être qu’un appel du sexe. Elle le sent, au sens olfactif du mot. Elle sait que sa sueur commence à avoir cette odeur chaude de pain au four. « Tu sens l’amour » lui a dit un jour un de ces amants. Elle sourit à ce souvenir. Arrivée dans l’abri tout relatif de sa voiture, elle glisse un doigt dans l’échancrure de son chemisier, pour y recueillir un peu de l’humidité qui sourd entre ses seins, puis le porte discrètement à ses narines. C’est vrai qu’elle sent la femme, la femelle. Les mots de Brassens « Y a dans la chambre une odeur, D'amour tendre et de goudron » lui viennent en tête. Elle a le besoin irrépressible de retrouver cette odeur enivrante au plus secret d’elle-même. Alors,. c’est dans son pantalon qu’elle passe la main, et du bout du doigt, elle tâte sa culotte. Elle la trouve déjà humide. Imprégnée de cette liqueur qui suinte en elle. Si elle était en jupe elle la relèverait et ferait rentrer la culotte dans la raie pour le plaisir de sentir le skaï froid du siège sur ses fesses. Une nouvelle fois elle s’emplit de cette senteur épicée, animale. Cette odeur qui semble lui coller à la peau quand elle sort des bras d’un homme. Elle aime tant la mêler à la sienne, à celle de la peau d’un amant, à celle de la liqueur d’amour qui jaillit de lui. Il lui est arrivé, au sortir d’un moment passé avec un homme, après s’être rhabillée sans passer par la douche, de s’arrêter en chemin, de retirer prestement sa culotte et d’en respirer la fragrance avec délice. Peut-être est-ce parfum qui émane d’elle alors qui fait qu’il est arrivé à plusieurs reprises que l’homme avec qui elle partage sa vie se montre entreprenant alors qu’elle le retrouve après une escapade sensuelle. De nouveau elle sourit en se souvenant de ce jour où, il l’avait troussée et embrassé avec fougue dés son retour à la maison, alors qu’une heure à peine avant un inconnu l’avait fait jouir dans sa voiture en lui caressant les seins sans même lui ôter son pull. Dans ces moments, elle se sent animale, sauvage. Elle se sent femelle. Peut-être les hommes ont-ils gardé, au fond de leurs gênes, cette capacité des mammifères à sentir l’appel de la femelle pense-t-elle. L’image d’un étalon chevauchant une jument lui passe par la tête. Personne ne juge la jument, personne ne la voue aux gémonies. Alors pourquoi, elle, ne pourrait –elle pas aussi avoir au fond de son ventre ce besoin physique d’être pénétrée, d’être emplie ? Son sexe tressaille à cette idée, comme s’il vivait indépendamment d’elle. Il lui suffirait de serrer fortement les cuisses pour que l’orgasme survienne. Il lui est déjà arrivé de jouir ainsi, sans même se toucher. Il lui faut alors se concentrer pour que son visage ne trahisse pas l’onde de plaisir qui part de son ventre et vient exploser dans sa poitrine. Mais aujourd’hui elle ne veut pas jouir ainsi, seule ans cette voiture garée sur un parking sinistre. L’envie d’être prise, d’être emplie, d’être possédée, d’être baisée, est trop forte.

Et baisée, elle l’est, quelques heures plus tard, dans le lit conjugal. Elle s’y est glissée nue alors que l’Homme terminait elle ne sait trop quelle tâche subalterne à ses yeux. A peine s’est-il lui aussi allongé, que sa main vient se poser sur son sein gauche. Une main experte, qui caresse doucement ce sein blanc et lourd, qui le malaxe d’abord presque timidement, puis plus fort, comme de la pâte à pain. Puis qui saisi le petit bout rosé érigé en son centre et le pince, fort, brusquement, jusqu’à lui faire mal. Elle gémit, mais se cambre pour mieux offrir ces fruits gorgés de sève. Ce sont alors les deux tétons qui subissent la délicieuse torture. Elle sent contre sa cuisse le sexe de son Homme, bandé à souhait et se met à le branler au rythme des pinçons infligés à ses seins. L’Homme en accentue la force jusqu’à la faire crier. Mais en même temps il sent qu’elle se raidit, signe avant -coureur de sa jouissance. Elle lance la tête en arrière, presque arquée, le bassin relevé, en haletant juste « viens ». L’Homme s’agenouille entre les cuisses écartées, sans lâcher les seins qu’il continue à pincer en faisant rouler les tétons entre ses doigts. Il se repait de l’image de cette femme opulente, aux formes pleines, aux seins larges, aux hanches solides, aux cuisses puissantes. La masse des cheveux ruisselle sur ses épaules, les yeux sont à demi fermé, presque révulsés. La poitrine se soulève au rythme de sa respiration haletante. Le ventre se tend, s’offre, appelle. L’Homme la prend aux hanches et s’enfonce en elle d’une seule poussée, puissante. En ponctuant chacun de ses coups de reins d’un « han » de bûcheron, il se met à la besogner puissamment, provoquant un râle rauque de la part de sa partenaire. Elle ouvre les yeux, rencontre le regard de l’Homme et y voit cette lueur qui annonce le ‘explosion du plaisir. Elle jette alors le bassin en avant et agrippe l’Homme pour le coller encore plus étroitement contre son corps. Les contractions de son vagin à l’approche de sa jouissance entraînent celle de l’Homme et c’est presque simultanément qu’ils jouissent. Et elle s’endort, repue, satisfaite, au creux de l’épaule de l’Homme. Sa dernière pensée avant de sombrer dans le sommeil est que demain …

Ce rendez vous avec Lupus, elle l’attend depuis des jours. Leur dernière rencontre a été à la fois torride et frustrante. Comme il est marié, ils ne peuvent se voir que furtivement. Ils s’étaient donc retrouvés dans sa voiture qu’il avait menée sur une petite place tranquille après avoir acheté de quoi grignoter ensemble durant l’heure de coupure du midi. Manger avec lui est toujours pour elle une expérience sensuelle. Il lui a fait découvrir des saveurs qu’elle ignorait, des mets qu’elle n’avait jamais goutés. Elle a mangé les yeux fermés, essayant de deviner de quoi étaient composées les bouchées qu’il lui mettait dans la bouche. Elle a bu au même verre que lui, elle a bu à sa bouche. Il a déposé sur ses seins les morceaux qu’il allait ensuite chercher du bout des dents. Ses seins ont servi de présentoir pour des fruits, pour de la crème qu’il est venu lécher Ils ont ainsi déjeuné plusieurs fois dans une petite chambre de motel, nus tout les deux. Mais la dernière fois ils n’avaient pas le temps d’aller à ce motel. Et c’est dans la voiture, garée dans un chemin creux, qu’ils s’étaient jetés l’une sur l’autre avidement. Pourtant, très vite, leurs baisers les avaient entraînés plus loin qu’ils ne l’avaient vraiment prévu. Il avait passé les mains sous son pull pour prendre ses seins à pleines mains. Il les avait fait jaillir du soutien gorge tandis qu’il l’embrassait à pleine bouche. Quant à elle, sentir la grosseur du sexe au traves du pantalon lui avait été insupportable. Elle avait ouvert prestement la ceinture et le mandrin s’était dressé, raide et fier comme un serpent prêt à s’élancer sur sa proie. Il n’avait donc pas été nécessaire qu’elle le branle pour qu’il soit dur et ferme. D’abord elle l’avait enveloppé de ses mains, comme pour protéger un trésor entre ses deux paumes creusées en berceau. Puis elle en avait éprouvé la texture, passant lentement l’anneau de son pouce et de son index depuis la racine jusqu’au gland qui, déjà dépassait de son enveloppe. Douceur de la peau tiède, velouté tendre, gangue de satin entourant un bâton noueux. Elle suit du doigt cette grosse veine bleutée qui court tout le long de la tige. Elle caresse de la pulpe du pouce la peau si fine qu’elle en parait presque translucide et fragile qui enveloppe le gland, découvrant avec délice cet entrelacement de minuscules vaisseaux qui l’irrigue. Remettant ses doigts en anneau, elle reprend un très lent va et vient sur toute la longueur. En bas, sa paume entoure délicatement les couilles, les faisant doucement rouler au creux de sa main. Laissant pouce et index enserrant le mandrin, elle glisse subrepticement le majeur derrière les bourses. Il aide au mouvement, avance un peu les hanches, se soulève du siège, pour que le doigt inquisiteur aille jusqu’aux abords du petit trou. Mais il n’y pénètre pas, elle sait que l’introduction déclencherait presque à coup sur l’explosion, et elle veut faire durer son plaisir. Alors l’anneau des doigts remonte, jusqu’à se bloquer sur le renflement du gland. Avec infiniment de douceur, elle tire sur cette peau diaphane, faisant éclore doucement la fleur écarlate et déjà suintante d’une goutte de rosée. Du bout de la langue, d’un lapement de chatte, elle recueille cette goutte de plaisir annoncé. Elle en apprécie la saveur salée, puis, n’y tenant plus, elle ouvre largement la bouche pour y faire entrer cette fraise turgescente. Il ne peut s’empêcher de l’encourager d’un grognement de plaisir. Il sait qu’elle suce comme aucune autre femme ne le lui a jamais fait. Sa bouche est un écrin de douceur et de perversité. La queue est avalée, voracement, très profondément, jusqu’à venir buter au fond de la gorge. La langue s’enroule, comme une liane. Quand il est à l’extrême limite de l’explosion, la pression se relâche, pour la retarder encore. La bouche laisse sortir le sexe palpitant, qui se dresse à la verticale. Alors la langue recommence son travail de sape consciencieux. La bite est léchée comme un bâton de chocolat glacé, à grands coups de langue gourmande. Puis juste effleurée par la langue devenue pointue comme celle d’un serpent. Elle titille le frein, lèche les couilles, suçote le méat. Puis, brusquement, presque violemment, la queue est de nouveau engloutie, aspirée, tétée. Quand il sent l’inéluctable jouissance sourdre de ses couilles, il l’encourage de la voix « Oui, vas-y, suces moi ma salope ! Bouffe-moi ! Je vais t’emplir …oui vas-y ma belle, vas-ma chérie ! » Il sait que ses mots, qu’ils soient tendres ou obscènes décuplent l’ardeur de sa maîtresse suceuse. Elle le pompe comme si elle allait en tirer son oxygène vital. Et c’est dans un cri de jouissance et d’abandon qu’il laisse jaillir son plaisir. Les soubresauts de la bite avant qu’elle ne lâche son geyser ont été perçus par la langue attentive. Les lèvres se positionnent en cercle juste au bout de la queue, à peine entrée dans la bouche, pour qu’elle ait le plaisir de sentir le sperme chaud et épais jaillir et s’écraser sur elle. Au moment où il gémit « oui … oui… je vais venir, je vais tout te donner, bois moi ! » elle sent ce jet puissant qui lui emplit la bouche d’un liquide crémeux. Elle a saisit la queue dans sa main pour la laisser en place, pour ne pas perdre une seule goute de cette liqueur qui recouvre sa langue, inonde ses gencives, et, déjà, coule au fond de la gorge. Mais elle tâche d’en garder le maximum dans la bouche, fait rouler la masse visqueuse sur sa langue, la fait passer d’une joue à l’autre, l’apprécie comme un œnologue le ferait d’un grand cru. Quand enfin elle relève la tête, elle découvre son amant, les yeux mi-clos, le sourire béat de satisfaction. Alors, vicieusement, elle laisse un peu de sperme couler de la commissure de ses lèvres, pour le plaisir d’aller le rechercher du bout de la langue et de s’en lécher la babines. Alors seulement, elle dégluti pour avaler lentement, comme une gourmandise, ce nectar odorant ou gouteux. Ne voulant pas en perdre une goutte, elle se met alors à laper consciencieusement la queue devenue molle pour la nettoyer des traces blanchâtres qui y coulent. Puis elle se love contre le torse de son homme, approche ses lèvres des siennes, et l’embrasse à pleine bouche. Elle veut qu’il partage la gout de sa salive mêlée à sa semence, comme elle aime enfouir sa langue dans la bouche de son amant quand il lui a longuement léché le minou. Tandis qu’ils mêlent ainsi leurs salives et que leurs langues s’affrontent dans un balai furieux, il dégrafe la ceinture du pantalon et glisse da main vers le sexe de son amante. Il sent sous ses doigts la culotte détrempée, gluante. Presque brutalement, il écrase le bouton d’amour du gras du pouce. Aussitôt elle gémit langoureusement. L’index poursuit sa route plus loin, entre les fesses qu’elle soulève pour lui faciliter la tâche, et, sans le moindre préalable, sauvagement, il s’introduit dans le petit trou qui cède sous la pression alors qu’elle lâche un cri de douleur qui se finit en long gémissement de plaisir. Il sent sous ses doigts la crispation de la jouissance qui explose en elle. Il enfonce alors le pouce dans la chatte, jusqu’à ce que ses deux doigts la prennent comme une pince. C’est elle alors qui l’encourage à la labourer plus fort encore, en lançant des petits jappements de plaisir « oui ! oui ! Défonce-moi amour, défonce-moi ! » et un deuxième orgasme vient la terrasser, avant même que les vagues du premier se soient taries. Quand l’étau de sa chatte se desserre et que son amant peut retirer ses doigts, il les porte d’abord à sa bouche, se délectant du gout du plaisir de sa maîtresse, puis les lui fait lécher, pour parfaire l’échange de leurs plaisirs épicés. Les gémissements sensuels ont redonné quelque vigueur au sexe de l’amant. Alors, sans attendre, elle saisit la queue encore seulement a-demi durcie et se met à la branler frénétiquement. Elle veut qu’il jouisse encore, là, maintenant, tout de suite. Sa masturbation est presque douloureuse tant elle est violente, mais elle aboutit au but attendu, la queue retrouve sa fermeté et il l’avertit une nouvelle fois « je vais jouir … » Juste à temps pour qu’elle déboutonne son chemisier et baisse son soutien gorge pour recevoir le nouveau jet directement sur ses seins. Elle étale alors rapidement le liquide sur sa peau, remet ses seins volumineux dans leur enveloppe de dentelles qui va absorber le sperme qui les recouvre, puis reboutonne son chemisier, fait de même avec son pantalon, se redresse sur le siège et dit « ramène-moi vite, j’ai un nouveau groupe dans une demi-heure. Qui alors pourra un seul instant imaginer que cette femme plantureuse qui disserte des poètes courtois du Moyen- Age a les seins couverts de traces blanches dont elle perçoit la fragrance un peu lourde quand elle baisse la tête, et qu’elle a du passer aux toilettes en arrivant pour retirer cette culotte collante de mouille qu’elle a fourré au fond de son sac et dont elle retrouve aussi le fumet quand elle pose un doigt sur sa bouche comme si elle cherchait un mot ?

dimanche 29 janvier 2012

Correspondance 14

« Correspondance »

Chapitre 14 :

Lettre Mme De V** à son amie de Mme A

En répétant à son amie Caroline ce que son autre amie, Lucie, lui a raconté de la fessée qu’elle a reçue en compagnie d’une autre femme lors d’une soirée, Anne Charlotte a fait aussi allusion à Juliette de F* qui avait d’elle-même pris l’initiative de convier les deux femmes précédemment punies et leurs époux chez elle pour qu’elle la reçoive à son tour. Dans une précédente lettre (cf Correspondance n° 12) elle a indiqué à Caroline qu’elle avait elle-même rencontrée Juliette.

Ma jolie,

Je sais, je suis coupable d’avoir fait naître la curiosité chez vous sans la satisfaire tout de suite. La prochaine fois que mon mari me tannera le cuir des fesses, je vous dédierais la punition, je la recevrais en paiement de ma faute, c’est promis. Mais, franchement, ma précédente lettre était déjà fort longue, et il ne faut abuser de rien. Comme je vous l’écrivais alors, ce n’est plus à travers les confidences de Lucie que je découvre la fameuse Juliette de F* mais bel et bien en direct. Je ne vais pas vous lasser avec le récit des circonstances dans lesquelles nous nous sommes rencontrées, il vous suffit de savoir qu’elle savait fort bien, en me recevant, qui j’étais, et ce que je savais d’elle et de notre amie commune. Du reste elle a mis les choses au point dés le début de notre entrevue :

Juliette : Ainsi, madame, vous êtes amie avec cette charmante et tellement ingénue Lucie ?

A.C. : Mais oui, j’ai ce plaisir, et je trouve que l’adjectif charmante lui va vraiment comme un gant.

Juliette : Et celui d’ingénue ?

A.C. : Ingénue, je ne saurais dire. Peut-être naïve ? En tout cas d’un naturel et d’une franchise vraiment attendrissante.

Juliette : Ah certainement ! Je ne pense pas que sa naïveté soit feinte. Elle se raconte sans fard, sans rien cacher.

A.C. : Mais elle le fait avec un tel naturel qu’il n’y a rien de gênant à cela me semble-t-il.

Juliette : Certainement. Même si parfois elle a quelque peu tendance à dévoiler aussi l’intimité de ses amies …

A.C. : Vous voulez dire que …

Juliette : Ho ne vous sentez pas mal à l’aise madame, il n’y a pas de quoi fouetter un chat …si j’ose dire (rire franc)

A.C. : le terme est en effet tout à fait celui qui convient !

Juliette : Je vous avoue que j’ai essayé de dire à notre charmante Lucie qu’elle devrait être parfois plus discrète. Mais, à vrai dire, je ne suis pas vraiment fâchée qu’elle vous ait dévoilée ainsi les petites habitudes de notre couple. Dés lors que j’ai cru comprendre que ce sont aussi les vôtres.

A.C. (hésitante) Euh.. enfin …Je veux dire …Lucie vous a dit ….

Juliette (souriante) He oui ma chère. Elle n’a pas été plus discrète pour vous que pour moi ! Comme vous le disiez, c’est tout son charme. Mais ne vous alarmez pas, je ne suis pas, moi, du genre à répéter les choses à tout va. N’ayez crainte, votre petit secret, si secret il y a, restera entre nous… Je veux dire entre vous, moi …et Lucie !

A.C. : Un secret … je ne sais pas… Il est vrai que il n’est pas habituel de parler de ces choses, mais notre ingénue le fait avec un tel naturel que je n’ai pas cru devoir entendre ses confidences si troublantes sans m’ouvrir à elle avec la même franchise.

Juliette : C’est bien ce que j’avais compris. Et finalement, vous avez réagit comme moi, en considérant qu’il vous fallait en quelque sorte être aussi transparente à l’égard de notre jeune amie qu’elle l’avait été avec vous.

A.C. Eh bien oui, je pense qu’en effet je me suis sentie en quelque sorte obligée de ne rien lui cacher, dés lors qu’elle-même …

Juliette : Je vous comprends d’autant mieux que j’ai fait de même … sauf que pour moi cela ne s’est pas limité à des mots !

A.C. Comment …ah oui, excusez moi, je comprends. Vous voulez dire que vous vous êtes sentie en quelque sorte obligée de subir ce qu’elle avait endurée ?

Juliette : Obligée, je ne dirais pas cela. Après tout ni moi ni mon mari n’étions pour rien dans le fait que la jolie Lucie soit déculottée par son époux, même si l’un et l’autre avions apprécié le spectacle de son joli postérieur rougit par la dextre maritale. Et ce n’est pas non plus de notre fait si notre hôte avait en quelque sorte proposé à sono épouse d’y passer elle aussi.

A.C. Si j’en crois ce que m’a raconté notre amie ce sont même les mots d’Eliane qui vous a amené à ..

Juliette : Oui, c’est vrai. J’ai trouvé Eliane très digne. Je sais qu’elle n’avait jamais été fessée autrement que dans la stricte intimité de leur couple. D’ailleurs, comme vous le dite, son mari ne lui a pas vraiment imposé d’être punie devant nous, il lui a suggéré. Et sa femme s’est alors levée, un peu pâle, et a dit, en regardant notre petite Lucie qui reniflait encore un peu que c’était pour elle qu’elle acceptait, en ajoutant ces mots qui, en effet m’ont touché : « il y a de la grandeur à être fessée par l’homme qu’on aime »

A.C. Et vous avez pensé alors vous aussi « passer à la casserole » sur le champ ?

Juliette : Non, pas vraiment. Je savais bien sur que la vision de ces deux derrières fessés n’avait pas pu laisser mon mari insensible. J’avais bien compris qu’il avait déjà fantasmé sur l’idée de me la flanquer en public, cela m’était d’ailleurs presque déjà arrivé, mais je savais aussi que jamais il ne m’aurait mis en situation ni de d’accepter contrainte et forcée, ni de le ridiculiser en étant la seule à refuser.

A.C. Cela vous était « presque » arrivé dites – vous ?

Juliette : Oui, je sais, on ne peut pas être « presque » fessée en public … on l’est ou on ne l’est pas ! Mais je veux dire par là qu’à plusieurs reprises mon cher mari avait décidé de me claquer les fesses dans des circonstances où d’autres pouvaient sinon voir tout au moins entendre …

A.C. Ah mon dieu mais que tout ces hommes se ressemblent !

Juliette : Comment cela ?

A.C. : Eh bien …le mien aussi a eu bien souvent la main qui le démangeait quand, « comme par hasard » il y avait d’autres oreilles pour entendre le bruit si caractéristique …

Juliette : Vraiment, cela vous est arrivé aussi ?

A.C. : Oh oui … pour ma plus grande honte parfois, et oserai-je dire aussi pour mon plus grand trouble ? Il nous arrive, mon époux et mois, de voyager et de loger à l’hôtel, où parfois les cloisons entre les chambres sont tout sauf épaisses. Et j’ai tout lieu de penser qu’il est arrivé à plusieurs reprises que les occupants des chambres voisines n’aient rien ignoré de ce que la dame de la chambre d’à coté subissait. Certes, je m’efforçais de rester aussi stoïque que possible et de ne laisser échapper ni cri ni râle, mais les rafales de la paume maritale sur la peau de mon revers ne pouvaient pas ne pas être entendues du voisinage.

Juliette (souriant) Eh bien en effet, ma chère, nos maris ont visiblement des habitudes communes, et nous des hontes, mais, je confirme, des troubles, communs ! Pour tout vous dire, c’est d’ailleurs parce que, lors d’un séjour à Paris, je protestais du bruit occasionné par une séance un peu rude que mon cher mari me laissa le choix, continuer ainsi à informer le voisinage de mon infortune ou faire, selon ses mots « moins de bruit » en remplaçant sa main par ce qu’il avait sous elle…

A.C. : »Sous elle » … ?

Juliette : En l’occurrence la ceinture de cuir fauve qui retenait son pantalon !

A.C. Et vous avez donc, de vous même, choisi d’être flagellée ?

Juliette : Eh oui …A l’époque il me semblait moins cruel d’avoir le fondement meurtri à coup de ceinture que d’entendre, dans le silence de cet après-midi si calme, le bruit des claques résonner dans les couloirs déserts. Il faut dire qu’alors, je n’avais pas l’expérience de ce qu’une lanière de cuir peut faire sur la peau tendre de notre fondement !

A.C. Pour ma part, mon mari n’a jamais utilisé ce genre d’instrument … mais il a très vite exigé que nous fassions l’acquisition de l’instrument que mes fesses avaient connus dans mon enfance …

Juliette : Ah … votre mari est donc adepte du martinet enfantin ?

A.C. Eh oui … vous avez du, vous aussi en subir les morsures ?

Juliette : Non, jamais. Il faut vous dire que, jusqu’à mon mariage, jamais mes fesses n’avaient été fustigées. Cela a d’ailleurs bien fait rire mon époux quand il a appris que, enfant, je n’avais jamais été fessée. et il me semble qu’il s’est donné la mission de rattraper le temps perdu !

A.C. : Et donc il vous a fait découvrir la meurtrissure de la ceinture dans cet hôtel ?

Juliette : Tout à fait. Il me semble que c’était hier ! Quand je lui ai demandé d’arrêter parce que j’avais trop honte du bruit il m’a mis le marché en main : « tu sais bien que je n’arrêterais pas en cours de route. Mais si tu me le demande, je veux bien remplacer ma main par ma ceinture, mais je te préviens, elle sera plus silencieuse, mais je ne suis pas sur que tu ne le regrette pas » Et il m’a donc fallu lui demander « explicitement » selon ses termes. Et pour que je choisisse « en connaissance de cause » il m’a précisé que si je faisais ce choix, et comme j’étais « novice » ce serait « une douzaine »

A.C. : Il voulait dire douze coups de ceinture ?

Juliette : Exactement. J’ai donc du, toute honte bue, lui demander à voix haute « une douzaine sur les fesses, s’il vous plait, monsieur » J’ai alors du me relever, me mettre nue alors que jusque là il n’avait fait que relever ma robe et baisser ma culotte, et me tenir debout, juste les mains appuyées sur le rebord de la fenêtre. Je me souviens que je voyais la Sacré Cœur par-dessus les toits de Paris pendant que les douze coups me lacéraient le derrière.

A.C. : mais au moins êtes vous parvenue à ne pas crier ?

Juliette : Oui, mais à quel prix ! Je me suis mordu les lèvres au sang, mais en effet pas un bruit ne m’a échappé. A tel point qu’après mon mari, devenu tendre, m’a félicité en ajoutant « Désormais j’épargnerais mes mains, ma chérie … » Et depuis il est en effet très rare qu’il me punisse autrement que par cette fameuse ceinture qu’il a appelé par jeu, et je ne sais pourquoi « la Simone »

A.C. : (en riant) Encore un point commun, le mien appelle le martinet « Marcel » !

Juliette (riant elle aussi) Et « Marcel » vous accompagne donc dans vos déplacements ?

A.C. : oui, bien souvent ! Mais cela n’empêche pas mon mari de préférer parfois la traditionnelle fessée manuelle et bruyante. Surtout quand il pense – et moi avec – que des voisins ou le personnel de l’hôtel peuvent entendre.

Juliette : Et vous pensez que c’est parfois le cas ?

A.C. : Hélas oui ! J’en suis même sure ! Une fois, à peine ma fessée terminée, nous avons même entendu, sans aucun doute possible, qu’une autre fessée était administrée dans la chambre voisine !

Juliette : Vraiment ?

A.C. : Tout à fait ! Alors que mon mari était devenu tendre et que nous en étions à des jeux un peu moins douloureux, et même franchement agréables, nous avons entendu la pétarade tout à fait caractéristique d’une fessée crépitante. Laquelle a du reste donné à mon mari une nouvelle vigueur !

Juliette : Et vous avez pu savoir qui en était la victime ?

A.C. : Tout à fait ! Le jour de notre départ, j’ai pris l’ascenseur avec une dame, plutôt bon chic bon genre, qui au moment où je la saluais en ajoutant « peut-être à une autre fois ? » puisque nous fréquentons régulièrement cet hôtel quand nous séjournons à Paris, a répliqué avec un charmant sourire : « j’espère bien que non, votre mari donne trop d’idée au mien ! » Et comme, sur le moment, je ne comprenais pas ce qu’elle voulait dire, elle a ajouté en tapotant sans équivoque son derrière « j’ai encore du mal à m’asseoir, pas vous ? »

Juliette : Cela a du être un moment de complicité rare !

A.C. : Certainement ! Et curieusement, j’ai trouvé moins pénible le fait de savoir que cette dame connaissais mon infortune que de devoir, comme c’est généralement le cas, affronter les regards lors du repas du soir ou lors du petit-déjeuner sans savoir qui « a entendu »

Juliette : Je vous comprends tout à fait. Mais en même temps, je dois avouer qu’il est extrêmement troublant dans ces circonstances, de voir les autres convives et de se demander, en effet, « qui ». Et puis, soyons franche ma chère, au fond, si nous nous laissons ainsi traiter, ne croyez vous pas que, « quelque part » comme dirait les psychanalystes, c’est parce que nous trouvons un certain plaisir à cette idée que d’autres partagent ces moments ?

A.C. : Vous voulez dire qu’au fond de nous nous souhaiterions être … vues dans ces moments là ?

Juliette : peut-être pas explicitement, bien sur. Mais si je veux être honnête avec moi-même, je suis bien obligée de reconnaître que, bien avant cette fameuse soirée chez Eliane, je savais en quelque sorte que je serais un jour confrontée à la même situation.

A.C. : Vous le souhaitiez ?

Juliette : Non, bien sur … encore que, c’est peut-être plus compliqué que cela … En tout cas, quand j’ai vu notre chère Lucie ainsi fessée, puis quand j’ai compris que mon amie Eliane faisait le choix de l’être elle aussi, j’ai su, immédiatement, qu’il me faudrait en faire de même.

A.C. : Et pourtant vous n’avez pas suivi l’exemple d’Eliane en revendiquant de l’être sur le champ.

Juliette : Non, en effet. Mais peut-être est-ce surtout parce que mon mari n’en a pas pris l’initiative. Je ne me voyais quand même pas le lui demander !

A.C. : Mais en glissant que « vous ne seriez pas en reste » vous vous y engagiez pourtant de manière presque explicite.

Juliette : C’est vrai. D’ailleurs ni mes deux amies ni mon mari ne s’y sont trompés. Bien sur il a fait semblant de ne pas avoir compris. J’ai donc du lui dire clairement que j’étais prête, moi aussi, à me montrer obéissante. Je dois dire qu’il a eu l’élégance de ne pas faire mine de se faire prier. Nous avons donc décidé, presque tout de suite, d’organiser ce repas chez nous. Je pense que notre amie commune vous a expliqué que nous avions prévus, peut-être en référence à ce que nous avions vécu chez Eliane, que je franchirais le pas en fin de repas. Eh bien je peux vous dire aussi que quand Eliane a en quelque sorte proposé à mon mari de procéder à la chose dés l’apéritif, j’ai été presque soulagée. Peut-être en quelque sorte l’attente était-elle plus difficile à affronter que la chose elle- même.

A.C. : J’imagine cependant que ces instants ont du être difficile à vivre.

Juliette : A vrai dire, dés l’instant où j’ai su que les dés étaient jetés tout c’est passé comme si d’une certaine manière j’étais moi-même spectatrice de ce qui arrivait. En tout cas, je peux vous jurer que je n’ai pas vraiment eu honte. Pourtant, croyez moi si vous voulez, je suis plutôt prude de nature. Je ne suis pas du genre à me mettre seins nus sur la plage, et jamais je n’ai imaginé un instant pratiquer le naturisme. Mais là, il ne s’agissait pas de me montrer nue, comprenez vous ? Il s’agissait d’être fessée, et pour cela, eh bien il faut être cul nu, voilà tout !

A.C. (en riant) Je ne suis pas sure de voir la différence ….

Juliette (plantant son regard gris dans les yeux d’Anne – Charlotte) Je suis sure que vous verrez très bien quand cela vous arrivera, ma chère.

Voilà, ma toute belle. J’interromps là le récit de ce dialogue qui, vous vous en doutez, ne m’a pas laissée insensible. J’avoue avoir été très impressionnée par la force de caractère de Juliette, et sa capacité à s’analyser sans rien se cacher à elle-même. Obligeant ainsi l’autre – en l’occurrence moi – à faire de même. Vous comprendrez que sa dernière phrase avec ce « quand cela vous arrivera » m’ai longuement trottée dans la tête. Elle a eu l’élégance de changer très vite de conversation, m’évitant ainsi d’y revenir. Je n’ai donc eu ni à m’offusquer d’un « jamais de la vie » ni à sembler attendre que cela effectivement m’arrive. Et je vous avoue qu’aujourd’hui encore je ne suis pas sure de mes sentiments. Etre fessée devant d’autres. Imaginez-vous cela ? En ai-je peur, ou, tout au fond de moi, là où vous seule avez accès, en ai-je envie ? En tout cas, pour reprendre les termes du début de cette lettre, la prochaine fois que mon mari sévira à mon égard, je vous dédierais d’autant plus ma fessée que je vais vous donner une autre raison de me maudire, ou en tout cas d’attendre avec plus d’impatience ma prochaine lettre. Mais vous savez que je ne vous l’écrirais que quand, de votre coté, vous m’en aurez dit plus sur la manière dont Monsieur votre mari use désormais de ce que le mien appelle « son Marcel » Pour l’instant qu’il vous suffise de savoir qu’avant que je la quitte, et alors que nous en revenions à notre belle ingénue et son absence de discrétion, celle qui est devenue maintenant mon amie a glissé en riant : « En tout cas après la fessée que je lui ai flanqué pour lui apprendre à ne pas parler à tort et à travers, peut-être sera-t-elle plus discrète »

A très bientôt ma toute belle …

Votre

Anne Charlotte qui découvre chaque jour un peu plus ce continent qui lui était inconnu.

samedi 9 juillet 2011

Correspondance N° 13

Correspondance n° 13

Chapitre 13 : Lettre de Mme A à son amie Mme De V**

Alors qu’elle lit la lettre par laquelle son amie, Mme De V** lui raconte comment elle s’est donné du plaisir avec un martinet, Caroline se laisse aller à exposer ses secrets intimes à Anne Charlotte.

Ma chère amie,

Je finis à l’instant de lire votre dernière lettre, et il me faut vous répondre sur deux points sans tarder. Oui, comme vous l’espériez et me le souhaitiez, le martinet a repris du service. Et à ce rythme je crains même qu’il ne durera pas autant que les contributions comme dit mon cher – et en l’occurrence pas si tendre – mari. Mais comme ce vénérable instrument a été utilisé avant que je ne lise votre confession ardente, je n’ai pas pu en atténuer les morsures en pensant à la belle image de mon amie se donnant à elle-même du plaisir avec le même instrument qui me tire les larmes. Ce sera donc pour la prochaine fois, puisque prochaine fois il y aura, aucun doute là-dessus, mon mari a appris très vite, vous allez le voir et visiblement a prit goût à la chose. Et oui aussi, la lecture de vos épitres a le même effet sur mes sens que les miennes sur les vôtres. Et pour être sure de pouvoir vous écrire sans que ma main ne tremble, j’ai fait le choix de procéder d’abord aux soins que mon corps réclamait avant d’en venir aux choses de l’esprit. Ou, si vous préférez un langage plus direct et moins littéraire, je me suis branlée d’importance avant de prendre la plume. « Prendre son pied, prendre la plume » le même verbe, et pourtant ….

Comme j’étais encore en tenue de nuit quand j’ai découvert la petite enveloppe mauve dans mon courrier, je n’ai pas eu comme vous à glisser la main dans ma culotte pour accompagner la lecture, puisque de culotte il n’y en avait pas ! J’ai donc accompagné la lecture de vos mots – et quels mots – d’une douce et prudente caresse d’un abricot encore chaud de la nuit, et encore un peu marqué par la visite de la virilité de mon époux la veille au soir. Et comme je n’avais pas encore procédé à ma toilette, c’est un minou encore un peu irrité mais aussi encore moite qui a reçu la douce caresse de la pulpe de mes doigt. Et dés que j’ai eu relevé ma nuisette pour faciliter l’accès à l’endroit convoité, la fragrance qui m’est montée au nez aurait suffit à me rappeler la visite vespérale de mon époux si je l’avais oubliée. Je dois avouer que les lendemains de ces visites maritales, il me plait assez de retarder le moment où l’eau et le savon viendront faire disparaître cette odeur chaude et si particulière de mon intimité quand s’y ajoute cette touche musquée qu’y apporte la liqueur déposée dans le vase par l’Homme. Avez-vous remarquée vous aussi ce parfum à nul autre pareil, ma chère ? Pour moi, c’est un peu « l’odeur de l’amour » Il me semble qu’il y à là une réminiscence de celle de la paille chaude, pour ne pas dire, plus vulgairement, de l’étable. Il m’arrive d’y porter le doigt pour le plaisir d’humer plus directement ce mélange de mes senteurs intimes avec celles qui proviennent de mon cher mari. J’aime aussi gouter ce nectar du bout de la langue, y retrouvant probablement un peu le même plaisir trouble sinon ambigüe que celui que mon amant éprouve quand il m’embrasse à pleine bouche, et à pleine langue, après qu’il ait jouit dans ma bouche. Même si, en épouse obéissante et pour tout dire amatrice, je m’efforce d’avaler ce cadeau, je sais qu’il reste dans ma bouche le gout du sperme, et que mon mari retrouve ainsi dans sa propre bouche le gout de ce qu’il a fait gicler dans la mienne. Pour en finir sur ce point (mais je m’égare, vous savez à quel point je suis bavarde) il m’est arrivé, quand mon mari m’a fait quelques cajoleries « aux heures ouvrables » d’éviter absolument de passer par la salle de bain avant de sortir. Je peux ainsi, à l’occasion, retrouver discrètement cette senteur de serre chaude. Je peux aussi sentir la moiteur du miel en moi. Et le jour où mon mari, particulièrement en forme et amoureux, m’a fait l’amour en rentrant d’une soirée à laquelle je m’étais rendue sans me laver alors qu’il m’avait renversé sur un fauteuil juste avant de partir, j’ai eu brièvement le flash d’être une fille perdue, une catin, qui se fait prendre alors que la jouissance du client précédent est encore en elle.

Mais, vous vous en douteriez, je ne me suis pas contenté de l’olfactif ou même du gustatif. La lecture de vos exploits solitaires imposait que j’en passe par le sens du toucher. Encore l’ai-je fait d’abord avec précaution et mesure, à la fois pour pouvoir rester en éveil à ma lecture et pour ménager un terrain quelque peu sensible. Il faut dire que la veille au soir, celui qui règne sur cette partie de mon individu s’était quelque peu conduit en hussard. Peut-être est ce parce que nous n’avions pas connu de moments d’intimité depuis cinq ou six jours, peut-être avait-il abusé de nourritures échauffantes, peut-être étais-je particulièrement désirable ce soir là. En tout cas dés les premières manœuvres d’approche de sa part, j’ai pu constater, de visu d’abord puis de manière plus manuelle, que sa virilité était particulièrement flamboyante. Avant même que je n’y ai posé ni main ni bouche, j’étais confrontée à une queue noueuse, violacée, turgescente et d’où un gland rouge vif semblait impatient de surgir. M’autoriseriez-vous, ma chère, sans en rien « faire l’article » à vous avouer combien je trouve cette queue émouvante quand elle est ainsi bandée, dressée, fière et conquérante ? Vous le savez, je n’ai pas véritablement d’éléments de comparaison pour juger de la qualité de l’organe de mon homme. Ce que j’en ai lu ici ou là me permet seulement de savoir que du point de vue strictement quantitatif, elle est plutôt dans la catégorie des grandes tailles. Je soupçonne du reste mon mari d’en être très conscient et assez fier, quand il se tient debout, les mains aux hanches, le corps un peu penché en arrière, pour faire mieux sortir ce bâton noueux qui lui monte jusqu’à hauteur du nombril et dont la verticalité permet de découvrir la majesté. Surmontée de son gland arrondi, souvent déjà à demi découvert quand il me la présente, elle est parcourue au dos par un bourrelet violet qui descend jusqu’aux couilles. Tandis que l’autre face laisse voir une grosse veine bleuâtre et tout un réseau de minuscules veines dessinant comme une carte de géographie à la surface de la peau brune. En dessous le sac est gonflé comme une bourse de riche de deux belles prunes, celle de gauche s’épanouissant plus que celle de droite. Le tout sur un fond de buisson de poils noirs et frisés du plus bel effet. Une belle bite, pour parler bref. Et même une grosse bite. Il m’est arrivé de lire que certaines femmes, peut-être pour rassurer leurs maris peu dotés, affirment que « la taille ne fait rien à l’affaire ». Il m’est arrivé d’entendre des galéjades d’hommes entre eux affirmant avec humour, qu’il vaut mieux « une petite courageuse qu’une grande fainéante » Peut-être. Mais je serais pour ma part plutôt encline à croire ces femmes qui avouent leur bonheur de se sentir « remplies » au moment fatidique. En tout cas, et avec toujours le manque d’expérience permettant de comparer, il me semble que je n’aurais pas les mêmes sensations si la chose qui me pénètre était de plus petite dimension. Mais, comme le disais nos maîtres quand nous étions écolières, « la perfection n’est pas de ce monde » ou, plus prosaïquement, « toute médaille à son revers ». En l’occurrence, quand Monsieur tient à ce que ma bouche soit le havre où s’épanouira cette tige turgescente, il arrive que son diamètre me cause de véritables crampes à la mâchoire. Et comme si j’interromps mon service alors que son bénéficiaire en attend encore du bonheur se sont mes fesses qui paieront pour cette insolence, il me faut parfois choisir entre la souffrance au derrière et la douleur à la mâchoire. Et que dire quand, emporté par l’enthousiasme qui me revit, mon homme pousse à la fois son avantage et sa bite dans ma bouche, si ce n’est que je suis à la limite de l’étouffement ? Mais, hier soir, ce n’est pas à mon orifice buccal qu’en voulait mon époux. A vrai dire il avait visiblement envie de la chose la plus simple, mais la plus immédiate. Autrement dit, je n’ai même pas eu le temps d’entamer quelque préliminaire que se soit, pas même d’humecter la chose de ma salive pour faciliter l’introduction qui devait suivre, que déjà il me voulait retournée et offerte, et qu’il profitait du cadeau. Et c’est donc un vase encore sec, sans la moindre préparation, qui du supporter l’intromission directe et brutale d’une tige dure et qui m’a paru encore plus volumineuse qu’à l’ordinaire. D’un geste il m’avait placée comme il l’entendait : agenouillée sur le lit, les fesses bien hautes, l’orifice bien présenté au pieu qui allait le pénétrer. Tout juste mon cher époux a-t-il eu le temps de me gratifier d’un laudatif « Ha ! j’aime ton cul comme ça tu sais ? » qu’il m’avait déjà saisi aux hanches et qu’une barre à mine fourrageait mon intimité, se frayait un passage de force, et venait buter tout au fond. J’en ai eu le souffle coupé, mais avant que j’aie pu lui faire savoir que son entrée me semblait un peu trop violente que déjà le soc s’était reculé… pour mieux sauter si je puis dire. Je ne sais s’il me faut choisir l’allégorie du laboureur faisant pénétrer toujours plus profond sa charrue dans le sillon, ou celle du bûcheron accompagnant de grands « han » ces coups de cognée, en l’occurrence de reins. Mais j’avais le sentiment d’être plus dans un jeu de foire ou dans un tonneau au milieu d’un océan déchainé que dans un lit. Bien entendu, avec une telle fougue, le canon ne tarda pas à envoyer son boulet, et un grand cri de jouissance suivi d’un profond soupir de contentement me fit savoir que mon seigneur et maître avait atteint le plaisir. Quand à moi, il n’en était hélas rien. La chose s’était faite trop vite pour que j’en ressentisse les bienfaits. Pas contre je ne puis pas dire qu’elle ait été sans sensation. En effet, et cela explique pourquoi je dois prendre aujourd’hui des précautions avant de me laisser aller aux plaisirs solitaires, les coups de boutoir du mandrin marital ont au sens propre du terme commotionnés mon abricot. Un peu comme si on l’avait visité avec un manche à balais. Je n’ai bien sur pas eu l’outrecuidance et la grossièreté de m’en plaindre. Mais mon mari a assez de délicatesse, même si en la matière il n’en avait pas fait la preuve, pour comprendre que sa précipitation même m’avait privée de la part à laquelle j’avais droit. Il ne s’en est pas excusé, cela aurait été inconvenant. Il s’est contenté de murmuré, et cela m’a fait fondre « tu n’as qu’à ne pas avoir un cul aussi affolant, ma chérie » Et pour me prouver à quel point c’était vrai, et ayant retrouvé sa vigueur avec une rapidité que je ne m’explique pas encore, il entreprit sans barguigner de visiter avec à peine plus de précaution le second orifice que ma position, que je n’avais pas quittée, mettait à sa disposition. Tout juste eut-il la patience d’attendre que je détendisse les défenses de ce second trou, laissant sa queue juste posée sur la rondelle, sans la forcer. Et comme il a eu la bonne idée de porter le doigt sur mon petit bouton, je ne tardais pas à m’ouvrir et à laisser son sexe prendre position dans mes arrières comme il l’avait fait dans mon devant. Fort heureusement, le second assaut fit naître cette explosion qui nos est due dans ces circonstances. Si l’étui était plus étroit encore – la nature est ainsi faite – il était aussi plus préparé à ce qui allait lui arriver, et paradoxalement j’ai eu moins le sentiment d’un passage forcé lors de la pénétration dans ce couloir étroit que lors de la première visite. Ou peut-être est-ce aussi la sensation d’un conduit que l’on force qui participa à l’arrivée de la vague de bonheur ? Peut-être aussi la force de la caresse des doigts sur mon clitoris n’y a-t-elle pas été pour rien. Mais elle a eu aussi comme conséquence de me ravager une seconde fois la foufoune. Sensation agréable cette fois, certes, mais qui laissa quand même mon bonbon irrité et à vif. Ceci pour vous expliquer que j’ai fait le choix d’effleurements ce matin plutôt que de pénétration. Il n’en reste pas moins qu’ils furent fort agréables, et m’amenèrent à un honnête plaisir. Je ne vous en dirais pas plus, d’abord parce que j’ai déjà été bien trop longue et ensuite parce que je ne vous dirais plus rien … tant que vous ne m’aurais pas gratifié d’une longue lettre pour me dire tout ce que vous savez sur cette Juliette qui me semble ne pas manquer d’intérêts. Pour ma part je vous narrerais la prochaine fois comment mon cher mari a repris la main sur le martinet… mais cette fois en l’utilisant dans sa fonction première, celle de punir plus que de faire jouir…

A bientôt donc ma douce

Votre

Caro